lundi, novembre 24, 2014

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air

dôme

azur
clair et brillant

solitaire


*

le
grain
du bois est
plus

profond


*


ces
spirales
blanches

certifient le motif

intérieur




















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dimanche, novembre 23, 2014

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Le compas et l'entonnoir














Un jour
je croise un homme
sur une piste forestière.





Il s'arrête et m'explique que l'humanité se divise en deux catégories d'individus : les Classiques et les Indiens. Ils sont inséparables, marchent toujours par paire. Un Indien ne se déplace jamais sans son Classique de même que l'intuition ne peut se passer de la raison.




Gérard Garouste

KOSHKONONG  

Numéro 1 Hiver 2012
















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Koshkonong 
est un mot indien 
Winnebago 
qui donne son nom
à un lac important 
du Wisconsin

Il signifie 

au-delà de 
toutes les polémiques 
d'hier et d'aujourd'hui : 

The Lake we Live on
Le Lac qui est la vie.

















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ce qu'il faut savoir

tout ce que vous pouvez connaître

personne
animaux
le nom des arbres
des fleurs
et des herbes mauvaises

mouvements des étoiles
de la lune
et des planètes
magie traditionnelle
divination
astrologie
le livre des changements
le tarot

rêves illusoires 
démons
et dieux brillants

liberté sauvage de la danse
extase solitaire
illumination silencieuse 

entre
le
sommeil
et
l'insomnie



entre
le 
jour
et 
la nuit


les arbres 
tiennent dans le vent

le poème
sur la page

vivace







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samedi, novembre 22, 2014

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Ce terme étant aujourd’hui révolu (si on tient compte des développements politiques de la fin du deuxième millénaire), il n’en est que plus satisfaisant d’observer sa quasi parfaite absence au sein du corpus ducassien, si ce n’est dans l’acception astronomique. Négligeons donc, sauf pour lui jeter une couenne, ce vieux chat musculeux, contemporain des révolutions auxquelles ont assisté nos pères ; notons sans insister que Poésies I aligne les révolutions des empires et les faces des temps ; et réservons toute notre attention à la révolution du câble, annoncée avec plus d’un siècle d’avance dans la strophe ultime du Chant VI. Lautréamont ne va pas jusqu’à évoquer l’Internet, mais voici réparé cet excusable oubli : l’Internet est, je ne le nie pas, le contexte adéquat à la situation de la notion de révolution dans l’ordre ducassien. On se gausse d’Isidore Ducasse en l’appelant Félix, en lui offrant ce mou qui n’est exigé par le câble que dans sa phase préparatoire de déroulement, tout autant qu’en lui proposant, à l’instar de Raoul Vaneigem, de couvrir l’anarchie de son panache noir (j’aime constater qu’alors que le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en janvier 1967, comptait 109 occurrences du mot "révolutionnaire", 85 du mot "révolution" et une du mot "révolutionner", ce lexique daté a complètement disparu des pages des livres récents de l’ami Raoul). La révolution ne fut jamais que la passion de mettre la charrue avant les bœufs, au mépris du fait que la poésie, la logique, la morale et la révérence envers Elohim sont en mesure d’accorder leurs violons conducteurs dans un espace symbolique qui doit très peu aux circonstances politiques régionales, tandis qu’inversement celles-ci sont étroitement tributaires de ce qui se fait, ou ne se fait pas, dans la perspective d’un tel accord musical apte à donner le ton aux pensées en partance. On ne compte pas, au XXe siècle, ceux qui se sont appliqués à revivre le déboire de Victor Hugo remâchant l’amertume d’avoir coopéré, non loin de Lamartine, en 1848, à la mise en selle de Louis Bonaparte. Le poète doit savoir le premier que la qualité des changements est exactement celle des modes de leur déclenchement : celui qui use des armes de l’ennemi s’en rend indistinct. Prenant place parmi les traiteurs de texte, considérant comment Isidore Ducasse y applique le *tétraèdre des instances, le connecté entre dans un espace de souveraineté active où l’utopie est reine....Le dictionnaire du cacique .





















