le noir de l'image est plus vaste que l'image
la demeure de l'invisible
l'image
n'est qu'une île
un éclat
une pirogue
jetée sur l'océan
d'un noir sans horizon
elle est le monologue au milieu de l'églogue
une brève étincelle
au cœur de la
déraison
mais ce noir est plus
vaste
il est la hauteur pure il contient
l'infini que l'objet
ne peut
dire
c'est le Paradis
vrai
la Terre sans clôture où la ruine elle-même
n'a plus rien à détruire
dans ce retrait du visible
la sérénité s'installe
on n'est plus quelqu'un
on est ce vide
immense
le noir
est le velours
de la nuit terminale
où
le ton
de lumière
prend toute sa puissance
le noir n'est pas l'absence
il est le réservoir de toutes les ondes qui poudroient
la matrice de la strette et le silence d'où surgit le blanc des bouleaux
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