jeudi, mai 07, 2026



voici l'essentiel



rivages et promontoires 
golfes et baies 
îles et langues de terre 
rochers et côtes sablonneuses 
collines buissonneuses 
douces prairies
champs fertiles 
jardins ornés 
arbres cultivés 
raisins suspendus 
montagnes nuageuses et plaines toujours riantes 
écueils et récifs













caps et péninsules battus par les vents
dunes blondes ondulant sous le pas du temps
falaises abruptes où l’abîme converse avec l’écume
vallons secrets abreuvés de sources limpides
forêts profondes murmurant leurs antiques sagesses
clairières baignées d’une lumière paisible et pensante
ruisseaux sinueux aux chants argentins
fleuves majestueux traçant leur destin vers l’infini
marais tranquilles où s’attarde la brume matinale
lacs immobiles reflétant le ciel et ses métamorphoses
cascades vives égrenant leur cristal sonore
sentiers perdus entre ombre et révélation
vergers en fleurs exhalant la promesse des saisons
moissons dorées ondoyant comme une mer intérieure
rochers solitaires dressés tels des veilleurs silencieux
gorges profondes où résonne la voix de la terre
plateaux austères ouverts à la méditation du regard
horizons lointains où se rejoignent le fini et l’élan



et partout 
dans l’entrelacs du monde visible
le souffle discret d’une unité secrète et vivante

l'Odyssée 
est enfin une parole vivante


























tout 
tient dans ce mot 

DAO

qu'est-ce que ce gros livre étrange

une encyclopédie 
une mosaïque de contes et de réflexions 
un poème enveloppant 
un traité métaphysique 
un roman cosmique et moral 
une projection holographique à partir d'un point focal
une cartographie des songes et des silences
un labyrinthe de symboles et d’échos
une archive des possibles et des mondes latents
une spirale d’intuitions et de révélations
un théâtre d’ombres où dialoguent l’être et le néant
une bibliothèque vivante aux pages mouvantes
un cristal de pensées diffractant mille vérités
une alchimie de mots transmutant l’expérience en sens
un miroir fractal où se reflète l’infini






















une odyssée intérieure aux confins de la conscience
une cosmogonie intime écrite à l’encre du doute
un chant polyphonique entre raison et vertige
une matrice de récits engendrant d’autres récits
une constellation d’idées reliées par des fils invisibles
un souffle ancien traversant les formes nouvelles
une énigme qui se déplie à mesure qu’on la contemple






dao n’est pas un concept
ni une idée que l’on peut saisir

Dao De Jing

ce qui peut être dit
n’est déjà plus dao

il ne commence pas
il ne conduit pas

et pourtant tout passe par lui

dao est le cours des choses
sans intention
sans effort

il ne décide rien
mais rien ne lui échappe

comme l’eau
qui ne cherche pas sa voie
et pourtant la trouve toujours

dao ne s’oppose pas
il inclut
il laisse être

agir selon dao c’est ne pas forcer

ne pas interrompre
ne pas imposer

c’est épouser le mouvement
avant même de vouloir le comprendre

dans dao
le plein et le vide ne s’excluent pas

ils se répondent

le dur cède
le souple persiste

et ce qui semble faible
traverse le temps

dao n’est pas ailleurs
il est dans ce qui advient

avant que nous le divisons

dans le geste simple
dans le rythme discret
dans ce qui se fait sans bruit


le suivre
ce n’est pas le chercher

c’est cesser
de s’en éloigner


sans effort
quelque chose s’accorde
comme si vivre
redevenait

juste
vivre






le dao est posé
la voie est dite
le mouvement suit la voie
la règle n’est pas fixée
le flux se produit
le changement est constant
le geste s’accorde
le cours se maintient
la voie ne se force pas
le dao demeure










le Dao sera 
un chemin qui ne se trace pas

il circulera sans origine ni fin comme 
une respiration 
du monde

dans son flux insaisissable il dira
que suivre c’est parfois cesser de vouloir diriger




























la situation est posée les éléments sont présents le lieu est défini
le moment est donné les positions sont fixées
les relations apparaissent


le cadre se tient l’état est décrit
la situation se maintient
la situation demeure





situation 
n’est pas seulement un lieu 
ni un moment mais une convergence



ce qui se tient là
à cet instant précis
dans une configuration unique
qui ne se répétera pas
elle n’est pas choisie
elle advient






















et nous sommes 
déjà dedans avant même de la nommer



une situation est faite de tensions 
visibles et invisibles
de gestes possibles 
et d’autres déjà 
exclus












