la pensée suit la trace du souffle
non pour le guider
mais pour s’y accorder
le souffle
ne raisonne pas
il va
il vient
il ouvre un passage invisible
la pensée d’ordinaire si bruyante apprend ici la lenteur
à chaque expiration elle se déleste
à chaque inspiration
elle recommence
alors elle cesse de courir
devant le monde
elle marche dans son rythme et ce rythme
est plus ancien qu’elle
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire