les masques tombent
le silence devient plus bruyant que les tempêtes
vous avez servi le peuple et sa superstition
non la vérité
votre esprit est comme une barque qui se laisse porter par
le courant de l'opinion
pour Zarathoustra les illustres ne sont que des serviteurs de l'ancien dragon
des esprits enchaînés par leur propre renommée
le véritable esprit libre est celui qui habite le désert
là où la reconnaissance n'a plus de voix
la terre est devenue un cristal où l'on voit
le fond des choses
Zarathoustra
contemple la fragilité de la condition humaine
une haleine sur
un miroir
une étincelle
entre deux néants
c'est un chant de pure transparence métaphysique où l'âme
se sent devenir cosmos
une mélodie qui résonne par-delà le bien et le mal
dans la paix glacée
des hauteurs
c'est l'instant
du vertige suprême
une voix sans corps murmure à
Zarathoustra
tu ne veux pas encore ?
le silence lui ordonne de commander
d'assumer sa mission
la plus lourde
l'annonce
de
l'Éternel Retour
Zarathoustra tremble
il pleure
il résiste à sa propre grandeur
il comprend que pour être le maître
il doit d'abord être brisé par sa propre pensée
il s'en va
car son heure n'est pas encore venue
laissant derrière lui
un silence
plus lourd que toutes les paroles
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