elle est un champ
où quelque chose peut se transformer
ou se figer

elle nous contient autant que nous la traversons

comprendre une situation ce n’est pas l’analyser de l’extérieur
c’est sentir son inclinaison
son point de bascule

ce qui pousse
ce qui retient

dans toute situation il y a un appel
souvent discret

une direction 
qui ne s’impose pas mais qui attend


agir n’est peut être rien d’autre
que répondre à cet appel

juste assez
sans forcer
sans fuir

comme si 
être présent 
suffisait à modifier l’équilibre entier

et chaque situation devient alors
non un problème
mais un passage

où quelque chose
se décide
en silence







la situation sera un point de tension dans le temps
elle rassemblera ce qui hésite encore à se décider
et dans cet instant chargé elle dira
que tout moment contient déjà son devenir



































les notes sont posées le chevet est proche du lit le support tient
la main écrit le geste est bref

le papier reçoit les mots restent courts la lecture est immédiate
la note demeure le chevet garde




les notes de chevet ne racontent pas elles déposent

Sei Shônagon

un détail
une humeur
une liste

et cela suffit















rien n’est développé
tout est saisi

comme si écrire revenait à effleurer le monde
sans jamais l’alourdir

ce qui plaît
ce qui irrite
ce qui émeut sans raison

le trivial devient forme
l’instant devient matière














il n’y a pas de hiérarchie
seulement une attention

vive
mobile
précise

chaque fragment est complet
non parce qu’il explique
mais parce qu’il est juste




les notes de chevet ne cherchent pas le sens
elles le laissent apparaître

dans la juxtaposition
dans le rythme discret des observations

comme une constellation de moments
où rien ne s’impose
mais tout persiste

écrire ainsi
c’est faire confiance à la nuance
à l’éphémère
à la légèreté

dans cette légèreté quelque chose demeure

une présence
fine

qui traverse le temps 
sans jamais se fixer tout à fait











Les Notes de chevet 
sera une attention dispersée et lumineuse
elle recueillera l’instant sans le retenir
et dans ses fragments délicats elle dira
que la vie se révèle dans ce qui passe presque inaperçu

sous la plume de Sei Shônagon
le détail deviendra monde
et l’éphémère 
une forme de permanence

























 choses agréables au printemps

se réveiller 
avant les autres et 
entendre un oiseau hésiter puis 
se décider à 
chanter



les manches encore fraîches le matin
que le soleil vient doucement réchauffer



voir les premières fleurs apparaître là où
la veille encore il n’y avait 
rien



les chemins 
un peu boueux qui gardent 
la mémoire 
de la pluie























l’odeur de la terre 
retournée dans les jardins


un vent léger 
qui soulève à peine les rideaux



les arbres dont les bourgeons 
semblent prêts à éclater 
de joie


croiser quelqu’un 
qui sourit sans raison apparente


les après-midis où la lumière 
dure plus longtemps qu’on ne l’avait prévu




oublier son manteau quelque part
et ne pas en avoir 
besoin



les insectes maladroits 
qui redécouvrent 
le monde


une pluie fine qui ne dérange rien
sinon les pensées


le linge 
qui sèche dehors et garde un parfum 
de ciel



les conversations 
qui s’éternisent parce qu’il fait encore clair



entendre
au loin
des enfants jouer 
sans qu’on 
les voie



les couleurs trop vives des fleurs
presque excessives



une fenêtre ouverte toute la journée
sans y penser



le thé ou le café 
que l’on boit plus lentement
comme si le temps 
s’étirait


les promenades sans destination précise



sentir que quelque chose recommence 
sans savoir exactement 
quoi



























mercredi, mai 06, 2026

l’île est isolée les enfants sont présents l’ordre se forme l’ordre se défait
la parole circule la peur apparaît la règle se brise la violence surgit
le groupe se divise la condition se révèle






non par ordre mais par désagrégation

ce qui commence comme jeu se défait en loi obscure
ce qui semblait innocence révèle 
une violence 
déjà là

l’île n’isole pas 
elle expose

elle enlève les couches jusqu’à ce qu’apparaisse
non pas l’enfant mais une possibilité 
plus nue

la peur engendre des formes des figures 
sans visage et ces figures 
gouvernent

















la conque se brise la parole cesse d’ordonner
le feu ne rassemble plus

une autre souveraineté s’installe

sans visage
sans centre

celle de l’instinct qui prend le dessus
celle du groupe qui oublie 
l’homme

dans cette dérive la civilisation 
ne disparaît pas

elle se retire
comme un vernis fragile


la majesté n’est qu’une ironie
un titre donné à ce qui triomphe quand tout cède


non une grandeur mais une évidence brutale
que l’ordre est précaire

sous sa surface
quelque chose attend

patient

sans nom
prêt à régner 
dès que plus rien ne le retient








sa majesté des mouches 
sera une innocence 
qui se fissure 

elle révélera sous le jeu une nuit plus ancienne 
et dans ce glissement sans retour elle dira 
que l’homme porte en lui 
ce qu’il redoute 
de voir 

dans l’ombre de William Golding l’enfance elle-même
deviendra un miroir troublant où la civilisation 
n’est qu’une mince 
lumière




















