dehors la pluie hier le soleil
comme si
l’hiver devait fondre
comme s’il ne devait rester
comme s’il ne devait rester
aucune trace de ce paysage
ni le gel dans les herbes
ni la blancheur des matins silencieux
ni cette lente retenue des choses sous le froid
tout demeure autrement
dans l’eau sombre des jours qui changent
dans la mémoire diffuse des saisons
où chaque disparition
prépare
une nouvelle manière d’apparaître
non plus surgie de l’éclat
mais d’une transformation presque invisible
comme lorsque la lumière change imperceptiblement de direction
et que tout soudain
semble plus proche de son propre mystère
alors les formes demeurent les mêmes
mais leur présence
s’approfondit
le monde sans annoncer sa métamorphose
commence à parler
autrement
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