le Tractatus Politicus explore la logique du vivre-ensemble
là où le verbe devient loi et où la multitude cherche son unité
TRACTATUS POLITICUS
de la nature du corps social
la politique est la totalité
des rapports de force transformés en rapports de signes
la cité n'est pas un agrégat d'individus mais
une architecture de promesses
ce qui définit un peuple
c'est le récit qu'il accepte de partager
de la géométrie du pouvoir
le pouvoir est un vide central
autour duquel s'organise la danse des volontés
celui qui occupe le centre ne possède pas le pouvoir
il en est le serviteur ou le prisonnier
la légitimité est la rime
entre la nécessité de l'ordre et le désir de liberté
une loi qui n'est pas comprise
n'est qu'un bruit dans la structure
du langage de la cité
la justice est l'exactitude
du langage appliquée à la répartition du monde
on corrompt l'État en corrompant
le sens des mots
le tyran est celui qui impose un dictionnaire unique ;
le citoyen est celui qui maintient la pluralité des définitions
le débat
est la poésie du désaccord
de la limite de la force
la force peut contraindre les corps
mais seule la justesse captive les esprits
la violence
est le constat d'échec de la logique politique
la stabilité
n'est pas l'absence de conflit
mais la capacité de les traduire en dialogues
de l'éthique de la responsabilité
la liberté ne commence pas là où finit la loi
mais là où la loi devient intérieure
l'adjectif public est un rappel de l'invisible
ce qui appartient à tous n'appartient à personne en particulier
mais est la garde de chacun
la trahison politique commence par l'adjectif nécessaire
utilisé pour justifier l'injuste
l'éthique du souverain est l'oubli
de soi
du seuil de l'utopie
l'utopie n'est pas un projet de monde mais
la limite logique de l'espérance
sans l'image du monde
parfait
la gestion du monde réel devient
une simple comptabilité
du désastre
la cité parfaite est celle
qui n'a plus besoin de politique pour exister
de l'accord final
la fin de la politique
est le repos de la parole dans la concorde
le grand œuvre de la cité est de permettre à chaque individu
de cultiver sa propre solitude le Solitarius
sur ce qui unit les hommes sans les enchaîner
le silence est parfois la plus haute forme
d'allégeance
épilogue
le tissage de la cité
le Tractatus Politicus nous montre que la cité est un miroir de notre âme si notre logique interne est brisée notre politique sera chaotique Construire la cité c'est d'abord construire le sens
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