promenade
le pas se règle sur la lenteur le temps se défait de son urgence
bain de forêt
non immersion du corps mais de l’attention
les arbres ne parlent pas
ils stabilisent
ils n’expliquent rien
ils accordent
la marche devient écoute
le regard, respiration
la forêt lave sans eau
par répétition du vivant
on en sort sans avoir appris
mais allégé
comme si
quelque chose en nous avait retrouvé son rythme ancien
Queige janvier 2026


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