on regarde passer les nuages
sans chercher à
leur donner
un nom
forme libre
défaite aussitôt qu’apparue
le regard se repose
de vouloir saisir
défaite aussitôt qu’apparue
le regard se repose
de vouloir saisir
rien à retenir
rien à fixer
seulement ce passage
qui suffit
ainsi le ciel
enseigne une pensée
sans prise
ouverte
légère comme l’air
qu’elle traverse
l’avenir est un spectre qui s’évanouit
dans la lumière
dans la lumière
du présent
il avance en promesse
mais se dissipe
dès qu’on le touche
ce que l’on attend
se transforme
au moment même
où il arrive
ainsi l’avenir
n’existe qu’à distance
et le présent
le dissout doucement
reste
cette clarté immédiate
où rien n’est à venir
tout est déjà là
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