jeudi, août 20, 2026

ce que tu ne peux éviter embrasse-le

ne lutte pas

contre le mur

que tu ne peux franchir


ne maudis pas

la pluie

qui tombe


ne demande pas

au vent

de changer

de direction











ce qui vient

vient


et ce qui demeure

demeure



alors

ouvre les bras

non par résignation

mais par puissance




faire de l'obstacle

une matière


du poids

un appui


de la nécessité

une danse




embrasser

ce que tu ne peux éviter

c'est peut-être

transformer

le destin

en consentement

et le consentement

en liberté
















la trace et l’abîme 


la trace est ce qui demeure après le passage 


elle atteste qu’une présence a eu lieu 

une empreinte dans la neige

une cicatrice

quelques mots sur une page


elle est mémoire minimale

survivance

signe laissé au bord de la disparition



l’abîme lui est ce qui ne laisse aucune prise 



















il est profondeur sans fond 

distance sans mesure

retrait de tout repère



là où la trace indique un chemin

l’abîme interrompt le chemin

il ne répond pas  

il ouvre



entre la trace et l’abîme se joue une tension 

entre mémoire et oubli

inscription et effacement

forme et sans-fond



la trace tente de retenir quelque chose du passage  

l’abîme rappelle que rien ne peut être définitivement retenu




mais la trace n’est peut-être 

jamais aussi visible que devant l’abîme

elle devient alors plus qu’un souvenir 

un bord 


elle indique précisément ce qui ne peut être franchi

et l’abîme en retour donne à la trace sa profondeur


sans l’espace du retrait

aucune empreinte ne signifierait


ainsi

écrire marcher aimer peut-être

c’est laisser une trace au bord de ce qui ne se laisse pas inscrire





la trace dit

quelque chose a été

l’abîme répond 

et pourtant rien ne demeure
























croiser l'intrication quantique physique et l'éternel retour philosophie
revient à interroger la structure intime du réel 

d'un côté une solidarité absolue de l'espace 
de l'autre un pli infini du temps



l'intrication quantique  l'abolition de la distance


en physique quantique deux particules intriquées forment 
un système unique et indissociable
quelle que soit la distance 
qui les sépare.
























le phénomène  

une action ou une mesure effectuée sur l'une détermine 
instantanément l'état de l'autre, même à 
des milliers d'années-lumière

l'enjeu conceptuel 

cela brise le principe de localité l'idée qu'un objet ne peut être
influencé que par son environnement immédiat

Einstein parlait d'une 
effrayante action à distance 

l'intrication montre que la séparation spatiale est
au niveau fondamental, une illusion 

le Tout reste interconnecté




l'éternel retour  le pliement du temps


théorisé principalement par Friedrich Nietzsche après les stoïciens l'éternel retour est l'idée que le temps n'est pas une ligne droite vers un but mais une boucle infinie


l'expérience de pensée 

si la matière et l'énergie sont finies mais que le temps est infini toutes les combinaisons possibles du réel doivent se répéter une infinité de fois


l'enjeu éthique et ontologique 

ce n'est pas seulement une théorie cosmologique c'est un sélecteur d'existence  Vis de telle sorte que tu doives désirer revivre cette même vie une infinité de fois chaque instant acquiert un poids absolu




les ponts conceptuels entre les deux


la fin de la séparation espace vs temps

là où l'intrication abolit la distance spatiale tout est lié ici et maintenant l'éternel retour abolit la séparation temporelle le passé le présent et le futur s'intriquent dans une même nécessité


l'holisme fondamental 

dans l'intrication on ne peut pas décrire une partie sans le tout dans l'éternel retour chaque geste isolé porte en lui la totalité du cosmos et de son histoire passée et à venir l'élément individuel n'a de sens qu'immergé dans l'ensemble.