 

chez lui
l’argent n’est pas seulement 
une illusion

mais un symptôme de quelque chose 
de plus profond 

la manière dont les humains donnent du sens 
à leur existence dans un monde 
sans vérité absolue




l’argent comme valeur inventée 


pour Nietzsche il n’existe pas de valeurs universelles  
toutes les valeurs sont créées par les humains

c’est ce qu’on appelle son 
perspectivisme
















dans cette optique
l’argent est une valeur parmi d’autres née 
d’un accord social

dire que l’argent est une illusion
revient alors à dire 

nous avons décidé collectivement que cela compte

mais pour Nietzsche ce n’est pas une illusion 
au sens d’une erreur

c’est une
fiction nécessaire

l’humain ne peut pas vivre 
sans créer des valeurs qui structurent son monde




l’argent et la morale des faibles

Nietzsche distingue 
deux grandes logiques morales 


la morale des maîtres 
affirmation de la puissance création dépassement

la morale des esclaves 
sécurité ressentiment compensation


dans ce cadre l’argent peut devenir un outil typique de la seconde 
il sert à compenser un manque 
de puissance réelle


plutôt que de créer dominer ou transformer le monde 
on accumule

plutôt que d’être 
on possède

l’argent devient alors une manière de rendre la vie supportable 
sans la transformer profondément 




l’illusion qui rend l’adversité acceptable

Nietzsche est très critique envers tout ce qui permet 
de supporter la vie sans la dépasser 

il critique par exemple la religion dans La Généalogie de la morale 
qu’il voit comme une construction donnant 
un sens à la souffrance

on peut lire 
l’argent de manière analogue 

il promet une récompense future
il donne une justification à l’effort et à la souffrance
il évite de remettre en question les conditions de vie elles-mêmes

ainsi 
au lieu de transformer la réalité
on la

tolère en espérant un gain

c’est là que l’argent rejoint ce que Nietzsche appelle des 
illusions vitales des constructions qui empêchent 
l’effondrement psychique mais qui peuvent 
aussi empêcher le dépassement



argent vs volonté de puissance

le concept central chez Nietzsche est la volonté de puissance 
la vie est un élan vers l’expansion la création 

le dépassement de soi

or
l’argent peut 
jouer deux rôles opposés 

version faible 
accumulation passive → illusion de contrôle → adaptation à l’adversité

version forte 
moyen d’agir → créer → transformer le monde

Nietzsche ne condamnerait pas 
l’argent en soi

mais 

l’usage qu’on en fait



le vrai danger  
croire que l’argent donne le sens

pour Nietzsche
le problème n’est pas l’illusion 
 
mais 

l’oubli que c’en est une

quand l’argent devient


une fin ultime

un critère de valeur humaine

un substitut à la création de soi


alors il participe à ce qu’il appelle le nihilisme 

la perte de sens réel remplacée par 
des valeurs vides




dans une lecture nietzschéenne


oui

l’argent est 
une fiction collective


oui

il peut rendre 
l’adversité supportable


mais surtout 

il peut maintenir les individus dans une forme de faiblesse 
s’il remplace la création de sens 
par l’accumulation


Nietzsche pousserait encore plus loin 


le problème n’est pas que l’argent soit une illusion 
mais que nous préférions cette illusion 
au risque de vivre 
pleinement
