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vendredi, novembre 21, 2014

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Elle



ouvrit 
la bouche
et dit :
















tu t'alourdis toi-même
avec des idées fausses,

et ne peux voir choses
que tu verrais,

si tu les secouais.



Tu n'es pas sur terre,
comme tu crois ;

mais la foudre,
en fuyant son séjour,

court moins vite que toi,
qui y retournes.



en fuyant son séjour
il traverse la sphère de feu
qui est la demeure des éclairs





*

voix / fleur

lumière / écho

cascade jetée dans le noir

se nourrir de rosée lactée



il est 
rare de saisir

ainsi 
le saisissement 
dans l'insaisissable 









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cacique














caché
et je ne le suis pas

fantaisie
de passer les lignes

à la nage

brise
matin
feu
lacs

rien n'est dit

le travail
de correction ne fait que commencer

miroir 
brouillant
les feuillages




*


Quand tous apportent leur pierre tangible à l’œuvre commune, le savoir éclaire l’entière communauté, qui devient le lieu d’intégration pratique (qualité d’une vérité que, dès Ducasse, la poésie vise) d’une science que, bien longtemps déjà, nul cerveau ne contint toute. Nulle raison que la poésie s’exclue de la nouvelle unanimité ; au contraire, il faut honorer Isidore Ducasse d’avoir énoncé – lucide, premier – que dans un monde de lecture libre, dé-sé-di-to-ri-a-li-sée, et d’écriture libre, volant indéfiniment sur l’immatériel océan archivé de la totalité butinable, compréhensible et réinscriptible des textes, la poésie sera faite par tous.

® Non par un


















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Arbre














os nus

intermittences du temps

profondeur



feuille
pleurant la mort

riche 
silence de l'église


l'arbre


bougé-ondoyant
































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extérieur / intérieur













contre les myopes


croyez-vous donc

qu'il s'agisse d'une oeuvre

fragmentaire

parce qu'on vous la donne

en fragments ?










L.A.Instas-Sienne duomo octobre 2014
























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Pour 
les temps présents


















le choc

vient par le parfum

au commencement était l'herbe

respirez !




l'infini

entre dans ma poitrine

et souffle 
























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Alex Strohl








*















 l'air

où chantent les oiseaux

épaissi et humide

le bois



Larry Eigner

de l'air porteur















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jeudi, novembre 20, 2014

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je voudrais
cet horizon bleu

je voudrais
aller là-bas

je voudrais
avoir été là-bas

je voudrais
être là-bas maintenant







On the back roads 
of Glacier National Park, 
Montana

ici



















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Je crois qu'il n' y a pas d'autre
        lumière dans le monde
que le monde

et je crois qu'il y a de la lumière

George Oppen





Une panique qui peut encore
me tomber dessus

Peter Gizzi

l'externationale























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L’Externationale 

(The Outernationale) est le quatrième livre du poète américain contemporain Peter Gizzi (1959), et le premier à être intégralement traduit en français. D’abord remarqué outre Atlantique pour son édition de l’œuvre de Jack Spicer, son premier recueil “Some Values of Landscape and Weather” est accueilli par Robert Creeley comme un « livre novateur non seulement pour le lecteur, mais aussi pour l’écrivain et pour l’art. »

Avec L’Externationale, Peter Gizzi renouvelle la voix lyrique.

“Le lyrisme inquiet de Peter Gizzi ne ressemble à aucun autre – le buirssement très intime d'un rideau quotidien se levant sur une catastrophe extérieure. Son phrasé peut déchirer le cœur, sn œil réfracter la lumière ordinaire en visions pénétrantes.”


Adrienne Rich.








« Le corps cellulaire 

flouté dans le soleil, 

sursaturé par le brun rougeâtre 

du Polaroïd. 

Où allons-nous

Dans les secondes mécaniques

De ce film super-8, 

De cette couleur qui se pose ? » 


P.G.





José Corti





































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Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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