pulsation
dans l'espace
le martin pêcheur
paysage noyé
le paysage est noyé
non sous les eaux mais dans sa propre profondeur
le martin-pêcheur
n’y vole pas
il y ouvre
une brève déchirure de lumière
une pulsation puis le silence
on ne sait plus
si l’oiseau est passé
ou si l’espace lui-même
a battu des ailes
le martin-pêcheur
est une ponctuation de couleur
dans la longue phrase grise du paysage
sans lui
le silence serait complet
avec lui
le silence devient vivant
il ne laisse derrière lui
ni trace
ni sillage
seulement
une intensité nouvelle
comme si l’espace
avait brièvement augmenté
sa propre lumière
ni trace
ni sillage
seulement
une intensité nouvelle
comme si l’espace
avait brièvement augmenté
sa propre lumière
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