je suis
un voyageur et un grimpeur de montagnes
je n'aime pas les plaines
Zarathoustra
accepte son destin celui de la solitude absolue
il comprend que tout chemin vers les cimes
passe par la descente
en soi-même
pour contempler les étoiles il faut accepter de regarder le fond
de ses propres ténèbres car le sommet et l'abîme
ne sont que deux noms pour
une même réalité
c'est ici
que surgit le plus lourd fardeau
l''éternel retour
devant un portail nommé Instant où deux éternités se rejoignent
Zarathoustra défie le Nain l'esprit de la pesanteur
si tout revient alors chaque seconde est une éternité
il voit un jeune berger étranglé par un serpent noir
le dégoût de l'homme petit
le berger mord la tête du serpent et se lève transfiguré
riant d'un rire qui n'est plus
humain
le bonheur arrive à Zarathoustra sans qu'il l'ait cherché comme un visiteur matinal C'est la joie de celui qui a surmonté ses tempêtes et qui, dans le calme après la lutte goûte à la plénitude de l'être Ce n'est pas un bonheur de repos mais celui de la maturité le raisin est mûr pour la vendange l'âme est prête à offrir son vin de sagesse
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