Le Tractatus Pedestris Montanus Solitarius
explore
la logique
du pas du souffle
et de la confrontation
silencieuse avec le sublime
de la verticalité du monde
la montagne est la totalité des faits qui défient l'horizontalité
du plat pays
s'élever ce n'est pas atteindre un point mais embrasser
une perspective
chaque pas est une proposition affirmant la possibilité
de l'ascension
de la géométrie du mouvement
le sentier est la trace logique de la volonté
du marcheur
la progression n'est pas une ligne droite
mais une série de détours nécessaires autour des obstacles
de la substance
le souffle est le métronome de la pensée
solitaire
la cadence du pas est la rime du corps avec le silence
de l'immensité
du Langage de la pierre et du vent
la montagne parle un langage de fissures
d'échos et de silences
lire le rocher ce n'est pas le nommer c'est comprendre
sa patience millénaire
le vent n'est pas un bruit, mais la voix de l'espace qui se frotte
aux aspérités du réel
le marcheur solitaire apprend la grammaire des éléments
avant celle des hommes
de la réduction du soi
la solitude en montagne est le filtre qui révèle
l'essence du Moi
chaque effort dépouillé est une abstraction vers
le noyau
le superflu tombe avec la fatigue ne laissant que
la pureté de l'être
le corps devient une simple mécanique de l'existence
un axiome en mouvement
de l'éthique de l'ascension
respecter la montagne c'est respecter sa propre
mesure
l'humilité est la vertu première du grimpeur ne pas défier
mais comprendre
l'adjectif dangereux est une invitation à la prudence
non une interdiction
la trace laissée est la signature du passage non
une appropriation du lieu
du seuil du sommet
le sommet n'est pas une conquête mais un point de suspension
dans la phrase du monde
atteindre le sommet c'est toucher un instant l'immuable au cœur
du changement
le panorama est la coïncidence de toutes les perspectives
en un seul point de conscience
de l'unité transcendente
la montagne en solitaire
est le lieu où le corps l'esprit et le monde
se fondent en un seul
battement
dans ce silence
la métaphysique se fait expérience directe
ce que la montagne murmure à l'oreille du marcheur seul
ne peut être écrit seulement
revécu
épilogue
l'arête de la conscience
leTractatus Pedestris Montanus Solitarius nous ramène à l'essentiel le rythme primal de l'existence Il nous rappelle que la plus grande des ascensions n'est pas celle d'un pic mais celle de la conscience elle-même qui se taille un chemin dans le grand silence du monde.
c'est l'incarnation de la philosophie du pas

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