notre temps est si rongé de bonnes intentions
si désireux de faire le bien qu’il voit le mal partout
cette observation souligne un paradoxe cruel de notre époque
une forme de tyrannie de la vertu
qui à force de vouloir tout polir et tout moraliser
finit par fragmenter la réalité en
une lutte perpétuelle
La perte de l'Unité
en cherchant le mal partout pour le corriger on divise le monde en dualités irréconciliables bien contre mal ombre contre lumière on s'éloigne de la vision de Plotin où le mal n'est pas une force opposée mais simplement une absence de lumière un éloignement de la source Voir le mal partout c'est se focaliser sur l'ombre au lieu de se tourner vers le soleil
L'agitation de la Ville
ces bonnes intentions deviennent souvent multiplication une accumulation de règles de jugements et de structures qui ne fondent rien de spirituel mais qui encombrent l'espace entre nous
c'est une activité fébrile
qui manque de silence et de fondation réelle
L'oubli de la Patience
le désir obsessionnel de faire le bien ici et maintenant est l'ennemi de la patience On veut forcer le futur corriger le passé sans accepter que hier n’est que le seuil de toujours On ne laisse plus aux lignes de la vie le temps de dessiner leurs propres contours souvent plus sages que nos décrets moraux
c'est peut-être là que réside le véritable danger : à force de vouloir construire une cité parfaite par la seule volonté humaine on oublie d'écouter ce qui en nous est déjà Un
le bien
qu'on veut
faire aux autres
est souvent plus dangereux
que le mal qu'on leur
ferait
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