la poésie est de toutes les eaux claires
elle circule
sans s’attacher
elle reflète
sans retenir
elle prend la forme
du passage
ce qu’elle touche devient plus lisible plus proche
comme lavé de l’opacité
eau claire
non pour purifier mais pour rendre visible
ce qui était déjà là
dans la pierre une réserve de jour dans l’arbre une montée lente
l’un retient l’autre déploie
entre les deux se tient un équilibre
le rocher ne ferme pas
il offre un appui à ce qui s’élève