le cœur lourd est une ancre au milieu
ce n'est pas
où
où
le gardien
mais
il faut que le cœur
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
solve coagula
dissoudre pour comprendre
réunir pour faire tenir
tout se défait afin de renaître
forme après forme
dans l’alchimie lente du sens
science
attention méthodique au réel
art de questionner sans relâche
de mesurer l’invisible par ses effets
elle avance par doutes réglés et transforme l’ignorance en horizon
l’âme et la danse
le monde chauffe en silence
trace d’un monde avant la mer
mémoire dissoute revenue à la surface
le sel
pense lentement
sous la langue
il parle
du feu ancien
de la lenteur des âges
le temps
s’y loge
comme
une cendre claire
chaque cristal respire l’écho d’une origine
ce qui
dans
le grain
dort
la totalité du ciel
invisible spirale de matière et de souvenir
le monde
n’a jamais commencé
il se répète
en silence
dans
passage du Gois à vélo fin septembre 2025
de la Savoie à l'Atlantique
les animaux ne sont pas seulement dignes d'une attention infantile ou morale ils sont les cohabitants de la terre avec lesquels nous partageons une ascendance l'énigme d'être vivant et la responsabilité de cohabiter décemment
le mystère d'être un corps un corps qui interprète et vit sa vie est partagé par tout le vivant c'est la condition vitale universelle et c'est elle qui mérite d'appeler le sentiment d'appartenance le plus puissant
nous ne sommes pas seulement nés de notre mère
la terre aussi est notre mère
qui pénètre en nous jour après jour
avec chaque bouchée que nous mangeons
il n’existe rien de mort dans la nature
tout est organique et vivant
et c’est pour cela que dans sa totalité
le monde apparaît comme étant
un organisme vivant
quel était le but des alchimistes Point autre chose que l'application à la science des théorèmes philosophiques L'unité de substance d'où résultait l'unité de la matière l'évolution de cette matière la conscience des forces tels étaient les principes qui se drapaient sous les recherches du Grand Oeuvre
Alchimie/Poésie
de deux regards énamourés
Alchimie/Poésie
de deux corps qui s'étreignent pour donner l'enfant
Alchimie/Poésie
de la lumière des astres qui donne la communion des mondes
Alchimie/Poésie
du feu universel qui fait se mouvoir les corps célestes
Alchimie/Poésie
du verbe essentiel qui donne la vie à l'univers
Alchimie/Poésie
du Nombre et du Nom qui couvre tout
nommée au sein de la nuit
l'Alchimie/Poésie
va rejoindre
le corps
d'éclipse
*
154
FDH
une grande secousse
comme
un trou noir
passe
la brèche sidérale
autrefois là s'est engouffré
et maintenant
réfléchissez les miroirs
SCIENCE
dans le sens alchimique
prends ceci et fais
un monde
ou bien
prends n'importe quoi et fais-en
une pilule
ou
un clystère
Thomas Vaughan Traité du Ciel terrestre
SCIENCE
dans le sens officiel
expérience
reproductible et contrôlable
par d'autres
ainsi
il s'agit ici d'
une technique
et non d'
une science
l'Alchimie participe d'
une certaine fonction spirituelle
acquérir
la libération par n'importe quel moyen
autrement dit :
mettre tout dans
un Principe cavalant
une technique
visant à connaître et maîtriser le monde matériel
physico-chimique
connais-toi
toi-même
et
tu connaîtras l'univers
fais donc saillir ici et maintenant
d’
un trait de plume
à même le texte réécrit tel
un palimpseste
faisant sortir les phrases de leurs gonds
les mots
Appelé Esprit Kataise pour les hommes Halahâches pour les femmes Inframonde Poisson cornu Comique Effrayant Toujours Menton Poing Fait mine Frapper Tuer Ramener à la vie Guérisseur Haïn Scène jouée et tu entendras un silence pétri de pensée crépiter entre chaque membre d’une phrase désyntaxisée
un langage alchimique
appelle l’esprit par son nom
HalaHâcHes
ressens
le rythme syncopé
haletant cahotant
éprouve le chant épistrophique la musique-trissée-du-H-chamanique perçant des galeries sonores aux ramifications descendantes souterraines en bouquet ramenant l’ordre au pandémonium de ta voix pour qu’enfin affleure ce rire lointain plus divin plus insaisissable que les larmes dont l’écarquillée rondeur vocalique Hâ signe le primordial effroi
rien n’est figé
la mobilité opère
les transformations sont en cours
il n’est pas impossible
que nous ayons droit de nouveau
un jour
au signal Ko
la révolution
la mue
avec en bas ce qui s’attache
le feu
et en haut le joyeux
le lac
la Terre me fut importune
je pris mon essor vers les Cieux
j’y vis
le Soleil et la Lune
et maintenant
j’y vois les Dieux
l’amour
est
un art de musique comme l’alchimie
la fixité approfondit le mouvement
le ciel au milieu de la montagne évoque des trésors enfouis
le passé soulève le présent
vous ne ferez croire à personne que vous avez passé
des heures à choisir ou à déplacer
tel ou tel mot
telle série de syllabes
on vous tiendrait pour fou
et avec raison
fou comme il fallait l’être sans doute pour entretenir jour et nuit le feu d’une cuisson de métaux et passer à travers la matière afin de trouver la pierre philosophale la poudre de projection l’or du temps
je cherche l’or du temps
comme si
l’airain et le plomb
de la vie
devaient oublier leur pesanteur
grâce à l’or
la tendresse et l’onctuosité
des mélodies
alchimie de la musique
mutation vive
l’univers chante
puisqu’il est vibration
c’est
une batterie de vingt-quatre heures
la bonne inspiration est le souffle de la vie
qui ne se laisse rien dicter parce qu’elle ne lit pas
et parce qu’elle précède tout texte
souffle
qui prendrait possession de soi en
un lieu
où la propriété ne serait pas encore le vol
inspiration
qui me rétablirait dans
une vraie communication avec moi-même
et me rendrait la parole
ils doivent
atteindre et toucher
de nouveau ensemble
le lieu biologique
où se font
les dépenses
les recharges
les consumations ou
les mutations glissantes
à ces mots
Athéna dispersa les nuées
le pays apparut
Joyau Céleste
le temps
l’or du temps
son orient
non pas hors du temps
dedans
Orient or riant
tiens
voilà
un parfum
un bijou
des fleurs
7
7
chant du paon
+
les couleurs sont
une clé
et la musique
une serrure
ALCHIMISTE
MICHELSAIT
*
?
il n’existe rien de mort dans la nature
tout est organique et vivant
et c’est pour cela que
dans sa totalité
le monde apparaît comme étant
un organisme vivant
nous ne sommes pas seulement nés
de notre mère
la terre aussi est notre mère
qui pénètre en nous jour après jour
avec chaque bouchée
que nous mangeons
la cause
principale de la guérison
est l'amour
seul celui qui
désire du fond du cœur trouvera
seul celui qui
frappera violemment à la porte
la verra s'ouvrir
Philippus Aureolus Theophrastus Paracelsus
était son vrai nom
son rôle fut si grand qu'à son époque même son nom souleva des émeutes Paracelse eut des disciples fidèles des admirateurs bruyants des malades reconnaissants jusqu'à la dévotion il eu aussi parmi les médecins des ennemis féroces dont la violence justifie assez les apostrophes véhémentes qu'on lui a si souvent reprochées
la douzième et dernière clef
une fenêtre