L’asymptote est le symbole métaphysique par excellence une quête d'absolu qui se rapproche sans cesse de sa cible sans jamais l'atteindre c'est le désir infini
se heurtant à la finitude de la courbe
la courbe et la Ligne
frôler l'autre
sans jamais toucher
l'infini
est
une promesse droite
s'approcher
c'est rester un étranger
la distance devient
un culte
deux solitudes qui se guettent
l'écart est le seul
espace
l'horizon
recule à chaque pas
vouloir l'Un
rester le
Deux
la ligne guide le vertige
toucher
l'absolu par l'absence
le désir
vit dans l'intervalle
une chute qui ne finit pas
l'asymptote est un baiser suspendu
parallèles au bord de l'extase
la limite est notre seule peau
tendre vers Dieu
rester
poussière
la géométrie d'un regret
éternel
Jamais ensemble toujours
si proches
l'invisible frontière du dernier millimètre
l'amour est une limite
mathématique
le langage est l'asymptote de la pensée il tente de nommer le monde mais ne saisit que son ombre c'est une architecture de vent qui cherche à abriter le feu de l'expérience
l'impuissance et la beauté des mots
l'architecture des Cris
le mot feu ne brûle pas
parler
c’est trahir le silence
la langue
est une cage dorée
nommer
c’est déjà perdre l’objet
l’alphabet
est un chapelet d’os
le sens
dort entre les lettres
dire Je
c’est s'inventer
le dictionnaire
est un cimetière vivant
une phrase
est un pont fragile
l'lineffable
griffe le palais noir
le verbe
cherche sa chair perdue
bavardage
la poussière de l'âme
la poésie
répare les cassures
le point final est un meurtre
l’adjectif
est le vêtement de trop
écrire,
c'est sculpter le vide
la vérité
se tait l'homme parle
les mots
sont des cailloux lancés
grammaire
la laisse de l'esprit
seul le souffle ne ment jamais
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