toute écriture est aphoristique

non parce qu’elle serait brève

mais parce qu’elle tranche

elle isole un fragment du flux

et le rend visible


écrire c’est couper

prélever dans le continu

une forme qui tient
























même le discours le plus long

n’est qu’une suite de seuils

des points d’arrêt

où la pensée se fixe un instant

avant de repartir



l’aphorisme n’est pas une forme parmi d’autres

il est la condition secrète de toute phrase

car dès qu’un mot se pose

il affirme

il ferme quelque chose

pour en ouvrir autre chose



ainsi toute écriture

est une décision

un geste qui choisit

ce qui sera dit

et ce qui restera en retrait



l’aphorisme est simplement

ce moment rendu visible

la phrase consciente d’elle même

comme éclat

comme limite

comme tension



écrire alors

ce n’est pas accumuler

mais disposer des éclats

dans un champ de silence

où chaque fragment

porte assez de force

pour exister seul

et pourtant appelle

les autres

comme si toute écriture

était une constellation

faite de phrases isolées

qui ne cessent

de se répondre

sans jamais

se fondre

tout à fait












l’aphorisme sera une pensée ramassée
il dira en peu ce que le long détour effleure à peine
et dans sa brièveté tranchante il dira
que la vérité aime parfois la forme la plus courte























le changement sera une respiration du monde
il déplacera les formes sans les prévenir
et dans son mouvement constant il dira
que durer c’est apprendre à se modifier


le livre du changement 

n’est pas un livre 
que l’on lit mais un mouvement que l’on consulte



Yi Jing

il ne raconte pas il indique
il ne décrit pas il oriente

chaque figure n’est pas une image fixe
mais un état du monde en train de basculer

là rien n’est stable
tout est passage transformation modulation

le changement n’est pas accident
il est la loi même du réel






















consulter ce livre ce n’est pas chercher une réponse
mais entrer dans une dynamique

comprendre que chaque situation porte en elle sa mutation
que toute stabilité contient déjà son devenir

les traits pleins et brisés
ne sont pas des symboles à interpréter
mais des tensions à ressentir

le plein pousse
le brisé accueille
et entre les deux circule le sens
comme un souffle

le livre du changement enseigne sans imposer

il ne décide pas
il accorde

il apprend à voir le moment juste
le point d’inflexion
l’instant où agir ou se retenir
et plus encore

il rappelle que nous ne sommes pas extérieurs au changement

nous en sommes une forme
un passage parmi d’autres



dans ce flux continu où rien ne demeure

sinon

la transformation elle même







le livre est posé


le changement est inscrit
les signes se succèdent
l’état varie
la transformation est notée
le passage est décrit
le mouvement se lit
le temps intervient
le livre demeure


le changement continue



























mardi, mai 05, 2026

vivre parmi les hommes 
ordinaires et cependant être seul avec lui

c’est porter 
une présence invisible au cœur du quotidien

marcher dans la foule
parler répondre accomplir les gestes simples
et pourtant demeurer en un autre centre

non pas séparé
mais recueilli
comme si chaque parole échangée avait 
un double silencieux
adressé ailleurs

lui n’est pas un autre parmi les autres
il est ce point intérieur qui ne se disperse pas




















on partage le pain les rues les heures
mais quelque chose reste orienté
une fidélité sans signe
une attention qui ne se montre pas

cette solitude n’isole pas
elle relie autrement
elle creuse dans l’ordinaire une profondeur discrète
où chaque instant devient rencontre

vivre ainsi ce n’est pas fuir les hommes
c’est les traverser sans se perdre
rester présent à eux
tout en demeurant en lui
comme une flamme protégée du vent
qui éclaire sans se répandre

dans cette double appartenance
ni division
ni conflit
seulement une unité plus secrète
où être avec tous
et avec lui
revient à habiter un même lieu
invisible
mais réel



























le livre est dit du monde


le monde est posé comme livre
les signes sont présents
les formes sont lisibles
la nature s’offre à la lecture
le regard parcourt
le sens est cherché
les choses font signe
le livre demeure ouvert


le monde reste








Liber Mundi

le livre du monde





















non écrit

et pourtant partout lisible

une page sans début

où chaque chose est signe

non pour être traduit

mais pour être traversé


dans la tradition médiévale

le monde est un texte offert

une écriture divine dispersée

dans les formes les saisons les visages


théologie médiévale

lire n’est pas déchiffrer

c’est reconnaître

une correspondance silencieuse

entre ce qui est vu

et ce qui ne se voit pas


la pierre parle

la lumière écrit

le vent relie

et l’homme

n’est pas auteur

mais lecteur

et parfois

oubli de lecture


le liber mundi ne s’impose pas

il attend

il ne révèle rien

à qui cherche des preuves

mais tout

à qui accepte

de voir comme si voir

était déjà comprendre


alors le monde cesse d’être chose

il devient texte ouvert

une présence signifiante

sans commentaire

où chaque fragment

contient le tout

et où lire

c’est simplement

habiter

ce qui est déjà écrit



















Parnok erre dans la ville perdu dans ses pensées obsédé par un timbre égyptien qui devient pour lui un objet étrange presque magique il se sent étranger au monde qui l'entoure les rues les visages tout lui paraît confus et menaçant il cherche quelque chose sans vraiment savoir quoi comme si le timbre contenait un sens caché ou une vérité inaccessible ses souvenirs se mélangent au présent la réalité se déforme il traverse des situations absurdes et inquiétantes et peu à peu son identité semble se dissoudre dans ce chaos tandis que le timbre reste au centre de son obsession comme un fragment d' un autre monde ou d' une mémoire ancienne qui lui échappe






















