sur ce que le silence
a dévoré
il ne reste qu'à ne rien
ajouter
si ce n'est
le sceau d'une absence accomplie
point de non-retour du langage, là où la parole ne serait plus
qu'un sacrilège ou un encombrement inutile
la plénitude du rien
le silence n'est pas vu comme un vide mais comme
une force active qui a dévoré le superflu
ce qui reste n'est pas une pauvreté mais une forme
de perfection négative.
en décidant de ne rien ajouter on respecte
l'œuvre du silence
c'est l'acceptation que certaines pertes sont si totales
qu'elles se suffisent à elles-mêmes
le sceau de l'absence
l'idée d'une absence accomplie suggère que le manque
est devenu une présence solide
ce n'est plus une attente ou un deuil c'est un état définitif
une trace gravée dans le vide
on ne cherche plus à combler la faille
on l'honore par le mutisme
c'est
une vision de la finitude
qui trouve
sa dignité dans le renoncement
savoir se taire
là où tout a déjà
été dit par la disparition
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