MIDI
10+01+ 2+0+2+6
=
21
la carte du jour
Tout est là
et pourtant rien n’est figé
et pourtant rien n’est figé
Le Monde ne se pose pas comme une fin
il respire comme une sphère vivante
une danse silencieuse où chaque pas
reconnaît enfin sa place dans l’ensemble
Le centre n’est plus un point
mais une présence diffuse
un accord subtil entre le dedans et le dehors
où l’âme cesse de se chercher
parce qu’elle se reconnaît partout
Les frontières tombent sans fracas
le ciel touche la terre
le temps se plie à l’instant
le corps devient passage
et la pensée un vent léger
qui traverse sans diviser
Ici rien n’est à conquérir
Tout est à habiter
Chaque geste est un cercle accompli
chaque regard une bénédiction réciproque
entre ce qui voit
et ce qui est vu
Le Monde chante sans voix
la vérité la plus simple et la plus vaste
tu n’es pas séparé,
tu ne l’as jamais été
Et dans cette évidence douce
le chemin se repose
non parce qu’il s’achève
mais parce qu’il a appris
à tourner en paix
autour de l’infini
Midi est l'heure la plus silencieuse Non par absence de bruit mais par excès de lumière C'est le moment où l'ombre enfin domptée se cache sous nos pieds Et où le monde sous un soleil vertical retient son souffle Dans cette immobilité de plomb l'éternité s'infuse dans l'instant
Une résonance métaphysique
À midi le temps semble faire une pause au sommet de sa courbe C'est l'heure de la transparence absolue celle où l'idéal rouge atteint son zénith La dispersion des fragments s'efface devant cette unité aveuglante
Le silence du sommet
contrairement au silence de minuit qui est un vide
celui de midi est une plénitude
L'issue est ici
c'est dans ce silence sans ombre que l'issue invisible devient la plus trouvable
car il n'y a plus nulle part où se cacher de soi-même
Faire infuser la clarté
c'est le moment idéal pour laisser le sens se diffuser,
sans précipitation, dans la chaleur du présent

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