Je pense donc Dieu est Dieu est donc je pense
cette double affirmation nous plonge au cœur du XVIIe siècle
entre la logique de René Descartes et l'intuition de la métaphysique classique
elle dessine un cercle parfait
entre la conscience humaine et l'absolu
Je pense donc Dieu est La preuve par l'idée d'Infini
c’est le mouvement ascendant
celui de la Troisième Méditation de Descartes
Le constat de la finitude
Je fais l'expérience de mon doute de mon ignorance
et de mon incomplétude
pourtant pour savoir que je suis imparfait il faut que j'aie en moi
l'idée de la perfection
L'argument de causalité
d'où vient cette idée de perfection ou d'infini
dans un esprit fini
elle ne peut pas venir de moi car le moins
ne peut produire le plus
La marque de l'ouvrier
Descartes conclut que cette idée a été déposée en moi
par Dieu lui-même
comme
la marque
de l'ouvrier sur son ouvrage
ma propre pensée en se reconnaissant limitée
prouve l'existence d'une source
illimitée
Dieu est donc je pense La garantie de la Raison
c’est le mouvement descendant
la fondation de la
connaissance
Le rejet du Malin Génie
Si Dieu existe et qu'il est parfait il ne peut pas être trompeur
car la tromperie est une marque d'impuissance
ou de malice
La validité du réel
si Dieu est
alors ma faculté de penser n'est pas
une illusion
Mes pensées claires et distinctes les mathématiques la logique
ont une valeur de vérité parce qu'un Dieu vérace
garantit l'ordre du monde
et de mon esprit
L'être fonde le verbe
Ici l'Existence pure Dieu est la condition de possibilité
de toute activité intellectuelle
Sans un Absolu pour soutenir le réel ma pensée ne serait
qu'un rêve erratique
dans le vide
La structure d'un miroir métaphysique
Le paradoxe du Cercle Cartésien
Certains critiques comme Arnauld ont reproché à Descartes
ce raisonnement
il faut que Dieu existe pour que mes pensées soient vraies
mais il faut que mes pensées soient vraies
pour prouver que Dieu existe
Pourtant d'un point de vue spirituel ou métaphysique
ce n'est pas un cercle vicieux mais
un cercle vertueux
c'est le dialogue entre l'étincelle l'homme
et le brasier Dieu
L'un
ne peut se concevoir sans
l'autre
C'est une vision très forte du sujet comme
réceptacle du divin
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