Le penseur est heureux
quand il n'a plus le choix que d'être vivant
c’est l’instant où le concept
s’effondre pour laisser place à la respiration
cette phrase
marque la fin de la pensée glissante pour revenir à la pure présence
c'est le moment où la réflexion à force de chercher des lois
et de mesurer l'incertitude finit par se heurter au mur du réel
L'échec salvateur de l'esprit
tant que le penseur a le choix
il s'échappe dans les abstractions les systèmes ou les souvenirs
il est dans le faire ou le comprendre
mais quand la vie s'impose avec une telle intensité
une douleur une joie fulgurante ou le froid du bain le choix disparaît
il ne reste que l'être
c'est un soulagement immense
la fin de la responsabilité de devoir penser le monde
Le retour à la matrice
Être obligé d'être vivant c'est réintégrer la matrice
sans résistance
le bonheur ici n'est pas une émotion plaisante mais
l'accord parfait entre le mouvement interne
et le mouvement de l'univers
le penseur devient le phénomène lui-même
La sagesse du corps
on rejoint ici la sagesse de la langue
le corps sait vivre avant que la tête ne sache penser
le bonheur du penseur est de retrouver cette évidence première
où le savoir s'efface devant
l'existence pure
c’est
une vision
où la pensée n’est
qu’un long détour pour revenir
avec gratitude à la simplicité d’un souffle
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