le contrôle est très fréquemment
elle se déguise en organisation
le contrôle devient alors une tentative de figer le réel
contrôler c’est vouloir
réduire
neutraliser
éviter
empêcher
en ce sens
celle de ne pas maîtriser ce qui peut nous atteindre
le contrôle n’est pas toujours la peur
il peut être
un soin mettre des limites pour protéger
une responsabilité éviter le chaos
une discipline choisie
la différence ne se voit pas dans l’acte mais dans son
le contrôle issu de la peur est rigide crispé
le contrôle issu de la conscience est souple
la peur veut tout prévoir
la maturité accepte de ne pas tout tenir
plus on cherche à tout contrôler
les sociétés comme les individus trahissent leurs angoisses
ce qu’elles surveillent
ce qu’elles interdisent
le contrôle devient l’hymne de la peur
lorsqu’il remplace la confiance
étouffe la responsabilité
et confond sécurité avec
la vraie question n’est peut-être pas
mais
le contrôle ne crie pas
il s’installe
il parle bas avec la voix de la raison
il dit prévois
il dit cadre
il dit pour ton bien
et la peur applaudit en silence
le contrôle aime les lignes droites
parce que le tremblement
l’effraie
il mesure
il enferme
il appelle cela stabilité
il dresse des murs contre le hasard
des chiffres contre le doute
des règles contre le vivant
qui déborde toujours
la peur elle ne sait pas chanter
alors le contrôle chante pour elle
un hymne sans refrain répété jusqu’à l’oubli du souffle
mais parfois
une fissure.
un geste imprévu
un oui fragile
un non qui tremble
et le contrôle vacille non parce qu’il est attaqué
mais parce qu’il est vu
alors la peur se tait
un instant
et le vivant recommence à bouger
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