je m’habitue à l’hallucination simple
non celle qui trouble
mais celle qui ajuste
le regard
mais celle qui ajuste
le regard
le monde glisse légèrement les contours deviennent
plus souples
plus ouverts
rien d’extraordinaire
juste une infime dérive du réel
on apprend à voir ce qui était déjà là
mais autrement posé
l’hallucination simple
n’invente pas
elle déplace
nouvelles fleurs
nouvelles chaires
nouvelles langues
nouveaux astres
la sieste blanche
midi suspendu
dans la chaleur immobile
le corps se retire
dans une clarté sans contours
presque sans rêve
tout se tait
sans devenir obscur
une lumière intérieure continue de tenir
sieste blanche
repos sans nuit
où le temps cesse d’insister
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