seuil d’érosion
là où
un bord s'efface en continuant d'ouvrir
la forme cède
sans disparaître
elle devient le souffle qui hante le contour
la persistance de l'être au-delà de ses limites physiques
c’est le moment où la structure s'effondre mais où l'essence refuse de s'éteindre
la métamorphose du solide
quand la forme cède elle abandonne sa rigidité son armure
son identité visible
mais en ne disparaissant pas elle entre dans
un état de fluidité
c’est l’image d’une statue qui redeviendrait argile
ou d’un souvenir qui perd ses détails mais
conserve sa charge émotionnelle
le souffle et le contour
en parlant de souffle qui hante le contour je suggère que l'objet ou l'être
a laissé une empreinte dans le vide
la forme n'est plus une barrière, elle est devenue une vibration,
une présence invisible qui continue d'occuper
l'espace par sa seule mémoire.
c’est la victoire de l'énergie sur la matière
tout ce qui a été formé un jour ne redevient
jamais tout à fait néant
c’est
une vision
de la résilience poétique
ce qui se brise ne meurt pas
cela change simplement de règne pour devenir
atmosphère
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire