je suis
un voyageur et un grimpeur
dit-il à son cœur...
mais c’est l’horizon immobile
qui nous dévore
briser l'élan héroïque de la phrase
par une vérité plus statique et un brin vertigineuse
Le dialogue intérieur
janvier 2026
en s'adressant à son cœur l'homme tente de se donner une identité
par l'action et le mouvement
voyager grimper
c'est une tentative de rassurer sa propre intériorité
face à l'immensité du monde
L'inversion des rôles
on croit souvent que c'est le voyageur qui parcourt l'espace mais ici
c'est l'espace l'horizon qui agit
en disant qu'il nous dévore
je suggère que peu importe l'effort ou l'ascension
la destination finale nous absorbe toujours
L'action du grimpeur est une course contre
une immobilité qui finit par
gagner
c'est une vision où la quête de soi n'est pas
une conquête du monde
mais une lente
reddition face à ce qui nous dépasse

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