l’île est isolée les enfants sont présents l’ordre se forme l’ordre se défait
la parole circule la peur apparaît la règle se brise la violence surgit
le groupe se divise la condition se révèle
la parole circule la peur apparaît la règle se brise la violence surgit
le groupe se divise la condition se révèle
non par ordre mais par désagrégation
ce qui commence comme jeu se défait en loi obscure
ce qui semblait innocence révèle
ce qui semblait innocence révèle
une violence
déjà là
l’île n’isole pas
elle expose
elle enlève les couches jusqu’à ce qu’apparaisse
non pas l’enfant mais une possibilité
plus nue
la peur engendre des formes des figures
sans visage et ces figures
gouvernent
la conque se brise la parole cesse d’ordonner
le feu ne rassemble plus
une autre souveraineté s’installe
sans visage
sans centre
celle de l’instinct qui prend le dessus
celle du groupe qui oublie
l’homme
dans cette dérive la civilisation
ne disparaît pas
elle se retire
comme un vernis fragile
la majesté n’est qu’une ironie
un titre donné à ce qui triomphe quand tout cède
non une grandeur mais une évidence brutale
que l’ordre est précaire
sous sa surface
quelque chose attend
patient
sans nom
prêt à régner
dès que plus rien ne le retient
sa majesté des mouches
sera une innocence
qui se fissure
elle révélera sous le jeu une nuit plus ancienne
et dans ce glissement sans retour elle dira
que l’homme porte en lui
ce qu’il redoute
de voir
dans l’ombre de William Golding l’enfance elle-même
deviendra un miroir troublant où la civilisation
n’est qu’une mince
lumière
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