un linge de silex
douceur rêche du monde où la lumière s’essuie
sur la pierre avant de reprendre
feu
disparition soluble
sur un goût
de sel
la mer passée dans l’air et le monde
qui se défait
au bord de la langue
rien que vent
le monde allégé jusqu’à n’être plus
qu’un passage
une meule de perceptions
le monde tournant
dans l’œil ouvert
où chaque sensation
s’aiguise
contre l’autre


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