une réflexion sur la pensée de Quentin Meillassoux
et le défi de penser le monde sans nous
inspirée par
Après la finitude
le dehors absolu
àprès la finitude le miroir se brise enfin
l’esprit ne cherche plus son reflet dans les choses
ni le sens rassurant que nos rêves
imposent
c’est le Grand Dehors
le règne souverain d’une nature sourde à nos propres prières
qui existait bien seul, avant nos
deux paupières
si tout est contingent si rien n'est nécessaire la raison devient libre
et le monde un mystère dont la seule constante
est son droit à changer
une méditation sur le réalisme spéculatif
Meillassoux nous invite à sortir du corrélationnisme
l'idée que nous ne pouvons connaître que le monde pour nous
penser après la finitude
c’est accepter
l'ancestralité
la réalité des temps géologiques qui ont précédé
toute conscience
la contingence Radicale
rien n'a de raison d'être tel qu'il est
les lois de la nature pourraient changer sans raison
le réveil du froid
c'est une géographie spirituelle où l'homme n'est plus le centre
mais un accident lucide dans un chaos mathématique
le chaos comme seule loi
si l'on suit le chemin Après la finitude on arrive à une conclusion vertigineuse la seule chose qui soit nécessaire c’est que rien n'est nécessaire C’est ce que Meillassoux appelle le Principe de Factualité
l'effondrement des murs
habituellement, nous nous rassurons en pensant que les lois de la physique sont immuables Mais dans ce Grand Dehors le chaos est si pur qu'il n'est même pas désordre il est la possibilité permanente que tout devienne autre sans raison le Surgissement
la liberté vide
ce n'est pas une liberté humaine faite de choix mais une liberté ontologique Le monde est libre d'être ou de ne plus être C’est une forme de mystique athée devant l'absence de fondement il ne reste que l'étonnement pur face à ce qui est
la mort du destin
S'il n'y a pas de raison métaphysique à notre présence alors le futur est une page blanche absolue Nous ne sommes pas les fils d'une Histoire le cauchemar dont parlait Joyce mais les passagers d'une contingence qui nous autorise à tout réinventer
vers une nouvelle aube
Sortir de la finitude c'est comme regarder le ciel étoilé en acceptant que les étoiles ne sont pas là pour nous guider mais qu'elles brûlent simplement indifférentes c'est un froid qui libère
le monde
n'est pas une maison
c'est
un départ
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