lance une partie de ta vie dans le sillage des oiseaux
pour alléger ce qui te retient
pour alléger ce qui te retient
suis
leur ligne libre
leur manière d’habiter l’air
sans le posséder
sans le posséder
quelque chose en toi apprendra le passage
la direction sans carte
le départ sans regret
tu ne deviendras pas oiseau mais tu sauras
qu’une part de vivre
peut se faire
en plein ciel
l’esprit est insécable
on peut le fragmenter
en pensées
en mots
en images
mais ce qui voit
reste entier
aucune coupure n’atteint le centre
d’où tout apparaît
les divisions appartiennent
au discours
non à la source
l’esprit demeure comme une continuité sans fissure
présence indivise
où tout se tient
la lettre A
sera une origine dressée
elle ouvrira le langage comme une première brèche
et dans son élan inaugural elle dira
que tout commence par
un signe qui appelle
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