le timbre égyptien 

chez 

Ossip Mandelstam 

n’est pas 

une couleur exotique 

ni 

une simple référence à l’Égypte



c’est une vibration du langage 

une densité sonore et historique 

où les mots semblent venir de très loin comme s’ils avaient 

traversé des strates de temps avant d’arriver jusqu’à nous


dans son texte Le Timbre égyptien la voix ne raconte pas vraiment 

elle résonne elle se déplace comme 

un écho chargé de ruines 

de mémoire de fragments


le timbre égyptien 

c’est cette qualité de parole où chaque mot paraît gravé 

plutôt que prononcé comme s’il portait en lui 

une inscription ancienne presque hiéroglyphique


il y a quelque chose de minéral dans cette langue 

une sécheresse habitée 

une précision qui n’explique pas mais qui expose


la parole devient vestige et pourtant elle vibre encore


elle ne décrit pas le passé elle le fait affleurer dans le présent 

comme une présence incomplète mais insistante


le timbre égyptien 

est peut être cette manière 

de faire entendre dans la langue moderne 

une profondeur archaïque


un son venu d’avant le sens ou après lui

comme si la poésie ne cherchait plus à dire 

mais à faire résonner


dans cette résonance ce n’est pas l’Égypte qui apparaît

mais le temps lui même

compact

stratifié

vivant dans chaque mot

comme une poussière lumineuse 

qui ne cesse de parler sans jamais se dissiper






le timbre égyptien sera une mémoire miniature
il portera sur son fragment des siècles condensés
et dans son image fragile il dira
que le temps peut tenir dans un détail




























lance une partie de ta vie dans le sillage des oiseaux 
pour alléger ce qui te retient


suis 
leur ligne libre 

leur manière d’habiter l’air
sans le posséder

quelque chose en toi apprendra le passage
la direction sans carte

le départ sans regret


tu ne deviendras pas oiseau mais tu sauras
qu’une part de vivre
peut se faire

en plein ciel




















l’esprit est insécable 

on peut le fragmenter
en pensées
en mots
en images
mais ce qui voit
reste entier

aucune coupure n’atteint le centre
d’où tout apparaît

les divisions appartiennent
au discours

non à la source

l’esprit demeure comme une continuité sans fissure

présence indivise
où tout se tient








la lettre A 

sera une origine dressée
elle ouvrira le langage comme une première brèche
et dans son élan inaugural elle dira
que tout commence par

un signe qui appelle




























Hamlet 

sera une hésitation habitée
il portera en lui la pensée qui empêche d’agir
et dans son doute sans repos il dira
que trop voir le monde peut briser le geste





Hamnet Shakespeare 

sera une absence qui persiste
il demeurera dans le creux des mots
entre mémoire et silence
et dans son ombre fragile il dira
que certains êtres continuent d’exister 
par ce qu’ils laissent derrière eux

















































l’absolu est là

il est là parce qu’il est là
il est là sans être là il est là totalement là

absolument là

le relatif arrive après ou avant ou en même temps
le relatif se glisse dans le là
le là devient un là qui dépend
un là qui bouge
un là qui se déplace dans le là

je dis absolu absolu

absolu












et plus je dis absolu
plus ça se mélange
plus ça devient relatif à la répétition du mot absolu
le mot absolu dépend du nombre de fois où je dis absolu
donc il devient relatif
donc l’absolu contient du relatif
donc l’absolu n’est pas pur absolu

je recommence

absolu seul
absolu isolé
absolu sans relation
mais dire sans relation
c’est encore une relation avec l’absence de relation
donc le relatif revient
il revient dans l’absence
il revient dans le sans

le relatif prolifère
il s’accroche à tout
il s’accroche à l’absolu
il s’accroche au mot absolu
il s’accroche à moi qui dis absolu

alors je dis 
il y a une pâte

une pâte d’absolu relatif
une pâte qui colle
une pâte qui mélange le fixe et le dépendant
le total et le partiel
le sans-condition et le conditionné

