le seuil de toujours avant que la nuit ne devienne introuvable
cadran froid
l'espace découpe l'âme
fleuve indivisible
mélodie où tout se fond
la mémoire pure descend vers l'action
le cerveau trie
le passé survit
la digue lâche
le souvenir inonde
miroir du présent qui se dédouble
élan
force qui jaillit
liberté qui s'invente
intuition
regard intérieur
coïncidence avec le flux
arpenteur d'éternité entre deux empires
grand-père de fourrure
silence de la taïga
évène
nomade du sacré
respect du nom
tu
souffle
tout ce qui dure est une création
le poème pulvérisé
la liberté et le vent de la nuit
parfois
le vertige le prenait
c'était le déjà-vu
le filtre de son cerveau se lézardait et il voyait
avec une horreur sacrée
son propre présent se doubler
d'un reflet mémoriel
comme si la vie n'était
qu'une répétition
d'une pièce déjà jouée
dans les coulisses de son âme
il était l'homme qui ne pouvait pas oublier
car pour lui durer
signifiait porter le poids du monde
sur la pointe d'un regret
il finit par comprendre
que sa liberté n'était pas de choisir son chemin
mais d'accepter d'être ce flux
cette mélodie ininterrompue
où la note finale contient déjà
en un ultime frisson
le silence
qui précédait
la première
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