ni pair ni impair
un puissant désordre que rien ne semble épuiser
un puissant désordre que rien ne semble épuiser
comme
une matière
en excès sur ses propres formes
débordant toutes les classifications
tranquilles
toutes
les symétries rassurantes
une obscure cohérence persiste
un rythme souterrain
dans cette profusion indocile le chaos lui-même
obéissait à une loi trop vaste
pour être immédiatement
comprise
le pas d’une phrase veut deviner l’autre pas
comme si
chaque mot avançait dans l’attente d’un écho cherchant
moins à conclure qu’à poursuivre
moins à conclure qu’à poursuivre
un mouvement commencé
ailleurs
l’écriture alors devient marche suite d’approches
et de reprises où le sens naît du rythme
même par lequel une phrase
appelle la suivante
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