vers la lumière crue des sommets
là où la pensée se fait azur et solitude
avant le lever du soleil
c’est l'hymne à l’immensité du ciel ce dôme de hasard
qui ne connaît aucun but imposé
Zarathoustra contemple l’azur comme un miroir
de son propre esprit
un espace de pure liberté
où la nécessité et la volonté ne font qu’un
par-dessus toutes choses se tient le ciel Hasard
le ciel Innocence
c'est la bénédiction de l'existence
sans pourquoi
Zarathoustra
redescend parmi les hommes et les trouve devenus
plus petits
leur vertu n'est que prudence
leur bonté n'est que crainte
ils se sont construit des maisons étroites pour des âmes étroites
cherchant un bonheur de fourmilière
ils ont domestiqué la vie pour qu'elle ne griffe plus
oubliant que la grandeur exige
le risque de la blessure
l’hiver est venu et avec lui la froide clarté
de la solitude
Zarathoustra se drape dans son propre
givre
Alors que les autres cherchent la chaleur du troupeau
il fait de la glace son alliée
la sainte dureté
apprendre à se suffire à soi-même quand le monde devient muet
et trouver dans le froid la force de rester
pur et debout
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