les dieux sont morts
et cette mort est
une libération
si des dieux existaient
comment Zarathoustra pourrait-il supporter
de ne pas en être un
désormais
la créativité humaine
n'a plus de limites célestes
le monde
est un limon malléable
et l'homme est le sculpteur qui doit en extraire
le Surhumain
la beauté du monde n'est plus
un don divin
mais
une conquête de la volonté
la pitié est
une croix sur laquelle on cloue
celui qui aime l'homme
elle est
une complaisance dans la souffrance
d'autrui qui finit par empoisonner
celui qui l'éprouve
Zarathoustra
nous enseigne la grande pitié
non celle qui pleure sur la faiblesse
mais celle qui est impitoyable envers tout ce qui empêche
l'homme de se dépasser
Sois dur pour être vrai
ce sont des prisonniers
qui croient libérer les autres
ils ont bâti leurs églises avec les pierres
de la culpabilité et ont mis du poison dans leurs remèdes
Zarathoustra
voit en eux des frères souffrants
mais des frères qui ont besoin de ténèbres pour briller
pour lui
la seule véritable prière est
le chant de la vie qui s'affirme
loin des autels et des génuflexions
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