quelqu’un tout le monde et puis personne
la trinité du vide
au début
il y avait quelqu'un
un nom
un visage
un homme au parapluie cherchant son propre sort
il portait son fardeau comme
un pauvre héritage
s'inventant des chemins pour oublier
la mort
puis il devint tout le monde
une onde
une marée
l'écho de chaque cri
le sang de chaque fleur
l'âme cerclée d'anneaux
par le ciel emparée
vibrant de la sympathie et de la douleur
mais voici que la foudre a brûlé
les scories
et la strette a réduit l'espace
à ce point pur
loin des cités de boue et de leurs draperies
il n'est plus que personne
au milieu de l'azur
c'est le blanc absolu
l'écume de lumière
le repos du marcheur qui ne se cherche plus
la pierre est déposée
la route est tout entière
dans ce vide divin où les temps
sont exclus
la résolution finale
cette progression marque la fin de l'illusion d'optique
quelqu'un
l'illusion du Moi et de la séparation
tout le monde
l'illusion de la multiplicité et de la connaissance
personne
la vérité de l'Un
c'est le point de non-retour
là où le voyageur devient le chemin lui-même
Fix n'attend plus
car il n'y a plus personne à arrêter
le monologue intérieur s'est tu dans la
sympathie avec l'Intelligence
le miracle est accompli
nous ne sommes plus des moines gardant des reliques,
nous sommes le blanc de la page
tout est désormais poudroiement et silence
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