La sagesse de la langue
est antérieure à la sagesse des sciences
les mots sont les fossiles de lumières anciennes
bien avant que la raison ne tente d'en mesurer l'éclat
cette affirmation nous ramène à la source de notre matrice avant que la science
ne vienne quantifier le monde avec la constante de Planck ou
le principe d'incertitude la langue avait déjà
pressenti ces structures
l'intuition poétique du réel
la langue contient une intelligence organique
déposée par des millénaires
d'expérience humaine
le mot souffle contient déjà la biologie la physique et la spiritualité bien avant que la science ne divise ces domaines La langue ne dissèque pas elle englobe Elle est cette matrice première qui permet à la science d'exister car pour formuler une loi il faut d'abord que le concept soit dicible
Le dépôt de l'inexprimable
l'inexprimable est dans l'exprimé
la langue porte en elle des métaphores qui sont
des raccourcis vers la vérité
la science est
une pensée qui mord et qui analyse
tandis que la sagesse de la langue est une pensée glissante
qui accepte le mystère et le préserve
dans l'étymologie
L'antériorité du sens
La science explique le comment mais la langue a déjà nommé le pourquoi à travers le mythe et le symbole Elle est le socle du Mundus imaginalis Sans la langue pour structurer notre perception les données de la science ne seraient qu'un bruit blanc sans écho dans l'âme
c’est
une vision
où le poète est
l’éclaireur du physicien
il
nomme
les ombres
avant que la science
n'invente la lampe pour les éclairer
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