Annotations
marges du monde où la pensée se pose sans conclure
écrire à côté non pour corriger mais pour
accompagner
chaque note est un pas de côté
une lumière oblique
sur ce qui est
déjà là
rien de définitif
seulement
des traces
des tentatives
des reprises
annoter
c’est laisser ouvert
ce qui aurait pu se refermer
le vent emportera l’air des mots devenu vent
ce qui fut dit
retourne à sa matière
légère
les phrases se défont ne reste que leur souffle
parler n’était peut-être
qu’un passage
mettre en mouvement
l’invisible
et quand tout se dissipe
le vent continue
sans nous
portant encore ce qui n’a plus besoin d’être dit
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