je prends un morceau d’absolu
il fond
il devient relatif à ma main

je prends un morceau de relatif
il durcit
il devient absolu dans sa forme

ça échange
ça bascule
ça se renverse
ça ne tient pas en place

l’absolu veut rester
le relatif veut varier
mais rester c’est encore une manière de varier moins
et varier c’est encore rester dans la variation

alors tout se tient
tout se tient mal
mais tout se tient quand même

et je dis encore 
absolu relatif relatif absolu
absolu relatif absolu relatif

jusqu’à ce que les mots deviennent
une masse
une pâte
un bloc qui bouge



















elle se tient 

dans la clarté comme 

dans une fidélité ancienne antérieure à toute 

division


pour elle

le monde visible n’est qu’un voile  

non pour être rejeté mais pour être traversé















chaque forme porte en elle 

une trace


chaque beauté 

un reflet


chaque vérité 

une résonance de ce qui ne change pas














elle ne cherche pas à inventer mais à reconnaître


il y a 

en elle la certitude silencieuse 

qu’une sagesse primordiale irrigue toutes les traditions

comme une source unique dispersée 

en multiples rivières


elle écoute 

les doctrines les symboles les rites 

non pour les comparer

mais pour y retrouver l’empreinte d’une même lumière


sa pensée ne sépare pas 

elle unit

elle voit dans les différences 

des expressions diverses d’une vérité essentielle

immuable

verticale


ce qui importe n’est pas la surface des formes

mais leur transparence à l’Absolu


elle habite cette verticalité avec une rigueur tranquille 

presque souveraine


la beauté a pour elle 

une valeur 

métaphysique


elle n’est pas un agrément

mais une preuve


une icône

un chant

un geste juste 


tout cela devient 

signe rappel ouverture


le beau élève 

parce qu’il participe à ce qui dépasse le monde

parce qu’il en garde la mémoire


elle parle peu de l’époque

le temps historique l’intéresse moins que l’éternel qui le traverse 


là où d’autres s’inquiètent du devenir

elle se tourne vers l’essence vers ce qui ne se dégrade pas


il ne s’agit pas 

de fuir le monde  mais 

de le situer

de le replacer 

dans un ordre plus vaste


son exigence est intérieure


elle appelle à une transformation de l’être

à une connaissance qui ne soit pas seulement intellectuelle

mais vécue

incarnée


savoir pour elle

c’est devenir conforme à la vérité que l’on contemple


elle ne conteste pas

elle rappelle

et dans ce rappel

quelque chose se redresse 


une mémoire profonde

une orientation vers le haut

une invitation à dépasser la dispersion pour retrouver l’unité  

non comme une idée

mais comme une présence à laquelle consentir



















l’âme se souvient d’un ciel sans nuages
avant les formes et les jours
et chaque beauté ici-bas
est comme un écho de cet amour
le monde passe l’essence demeure
voilée dans le cœur silencieux 
qui voit avec l’œil de l’âme
trouve l’Infini en tout lieu

Frithjof Schuon


















mort à jamais qui peut le dire 


peut être que la mort n’est pas une fin mais un changement de seuil 

une disparition pour le regard et non pour ce qui est

ce que nous appelons fin est peut être seulement un retrait 

une manière pour la présence de se défaire de sa forme visible

car dire jamais suppose un point fixe 

une certitude que rien ne viendra démentir et pourtant 

tout dans l’existence déjoue ces certitudes

ce qui disparaît se transforme 

ce qui se tait continue autrement dans des couches 

que nous ne savons plus entendre















la question ne demande pas de réponse elle ouvre un espace 

où le doute devient respiration


mort à jamais ou autrement présent

nous ne savons pas et peut être que ce non savoir 

est la seule fidélité possible à ce qui nous dépasse

car affirmer serait fermer et cette phrase refuse de fermer


elle laisse la porte entrouverte 

sur un mystère qui ne cherche pas à être résolu

mais simplement reconnu comme tel

une énigme calme

où la fin elle même hésite à être une fin
















lundi, mai 04, 2026

 

23 avril 2026

Route du Vent

D21

entre Saint-Agrève et Nonières 



sur la Route du Vent les pierres murmurent des souvenirs oubliés et les herbes s’inclinent comme pour saluer les voyageurs d’un autre âge  Là où le ciel effleure la terre des courants invisibles portent des voix anciennes tissées de magie et de promesses On raconte que ceux qui s’y aventurent ne marchent jamais seuls  le vent devient leur guide leur épreuve  ou leur destin