déterminisme et récurrence 

en physique théorique nnotamment dans la mécanique quantique appliquée à la cosmologie des théories comme le théorème de récurrence de Poincaré suggèrent qu'un système quantique fermé repassera spontanément par un état extrêmement proche de son état initial  l'intrication globale de l'Univers conserve l'information de manière à ce que rien ne se perde définitivement.


























le bruit des feuilles est le bruit des feuilles

rien de plus



ne pas chercher

derrière le bruit

un message

ni dans le vent

une réponse











laisser

ce qui est

être ce qui est


les feuilles

bougent

le silence

demeure



et le silence une nécessité heureuse


un espace

où rien

ne demande

à être compris

alors

écouter

simplement

le bruit des feuilles

puis

le silence

et ne rien ajouter




nous n'avons rien trouvé qui ne nous fût déjà connu pas 
même le hérisson qui se risquait 
à traverser la rue





la pleine lune et le sel dur


la nuit

ne fond pas

elle demeure

blanche

sur la pierre


le sel

garde

la mémoire

de la mer


la lune

celle du silence


aucune explication

aucun signe

seulement

la lumière

sur le minéral

la mer

devenue cristal

le ciel

devenu sel



dans cette dureté une douceur très ancienne

qui ne demande rien


la pleine lune

le sel dur


le silence

entre les deux

comme une respiration

immobile




de la fumée de la cendre une illusion

quelque chose

a brûlé

mais rien

ne demeure

sinon

une forme

qui se défait

dans l'air




la fumée

monte

la cendre

retombe

entre les deux

le feu

n'est déjà plus là



peut-être

que le monde

est ainsi

une apparition

entre deux absences

et que vivre

consiste

à regarder

sans retenir

ce qui passe
















ansuz

le souffle

avant le mot


la parole

avant le sens


une bouche ouverte au vent


recevoir

avant de parler

écouter

avant de nommer










le signe

n'est pas

une réponse

il est

une ouverture

entre le silence

et la voix



ansuz

le souffle

qui devient

parole


la parole

qui revient

au silence


dans cet intervalle

quelque chose

nous parle








la lumière rebrousse le chemin des ombres et le verre 
brisé se recompose dans la paume 
avant même l'impact 

la poussière de l'écho remonte jusqu'à la voix 
qui n'a pas encore parlé 

nous marchons vers le souvenir d'une nuit qui s'invente 
demain sous nos pas invisibles 

le projectile regagne le canon dans un silence de givre 
et la blessure s'efface avant le geste 

l'avenir tend un fil d'argent que le passé tisse à l'aveugle 
sans savoir qu'il obéit déjà au dernier regard 
qui s'éteindra plus tard










quand l'esprit se contemple lui-même ainsi que 
sa puissance d'agir 

il est joyeux et d'autant plus qu'il s'imagine plus 
distinctement lui-même ainsi que 

sa puissance d'agir



chez Spinoza 

la joie apparaît lorsque l'esprit prend conscience de sa propre 
puissance d'exister et d'agir

