lointain lunaire
distance sans appel
lumière froide
réfléchie
qui n’approche jamais
présence suspendue
qui n’approche jamais
présence suspendue
le monde vu depuis ailleurs où le silence devient paysage
rayon éclat
trajet bref de la lumière
percée dans l’opacité du monde
un instant suffit
pour révéler la forme,
avant le retour à l’ombre
écume de lumière et onde qui poudroie
la matière après avoir été pierre dune et faucille se résout enfin en un état vibratoire pur l'écume de lumière et l'onde qui poudroie c’est l’instant où l’univers ne se donne plus à voir comme un objet mais comme un scintillement continu
la dissolution radicale
l'univers n'est plus qu'une écume de lumière
un ressac de clarté sur le bord du néant
tout ce qui fut solide
la chair et la pierre
s'évapore en poussière au souffle du levant
c'est l'onde qui poudroie
une danse atomique
où le blanc et le froid se marient à l'éclat
le monde a renoncé à sa forme tragique
pour n'être que le rythme d'un immense sabbat
sous les anneaux de Saturne
au-dessus des dunes
chaque atome devient un soleil de hasard
il n'y a plus de jour
il n'y a plus de lunes
rien que ce poudroiement
au fond de notre regard
nous sommes cette onde
ce flux qui s'éparpille
une sympathie vive avec l'Invisible
la foudre s'est éteinte
et la faucille brille dans l'illusion sainte
du point impossible
la clôture de la disposition
Avec l’onde qui poudroie nous atteignons l'état de grâce
la fin de la forme
l'existence n'est plus une structure
mais une écume
c'est le triomphe de l'immatériel
le moi prévoyant
s'est dissous dans ce poudroiement
l'optique parfaite
l'illusion d'optique est maintenant totale et assumée
ce qui poudroie est le signe de l'intelligence
qui joue avec elle-même
le repos de Fix
l'immobilité de Fix
se transforme en une vibration infinie
à force de ne plus bouger
il est devenu l'onde elle-même
tout est là dans cette poussière d'or qui ne retombe jamais

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