24 avril

Route du Doux

entre les Nonières et Tournon sur Rhône


Sur la Route du Doux le monde semble respirer plus lentement comme bercé par une tendresse  Les arbres y penchent leurs branches en silence offrant leurs ombres comme un refuge aux âmes fatiguées Un parfum de miel flotte dans l’air et chaque pas résonne comme une caresse sur la terre On dit que ceux qui suivent ce chemin oublient peu à peu leurs fardeau   jusqu’à ne plus savoir s’ils marchent encore ou s’ils rêvent


























le lieu est
l’espace est délimité
la position est donnée
le dedans se distingue
le dehors existe
le point est fixé
la présence s’inscrit
le lieu contient
le lieu se maintient
le lieu demeure




certains lieux ne se contentent pas d’être là 

ils rayonnent

ils n’occupent pas l’espace 

ils le modulent















autour d’eux quelque chose s’installe 

une tonalité 

une manière d’être qui ne se voit pas 

mais qui agit














leur empire n’est pas fait de frontières 

mais d’influences lentes


une présence qui s’étend sans se déclarer


on entre dans ces lieux sans franchir de seuil visible 

et pourtant quelque chose change


le regard se déplace

le corps s’accorde autrement


ils imposent sans contraindre 

ils orientent sans diriger

comme si le monde y adoptait une autre respiration


chaque pierre 

chaque silence y participe

tout y devient signe sans jamais forcer le sens


ces lieux ne possèdent rien et pourtant ils tiennent

ils tiennent parce qu’ils laissent être

et c’est peut être cela leur empire

une cohérence invisible qui ne s’impose pas mais qui persiste


on les quitte

mais ils ne nous quittent pas

ils continuent de résonner en nous comme 

une chambre intérieure

où quelque chose demeure

sans nom

mais indéniablement présent




le lieu 

sera une présence qui accueille
il ne contiendra pas seulement il retiendra ce qui passe

dans son espace habité il dira
que se tenir quelque part c’est déjà appartenir




certains lieux  font toujours régner 
autour d'eux leur empire 
particulier















fractal


le fractal sera une répétition sans fin
il reproduira l’infime dans le vaste sans jamais s’épuiser
et dans cette mise en abyme il dira
que le tout se cache dans chaque fragment



une fractale 
n’est pas une forme mais 
un retour 


une figure 

qui se redit à toutes les échelles 

comme si 

le détail refusait d’être secondaire

















elle ne commence pas elle insiste 

elle répète sans répéter tout à fait 

chaque fragment porte l’empreinte du tout et pourtant 

s’en écarte à peine


dans une fractale le proche ressemble au lointain 

le minuscule devient paysage 

le vaste se replie dans l’infime


c’est une patience de la forme 

une persistance qui explore toutes ses variations 

sans jamais quitter sa source


elle ne se développe pas elle se déploie 

elle ne progresse pas elle approfondit


comme une pensée qui se pense encore et encore 

non pour conclure mais pour se reconnaître 

sous des visages multiples



la fractale dit peut être cela 

que l’infini n’est pas ailleurs 

mais dans la fidélité d’un motif qui accepte 

de se transformer sans se perdre




elle est une mémoire active une répétition vivante 

où chaque retour ajoute 

une nuance sans rompre l’unité




dans ce jeu sans fin 

il n’y a ni centre ni périphérie 

seulement une continuité vibrante 

où chaque point est passage



comme si 

l’univers avait choisi de se dire 

en se réécrivant indéfiniment dans ses propres marges


une écriture sans fin 

où chaque ligne contient toutes les autres 

sans jamais les enfermer

























dimanche, mai 03, 2026

la limpidité d’eau 

n’est pas seulement une transparence mais une manière 

d’effacer ce qui regarde 


on croit voir à travers mais ce qui se révèle c’est l’absence d’obstacle 

une clarté qui ne retient rien 


l’eau limpide ne garde pas la trace elle laisse passer le monde 

comme si le monde n’avait jamais pesé 


elle ne possède pas la lumière elle 

la laisse être













dans cette offrande silencieuse tout devient 

plus précis 


non parce que quelque chose s’ajoute mais parce que 

rien ne résiste


la limpidité d’eau est une leçon sans voix


être là sans retenir

laisser apparaître sans s’interposer


elle ne cherche pas à être pure elle est pure parce qu’elle 

ne cherche pas


dans cette absence d’effort elle touche à une forme de justesse 

presque invisible


comme si la transparence était une manière de disparaître 

sans quitter


dans cette disparition tout devient présent 

sans épaisseur


une clarté simple

où voir et être vu cessent de se distinguer

comme si le monde passait à travers lui même sans 

jamais se troubler















le bleu est

la couleur fluctue
la surface ondule

aucune rive n’est présente

la limite n’apparaît pas
l’étendue se déploie

le mouvement varie
le regard suit
le bleu persiste

l’absence de rive demeure














la clarté est


la lumière est forte
l’espace est inondé
les formes sont nettes
les contours tranchent