je le prolongerais ainsi 







agir

penser

marcher

créer

transformer


chaque mouvement révèle une puissance

et chaque puissance

ouvre

un dehors


la joie

n'est pas

un repos

elle est

une augmentation

de présence


un accroissement

du possible


je marche et je sens que je peux marcher

je pense et je sens que je peux penser

j'aime et je sens que je peux aimer


alors

le corps

devient affirmation


l'esprit

devient mouvement

et la joie

cette lumière

très simple

qui apparaît

lorsque la vie

se reconnaît

elle-même

comme puissance





distinctement

voir

sans brouillard

la pierre

comme pierre

le vent

comme vent

la lumière

comme lumière

et soi-même

sans masque

sans récit

sans surcharge


distinguer

ce qui augmente

la puissance

de ce qui l'obscurcit


une pensée

plus nette

un souffle

plus libre

un pas

plus assuré


distinctement

non pour séparer

le monde

mais pour mieux

le laisser apparaître

car voir clairement

c'est déjà

laisser agir

la réalité















petit éloge du fantôme


il vient

sans venir


il demeure

sans corps


une présence à peine


une mémoire

qui traverse

la chambre






le fantôme n'effraie pas

il rappelle

que le visible

n'est pas

tout le réel


une voix sans bouche

un pas sans marcheur

une lumière sans source


et peut-être

que nous-mêmes

sommes parfois

les fantômes

de ce que

nous n'avons pas encore

osé devenir


alors

laissons-les passer

ne les chassons pas

le mystère

a besoin

de quelques absences

pour respirer
















je suis nuance

je ne suis pas une ligne droite

ni une vérité

fixée


je passe

du clair

au sombre


du silence

au cri

















de la pierre

au vent


je change

sans me perdre


je demeure dans le passage comme la lumière

sur la montagne


toujours autre

toujours

la même


je suis nuance

c'est-à-dire

mouvement




Nietzsche

le grand événement de ma vie fut une guérison


non le retour

à ce que j'étais

mais la découverte

de ce qui

en moi

voulait vivre

encore





j'ai laissé tomber

les anciennes peurs

les vieilles fidélités

les pierres

que je portais

comme si elles

étaient moi

alors

le corps

a retrouvé

son mouvement

le souffle

sa largeur

le regard

sa lumière



je n'ai pas été sauvé

j'ai simplement

cessé

de me tenir

contre la vie

et depuis

je marche

plus léger

avec cette étrange

certitude

que guérir

c'est peut-être

apprendre

à dire oui

au devenir



c'est bien


guérir non comme retour à un état antérieur

mais comme réouverture 

au mouvement


la formule  pourrait même devenir 

une sorte de mantra 


guérir
c'est cesser
de se tenir
contre la vie

 

et tout le reste peut graviter autour de cette idée 

le corps le souffle la marche le oui le devenir la grande santé






les pensées sont liées aux voyages


une pensée immobile

s'appauvrit


elle a besoin

d'un dehors

d'un vent

d'une route

d'une montagne

pour changer

de forme




voyager c'est déplacer le corps

pour déplacer

l'esprit


une vallée

ouvre

une pensée


un horizon

ouvre

une possibilité


un chemin

ouvre

une autre manière

d'être




penser c'est peut-être voyager et voyager c'est apprendre 
à ne plus penser comme avant 

le mouvement fait respirer 
la pensée





atteindre le gai savoir

c'est apprendre

à penser

sans devenir lourd


connaître

sans posséder


comprendre

sans enfermer


laisser

une question

demeurer question


marcher

pour que la pensée

respire


rire

pour que la vérité

ne devienne pas

un tombeau


aimer

ce qui arrive

même lorsqu'on

ne le comprend pas


dire oui

au hasard


oui

au devenir


oui

à l'inconnu




le gai savoir est une connaissance qui danse elle ne s'arrête pas 
devant la vérité elle lui demande 
de devenir vivante

savoir

et pourtant

rester léger


voir

et pourtant

ne pas saisir


penser

et pourtant

demeurer libre




le savoir cesse d'être une accumulation il devient une manière 
de marcher dans le monde avec les yeux ouverts
et le cœur sans 
rancœur

















