nuages comme table de chaux
effervescents
le ciel en travail
blanchissant l’air
d’une pensée sans bord
où
le regard
boit lentement
ce qui se défait en lumière
l’œil devient le calice d’un adieu
la transformation du regard
d'observateur il devient un récipient sacré pour une disparition
La lumière comme résidu
la lumière n'est pas ce qui éclaire l'objet mais ce qui reste
de lui lorsqu'il se dissout.
c'est l'idée que tout ce qui meurt ou s'éloigne
un souvenir un instant
un corps
finit par se convertir en énergie pure
en une clarté ultime
le geste de boire
l'acte de boire lentement évoque une forme de communion
mélancolique
on ne se contente pas de voir la fin des choses on l'absorbe
on s'en nourrit
l'œil n'est plus une fenêtre mais un calice il recueille la substance
de ce qui s'évapore pour que rien ne soit totalement
perdu dans le vide
c'est
une vision de la contemplation
comme
un acte de préservation
on accepte
la perte du monde physique en le transmutant en
une vision
intérieure lumineuse et éternelle
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