ces bruits subtils
qui flottent en arrière-plan
d’un espace silencieux que l’on perçoit à peine
pourquoi les nomme-t-on
silence
le bourdonnement d’un réfrigérateur
le souffle du vent dans les hautes herbes
le ronronnement d’un ordinateur
le roulement assourdi du tonnerre
le bruissement des pages d’un livre
le frottement d’un stylo sur le papier
le murmure d’un néon allumé
le lointain grondement d’une avenue animée
le léger craquement d’un parquet sous un pas discret
le léger vrombissement d’une climatisation
la respiration paisible et régulière d’une personne endormie
le souffle discret du vent sous une porte
le grésillement d’un lampadaire dans la nuit
les pas amortis d’un passant sur un trottoir mouillé
le murmure d’un ruisseau
le bourdonnement d’un insecte
le cliquetis d’un feu tricolore pour les malvoyants
le son feutré d’un ascenseur qui s’ouvre doucement
l’écho diffus d’une conversation étouffée derrière un mur
le vent jouant avec les rideaux d’une fenêtre
le silence enneigé
tous ces sons
au seuil du silence
bruits ténus qui habitent
l’espace sans jamais l’envahir
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