le dernier homme

ne cherche plus

à devenir

il cherche

à être tranquille



il a remplacé le vertige par le confort














le risque

par l'assurance


le désir

par le besoin


il ne veut plus

de grandes tempêtes

ni de grandes joies


un peu de sécurité

un peu de plaisir

un peu de sommeil

et surtout

ne pas souffrir



il a supprimé

le ciel

pour avoir

un plafond


il a supprimé

le chemin

pour avoir

une destination


il a supprimé

le mystère

pour avoir

une réponse



mais quelque part sous la cendre un souffle demeure

une volonté

encore capable

de dire

oui



et peut-être

que Zarathoustra

vient seulement

réveiller

cet homme endormi

pour lui rappeler

que vivre

n'est pas

se conserver

mais

se dépasser



la décadence 

commence

quand la vie

demande

à être protégée

de la vie


quand le mouvement

devient fatigue


quand le risque

devient faute


quand le désir

demande pardon


et que l'on préfère la sécurité à l'intensité


alors

le monde se rétrécit

peu à peu


la montagne

devient obstacle


le vent

devient menace


le silence

devient vide


et le corps oublie qu'il était fait pour marcher



la décadence

n'est pas

la chute

elle est

l'abandon

de l'élan


la lente acceptation

d'une vie

sans hauteur

sans dehors

sans mystère

sans oui




ecce homo

voici l'homme


mais lequel


celui qui se courbe

sous les anciennes mesures

ou celui

qui se défait

de ses chaînes


vale homo

adieu l'homme

ancien


adieu

la fatigue

la culpabilité

le ressentiment

la peur de devenir autre


saluer l'homme

en le quittant

comme on quitte

une rive

pour entrer

dans le mouvement


ne plus demander

qui suis-je

mais

que puis-je devenir


ecce homo regarde l'homme encore debout

vale homo

et maintenant

marche




















mercredi, août 19, 2026

l'école du mystère

ne donne

aucune réponse


elle apprend

à demeurer

devant la question


une pierre

un souffle

une montagne

et le silence

entre les choses


















ne pas expliquer

trop vite


ne pas fermer

ce qui s'ouvre


regarder

jusqu'à ce que

le regard

devienne écoute


écouter

jusqu'à ce que

le monde

cesse d'être

un objet

et redevienne

présence



alors

commence

l'apprentissage




qui connaît la joie du ciel ne craint 

ni la colère du ciel

ni la critique

des hommes

ni l'entrave

des choses

ni le reproche

des morts




il marche dans le vent avec une lumière

qui ne vient

de personne


le monde

peut condamner


le ciel

peut gronder


la pierre

peut barrer le chemin


les morts

peuvent rappeler leurs anciennes lois


quelque chose

en lui

demeure ouvert


une joie

sans défense

sans justification

sans rancune


et le pas

continue

léger

comme si

la terre elle-même

avait cessé

de retenir





je  respire je suis je pense je sens je dors je rêve 
tous les phénomènes participent 
à une grande messe 
chiffrée





prière

ne rien demander


rester

dans le souffle


laisser entrer le silence comme la lumière

entre les branches


ne pas chercher

Dieu


chercher

la présence


une pierre le vent un peu de ciel

et ce cœur

qui bat

sans savoir

pourquoi



merci

pour ce qui est


merci

pour ce qui vient


merci

pour le silence

qui ne répond pas


















physiologie

le corps

pense

avant la pensée


le sang

sait

avant le savoir



le souffle

ouvre

une voie

















le pied

comprend

le chemin


la peau

reçoit

le vent


et quelque chose en nous dit oui sans paroles


vivre

c'est sentir

que la pensée

a une chair

et que la chair

est déjà

une pensée

en mouvement

















tout marteau cherche son clou

mais le marteau

peut apprendre

à frapper

le vide














alors le geste

se libère

de son but

la main

ne conquiert plus

elle éprouve

le bois

la pierre

l'air

et soudain

le marteau

n'est plus

un instrument

mais un rythme

dans la main




le coup devient souffle et le clou peut disparaître




nous cherchons partout l'absolu et ne trouvons

que des choses


une pierre

un arbre

une montagne

une main

un visage

la pluie



nous demandons

l'éternel

et le monde

nous répond

par l'infime



alors peut-être

que l'absolu

n'est pas ailleurs


il est

dans la chose

quand nous cessons

de lui demander

d'être autre chose

que ce qu'elle est



une pierre

suffit


le monde

suffit


être là

suffit



la volonté de puissance

n'est pas

la volonté de dominer



elle est

la volonté

de vivre

plus loin

plus haut

plus intensément



croître

déployer

transformer

créer



la vie

ne demande pas

la permission

elle pousse

comme l'herbe

entre les pierres

comme l'arbre

vers la lumière



la puissance

est cette affirmation

sans rancœur

qui dit oui

au devenir

et trouve

dans chaque obstacle

une matière

pour recommencer



la surabondance entretient la joie du désir
la vie à gros bouillons, 
jamais niée











