l'accouchement du sens
la forme sensible fait surgir l’idée comme l'argile
sous le doigt devine
le vase
le chaos du monde appelle son extase
la chair du visible n'est pas
une litière fardée mais
le texte muet
où la raison
s'abreuve
la peau du mystère qui attend son épreuve
c’est en touchant le bord que l’on voit l’infini
le concept naît de l’œil
et le monde est
uni
le cristal du secret
les propos intimes murmures de l'aveu sont
des sentiers étroits
où l'âme se
dévoile
chaque confidence y dessine
une étoile
de la douleur d'un seul naît un feu pour le jeu
l'expérience vécue
par le temps décantée se mue en maxime
en vérité plantée
le Moi est le miroir où le Nous se regarde
dans l'écho d'un soupir
la sagesse se garde
le miroir des géants d'argile
l'ironie
fustige les bouffons égarés
ceux qui drapés dans l'orgueil d'un faux tonnerre oublient
qu'ils sont pétris du limon
de la terre
ils se rêvent surhommes de bronze parés mais le rire est l'acide
qui ronge leur armure révélant sous l'idole
un frêle murmure
mordre le piédestal pour que le vrai se dresse
l'esprit moqueur est la seule
sagesse
c'est une vision très voltairienne de l'intelligence
l'art du naufrage refusé
apprenons à nager dans la tempête
non pour vaincre la vague mais pour épouser son cri
l'écume est le sel dont l'esprit se nourrit
celui qui cherche le port en courbant la tête
ignore que l'abîme est
un maître sans
fard
la paix n'est pas l'abri mais
le courage du
regard
c'est dans l'eau furieuse
que le corps se
déleste
l'âme devient le sillage
et l'effort devient
le geste
cette image évoque une sagesse stoïcienne face aux éléments
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