penser à hauteur d'arbre
c'est adopter la nouvelle disposition des matières la plus juste
l'homme peut enfin faire son examen de conscience en regardant
le ciel à travers les branches
la fréquence du vivant à hauteur de d'arbre
la pensée s'équilibre
elle quitte la terre et son poids de limon
dans l'entre-deux du monde elle devient enfin libre
calée sur le silence et le chant
du poumon
elle saisit le ton
la nuance précise
ce point de l'onde
où la clarté s'unit au blanc
ce n'est plus un discours c'est une humble prise une sympathie nue
avec l'endroit de l'univers
la strette se détend dans la sève qui monte le monologue ici n'est qu'
un frisson de branches
l'infini de l'objet ne rend plus aucun compte il se laisse goûter
par celui qui l'accueille
c'est l'illumination au creux des ramures
le moment où le blanc devient
une couleur
nous ne sommes plus personne
sinon ces murmures qui
captent du soleil
la secrète
chaleur

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