réveillez-vous cœurs endormis


ouvrez

la fenêtre intérieure

laissez entrer

le vent

la lumière

le froid

ce qui réveille

sans expliquer















réveillez-vous

non pour devenir

quelqu'un d'autre

mais pour sentir

ce qui était là

avant le sommeil


un battement

un souffle

une joie

presque invisible




et le monde à nouveau commence




chassons les pères la morale

les voix

qui parlent

à notre place


les vieilles tables

les vieux commandements

les regards

qui savent d'avance

ce que nous devons être



chassons

non les hommes

mais les fantômes

déposés en nous

comme des pierres



pensons

avec nos jambes


vivons

avec notre propre mesure


aimons

sans permission

et laissons

le vent

réécrire

les lois

dans la poussière





le cœur et la rancœur

un même lieu

mais deux directions


le cœur

ouvre


la rancœur

retient


l'un respire

l'autre serre


l'un accueille

l'autre compte


le cœur

oublie la dette


la rancœur

la conserve

comme une pierre dans la poitrine


aimer

c'est peut-être

rendre la pierre

à la terre

et retrouver

dans le cœur

l'espace

du mouvement















il faut accepter d'être toujours pensant

toujours mouvant


ne pas chercher

le repos

dans une vérité

arrêtée


penser

comme le vent

qui ne possède

aucune direction















marcher

comme l'eau

qui ne conserve

aucune forme


demeurer dans le passage et comprendre enfin que vivre 
n'est peut-être rien d'autre 
que ne jamais 
se fixer





