La parole en archipel
suggère une parole fragmentée dispersée
comme des îles séparées par
le silence.
chaque mot chaque idée devient un îlot autonome
relié aux autres non par continuité
mais par échos résonances
ou associations libres
c’est une manière de dire le monde
sans tout unifier
une parole ouverte
multiple
qui accepte les ruptures les différences et laisse
au lecteur ou à l’auditeur le soin
de naviguer entre
les fragments
la chambre dans l’espace
évoque un lieu intime suspendu dans l’infini comme
un refuge personnel au cœur du cosmos
c’est l’idée d’un cocon fragile et silencieux isolé du monde
où l’on peut rêver réfléchir ou se perdre
parmi les étoiles
elle mêle la proximité rassurante d’une chambre
à l’immensité vertigineuse
de l’univers
la bibliothèque est en feu
évoque une catastrophe
symbolique
la destruction du savoir
de la mémoire et
de la culture
le feu ne brûle pas seulement des livres
mais des idées des voix
des traces du passé
c’est une image de rupture violente où ce qui devait
préserver et transmettre disparaît
soudainement
elle peut aussi suggérer
une urgence
face aux flammes il faut sauver réinventer
ou reconstruire autrement
ce qui risque d’être
perdu
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