les bruyères aérées
légères sur la lande comme si la terre respirait à travers elles
rien de dense
rien de fermé
juste une dispersion fine de tiges et de fleurs
le vent circule
la lumière passe
tout demeure ouvert
les bruyères ne retiennent pas le paysage
elles le laissent se déployer
oblige-toi à tournoyer
non pour fuir mais pour rompre la ligne
sortir de l’axe
désapprendre la trajectoire droite
dans la rotation le centre apparaît sans être fixé
tournoyer c’est déplacer le regard
laisser le monde
changer de face
un instant de vertige
et déjà
une autre orientation
se propose
le corps pivote
le pied tourne sur le sol
l’axe se maintient
le mouvement se répète
le regard suit la rotation
l’air se déplace autour
la vitesse varie
le corps reste en rotation
le tournoyer continue
le mouvement cesse
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