amor fati

aimer

ce qui arrive

sans demander

qu'autre chose

arrive



la vie

telle qu'elle vient

pierre

pluie

soleil

perte

joie

tout recevoir

sans retenir

sans maudire

sans corriger



c'est peut-être la magie blanche la plus simple

ne rien ajouter

au monde

mais consentir

à sa lumière

même lorsqu'elle

traverse l'ombre


dire oui 

et encore oui jusqu'à ce que le oui devienne 

silence



la grande santé

n'est pas

l'absence

de blessure

elle est

la puissance

de recommencer

encore



être assez vaste

pour laisser entrer

le monde

sans lui demander

d'être autre


marcher

penser

respirer

aimer

perdre

revenir



la grande santé

est une confiance

dans le mouvement

une fidélité

au devenir



dire oui

à la lumière


oui 

à la nuit 

et garder dans le corps un espace

pour l'inconnu


la mise sous tension

et l’intérêt porté à chaque tressaillement 

du miracle de vivre




dissiper ce qui obstrue la réalité


retirer

un voile

puis un autre


l'habitude

la peur

le commentaire

le nom


laisser la chose

être chose

la pierre

être pierre

le vent

être vent

la lumière

être lumière



ne rien ajouter 
ne rien enlever regarder 
jusqu'à ce que voir devienne demeurer



marche et pense


en route

ne sépare pas

le pied

de la pensée


le chemin

est déjà

une pensée

qui avance


une pierre

une bifurcation

un souffle

et l'esprit

change avec eux


ne cherche pas

à parvenir



marche 
jusqu'à ce que penser 
soit encore une manière de respirer





on les appelait péripatéticiens

ceux qui pensaient

en marchant

comme si

la vérité

ne pouvait

se tenir immobile




un pas

une idée

un autre pas

une autre idée


le corps

déplaçait

la pensée

et la pensée

ouvrait

le chemin


ils savaient peut-être

que marcher

est une façon

de desserrer

le monde

et qu'une pensée

qui avance

reste toujours

un peu libre




MN 

physiologise l'esprit


incarne la pensée

spiritualise le corps


penser

n'est plus

une affaire

de tête

mais de souffle

de sang

de marche

de lumière



une pensée

qui ne transpire pas

est une pensée

qui n'a pas encore

touché la terre



le corps pense

avant les concepts


les jambes savent

ce que l'esprit

oublie



marcher

c'est éprouver

la pensée

dans sa chair


et peut-être la philosophie

commence-t-elle

où le corps


cesse d'être 
un obstacle à l'esprit 
pour devenir son premier maître



avancez le pied léger

aérien

libre

joyeux



comme si la terre

ne vous retenait pas

comme si marcher

était déjà

une manière

de voler












ne possédez pas

le chemin

laissez-le

vous traverser


un pas puis un autre et dans l'intervalle 
ce presque rien où le monde 
devient  lumière





le mouvement inspire


le corps avance

et quelque chose

s'ouvre

devant lui


le pas

fait entrer

de l'air

dans le monde


marcher

respirer

devenir


ne pas retenir

le geste



laisser le vent penser à travers soi et poursuivre sans but 
avec cette joie très légère 
d'être en chemin




recommencer c'est affirmer

encore

le même geste

mais autrement


la même lumière

sur une autre pierre


le pas revient

non pour revenir

mais pour ouvrir


recommencer c'est dire oui au mouvement

oui

à ce qui n'est pas 

encore


marcher 
jusqu'à ce que le commencement 
n'ait plus de fin

















l’être et le devenir 


l’être est ce qui demeure

ce qui donne à une chose sa consistance malgré le passage

il est présence 

stabilité 

identité 

ce qui semble dire 

cela est



le devenir lui est ce qui transforme

rien n’y reste exactement ce qu’il était























il est passage

métamorphose 

naissance et disparition

le devenir dit 

cela devient
















entre l’être et le devenir 

se tient 

une tension fondamentale  


demeurer et changer



l’être cherche le fond stable 

sous les apparences 


le devenir révèle que ce fond lui-même n’est peut-être 

jamais immobile




faut-il dépasser leur opposition


l’être n’est pas 

nécessairement l’immobilité

pas plus que le devenir n’est le contraire de l’être



devenir pourrait être la manière même 

dont l’être se manifeste


ce qui demeure 

ne demeure qu’en se transformant 


ce qui change 

ne change qu’à partir d’une certaine continuité



ainsi

l’être serait moins 

un point fixe qu’une tenue dans le mouvement 

une pierre dans le fleuve

mais aussi 

le fleuve dans la pierre




l’être 
 
demeurer en devenant

le devenir 

devenir sans cesser d’être



***







ce que je veux c'est me créer un soleil personnel

écrit Nietzsche dans  Le Gai Savoir 

 

un astre minuscule

sans feu

sans centre



une lumière

qui ne demande rien

à personne



la porter en soi comme une pierre chaude comme un matin 
qui ne finit pas puis marcher dans le monde avec 
cette lumière si faible qu'elle ne se voit pas 
mais qui suffit à faire un pas 
puis un autre




suivez les chemins qui sont les vôtres 

renchérit Zarathoustra





non ceux que le monde a déjà tracés

un sentier

une pente

une pierre

un détour

et cette lumière

qui n'attend

que votre pas



ne cherchez pas la route cherchez le passage là où le pied 
devient chemin et le chemin 
devient présence









