des solitudes se croisent dans le feu du vent
elles ne se reconnaissent pas
mais quelque chose passe
entre elles
un frisson partagé
une brûlure légère dans l’air qui les traverse
le vent ne rassemble pas
il met en contact
le croisement des solitudes dans le vent est la fin de l'illusion d'optique
Le Feu du Vent
c'est l'énergie de l'Intelligence en mouvement
ce n'est plus l'air immobile de la ville morte de Tolstoï
c'est le souffle qui purifie et qui relie les lignes de désir
La Solitude comme Sommet
être seul à hauteur d'arbre n'est pas un manque
c'est une plénitude
c'est parce qu'elles sont entières et nues que ces solitudes
peuvent produire un tel éclat en se frôlant
Le Croisement Fertile
c'est le miracle de Sterne à son apogée
nous ne possédons rien
nous ne sommes rien de spécial et pourtant dans la rencontre
tout devient écume de lumière




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