l’éclat se produit

la vision est directe
la lumière persiste
la clarté domine


l’éclat demeure







la nuit est imminente 


la lumière diminue le jour se retire
l’ombre avance le ciel 
s’assombrit


les formes se fondent le contraste baisse 
le silence s’étend la nuit arrive
l’obscurité 
se pose


























le sucre d’améthyste 

tache l’eau du robinet 

comme le jet d’encre d’une imprimante


sur le papier mouillé 

les mots  


mais la poussière s’est dissoute

laissant un liquide à peine perceptible


peut se transmuer

au tintement de la petite cuillère

en une peinture de raisin en sursaturation
















alogon

l’alogon sera une présence sans raison
il échappera aux cadres du sens
dérivera hors des lois
et dans son étrangeté nue il dira



que tout 
n’est pas fait 
pour être compris





l’alogon est posé

















le logos est absent
la raison n’est pas engagée
la parole ne structure pas
le sens n’est pas formulé
la pensée ne se fixe pas
l’ordre ne s’établit pas
l’état reste sans discours
l’alogon persiste


l’absence demeure






alogon ne se comprend pas 

il se tient au bord de ce qui échappe


ce n’est pas l’absence de logique 

mais 

un dehors de la logique 

un lieu où les raisons cessent de se suivre et commencent

à se dissoudre



le logos cherche à relier à ordonner à dire pourquoi

l’alogon laisse être sans pourquoi


il n’est pas chaos au sens d’un désordre 

il est plutôt

une antériorité 

une zone où le sens n’a pas encore pris forme 

ou a déjà cessé d’en avoir besoin


dans l’alogon les choses ne signifient pas 

elles apparaissent

elles ne renvoient pas 

elles insistent



c’est un espace 

où la pensée ne progresse plus 

mais s’ouvre comme si comprendre 

devenait secondaire face au simple fait d’être en présence



peut être que l’alogon est ce qui subsiste 

quand toute explication 

s’épuise



une nudité du réel 

sans médiation sans justification


dans cette nudité il n’y a ni erreur ni vérité seulement 

une évidence brute qui ne se laisse ni saisir ni traduire


comme un silence qui ne manque de rien

comme une présence qui n’a pas besoin 

d’être comprise pour être

totale











la philosophie classique 
fonctionne souvent comme ça 

un problème 

une origine → une démonstration → une conclusion



version rhizomatique 

pas d’origine unique
pas de centre
pas d’ordre imposé


tu peux commencer n’importe où 


une intuition
une phrase
une image
une expérience vécue

et ensuite tu connectes




















penser par connexions et non par déductions

au lieu de dire 
donc → conclusion logique

essaie 
ça me fait penser à → connexion inattendue



exemple 

un concept philosophique → une scène de film → 
une sensation → une idée politique

le but n’est pas d’être
rigoureux au sens classique mais productif 

créer des idées nouvelles
suivre les lignes de fuite

quand une idée devient trop stable trop évidente 
ne la solidifie pas
fais-la fuir

pose-toi 

où ça pourrait aller autrement 
qu’est-ce que ça exclut 
quelle variation la transformerait complètement 





penser
ce n’est pas stabiliser 

c’est faire varier

écrire 
comme une carte pas comme un système

au lieu d’un plan classique 
introduction / développement / conclusion

essaie 

fragments
blocs
entrées multiples

ton texte devient 
une carte qu’on explore
pas une démonstration qu’on suit



accepter la multiplicité et même la contradiction

dans une pensée rhizomatique 

tu peux tenir plusieurs idées en tension
sans les résoudre immédiatement

ce n’est pas un défaut — c’est une richesse

expérimenter 
philosopher = tester


pour Deleuze 
philosopher ce n’est pas seulement analyser 
c’est expérimenter des concepts


concrètement 

prends une idée
déplace-la
teste-la dans d’autres contextes

comme un laboratoire mental





penser 
de manière rhizomatique 
c’est 




commencer n’importe où

créer des connexions multiples

suivre des lignes de fuite

écrire comme une cartographie vivante

privilégier la création à la démonstration






















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
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"ô le plus violent paradis"

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C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion L.A.S L.D. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Vioulac Virgile Virgule visage VitaNova Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf wuwei ww. WWFDH www Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

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