Zarathoustra école du mouvement

apprendre

à ne pas s'établir

dans ce qui demeure


marcher

jusqu'à devenir

le chemin


tomber

jusqu'à apprendre

la verticalité


monter

sans quitter

la terre



le corps

pense en marchant





le pas est une pensée qui ne s'arrête pas et le mouvement 
une fidélité à ce qui vient





























une chose se glisse hors de son lieu de chose

elle ne quitte rien

elle devient

autrement présente




la pierre

hors de la pierre

le souffle

hors du souffle

le monde

hors de son monde

















un déplacement

si infime

qu'il ressemble

au silence

et soudain

ce qui était là

n'est plus

mais demeure









la netteté secète des choses élève un monde nouveau 
dans mon regard qui est secret lui aussi 
et porte un monde

poésie verticale
















anémomorphose


le vent

écrit 

dans la pierre et dans les pins



ce qui demeure porte la forme de ce qui passe

branche inclinée

herbe couchée

falaise ouverte

rien ne résiste

rien ne cède













la matière

apprend le vent

jusqu'à devenir

son silence







le silence le plus seul n'attend personne il ne demande 
ni voix ni réponse  il est là avant le mot 
après le mot dans la pierre 
dans l'air entre deux 
souffles 


peut-être est-ce là  que tout 
commence







la mince mémoire d'un frisson

sur l'herbe


puis plus rien



le vent avait déjà passé mais quelque chose demeurait


à peine

une trace

sans nom

dans l'air





















memento semper audere

souviens-toi
toujours
d’oser


contre la peur
contre l’habitude
contre le monde déjà nommé

oser

comme le vent
qui ne demande pas
au rocher
la permission de passer

















oser

puis ne plus savoir
que l’on ose

car l’audace véritable
ne se proclame pas

elle avance

nue

dans le froid

vers ce qui n’a pas encore de nom



*


la pierre

elle ne bougeait point


luxe

calme et fixité




fixité





sous le vent

sous les siècles

sous le regard


elle était là

sans attendre

sans devenir


présence pure


le monde passait

la pierre demeurait


dans cette immobilité

quelque chose

respirait





pierre dressée dans le vent

sans mémoire

sans promesse


verticale

entre la terre et le ciel


un peu de matière

ayant trouvé

sa paix


aucun signe

aucun message

seulement

être là














Méséglise


lilas aubépines 

bluets

coquelicots et pommiers


Guermantes


rivière à têtards

nymphéas et boutons d'or













rester seul en extase à respirer  à travers le bruit 

de la pluie qui tombe l'odeur 

d'invisibles 

lilas















pins solitaires dans l'air fou de colère

ils ne résistent pas

ils demeurent


pliés

contre le vent

leur silence plus ancien

que la tempête







une branche

une aiguille

un souffle

et le ciel

qui passe



l'air est parfois sombre comme l'eau et toute chose vivante 

y nage comme un poisson



l'air est pétri 

aussi épais que la terre


impossible 

d'en sortir

difficile d'y pénétrer















la poésie ne cherche plus à dire

elle demeure


un mot

puis le silence

un souffle

puis le silence

la pierre

puis le silence


lire devient respirer

respirer devient voir

voir devient demeurer










le poème ne conduit nulle part

il enlève


l'explication
l'image
le commentaire
le désir de comprendre


il laisse une chose

présente


un arbre

vent

lumière

pierre

rien de plus

mais dans ce rien

le monde recommence


le mantra ne répète pas pour ajouter

il répète pour retirer

à chaque répétition
le mot perd son poids
sa signification
son histoire


il devient souffle

puis rythme

puis silence


dire

dire

dire

jusqu'à ce que

dire

devienne

être


la poésie est alors une pratique

non une œuvre

une attention


elle pose le langage dans l'espace 

comme on pose 

une pierre au bord d'un chemin


elle n'explique pas le chemin

elle est le chemin


un mot

une respiration

un pas


le poème avance ainsi


sans destination
sans progrès
sans conquête


il revient

toujours

au même endroit

qui n'est jamais

le même


la méditation commence lorsque le langage cesse 

de vouloir posséder le monde


un mot regarde

une montagne regarde

le silence regarde


il n'y a plus celui qui regarde

et ce qui est regardé


seulement

la présence


alors le poème devient presque invisible

il ne demande plus à être lu

il demande à être habité


souffle

pierre

lumière

vide


même ces mots disparaissent


reste

le souffle


dans le souffle

rien

qui manque



Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

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A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati AN Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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