praesentemque uiris intentant omnia mortem...
ce vers de Virgile tiré du premier livre de l'Énéide nous jette au cœur de la tempête il ne décrit pas seulement un péril mais une collision métaphysique entre l'homme et la force brute de l'univers
L'Imminence de l'Absolu
et tout menace les hommes d'une mort présente...
la mort n'est plus une abstraction lointaine mais
une présence physique une atmosphère qui sature l'espace
la mort comme présence
le terme praesentem est crucial la mort cesse d'être un événement futur pour devenir un objet immédiat presque palpable c'est le moment où le temps s'effondre il n'y a plus de devenir seulement un maintenant dilaté par l'effroi où l'existence se contemple elle-même au bord du gouffre
la totalité hostile
l'usage de omnia tout suggère que l'univers entier
s'est ligué contre la vie.
le ciel la mer et les vents ne sont plus des éléments mais
les visages d'une même volonté d'anéantissement
c'est l'expérience de la fragilité radicale
face au cosmos en révolte, l'individu découvre que sa demeure
terrestre est un abri de verre
le sommet de la conscience
paradoxalement cette mort qui menace intentant donne à la vie
une acuité sans mélange
dans cette tension extrême chaque souffle devient
une prière involontaire
c'est
une réflexion
sur le tragique ce point
de rupture où l'homme privé
de tout avenir par la fureur des éléments
est forcé d'habiter son destin avec une intensité absolue

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