L’homme est un pont et non un but
dire que l’homme est un pont c’est refuser de le penser
comme une fin achevée
il est passage transition tension entre ce qu’il a été
et ce qu’il peut devenir
un pont n’existe pas pour lui-même
il relie il permet le franchissement il s’expose
au vide qu’il traverse
ainsi compris l’homme n’est pas une essence stable
mais un devenir risqué
il porte en lui le provisoire l’inaccompli l’exigence
de dépassement
être un pont c’est accepter l’instabilité la traversée la possibilité
de la chute autant que celle de l’élan
cette formule affirme une éthique du mouvement
l’homme n’est pas le sens ultime mais la condition d’un sens à venir
sa dignité n’est pas d’atteindre un état final mais de soutenir
la tension entre l’animal et l’au-delà de l’homme
entre ce qui est et ce qui n’est pas encore
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