jeudi, décembre 18, 2014

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Alejandra Pizarnik













Si tu oses surprendre
la vérité de ce vieux mur
et ses lézardes, déchirures,
formant des visages, des sphinx,
des mains, des clepsydres,
sûrement une présence
arrivera pour ta soif,
probablement partira
cette absence qui te boit.






Alejandra Pizarnik, 
Chambre seule, Les Travaux et les Nuits, 
1965
























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..
questions






quel temps
se peut et ne se peut pas
mesurer
















où sont
le passé et 
l'avenir



en quelle sorte
le temps passé et l'avenir
sont présents



quels noms
il faut donner aux
différences du temps



de quelle sorte 
on peut mesurer
le temps




le temps 
est-il la même chose
que le mouvement des corps




*






la création du monde
et le temps

évidemment là
sous la forme d'un tracé disparu 



lumière des rayons orageux

solitude constante

je descends en ville
pour me promener au hasard












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sur la vacance poétique



fragments

sur une idée d'altération


déroulement

dominante pulsionnelle





rythme /  de déroulement

d'arrivée

des enchaînements métaphoriques

des éllipses



rythme / des thèmes

de leur apparition

de leur destruction




rythme / des structures

du discours

arrivée 

disparition





rythme /  de disposition

d'étalement

d'enserrement

d'écoulement




rythme /  de succession

des pas

des pages

de leur imbrication possible

comme autant d'empreintes...







l'état de critique est l'élément de liberté


















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mercredi, décembre 17, 2014

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lecture-jour

17 Déc.










chaque matin le soleil entrait
et dessinait sur le mur
de nouveaux carrés de lumière



annonces avances
une voix qui annonce



Entre la poésie et la rhétorique
il y a une différence :
la poésie,
tenant pour suffisante
la variété de ses formes,
est resserrée et obscure;
la rhétorique,
elle,
se complaît dans son aspect
riant et,
par son compte rythmique
véritablement splendide
de mètres,
de pieds,
d'accents,
de tons et de syllabes,
elle consolide son
ampleur
et sa beauté

VIe siècle




le temps n'existe pas
je n' y reviendrai pas

























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May Swenson



















Question

BY MAY SWENSON



Body my house
my horse my hound   
what will I do
when you are fallen

Where will I sleep   
How will I ride   
What will I hunt

Where can I go
without my mount   
all eager and quick   
How will I know   
in thicket ahead
is danger or treasure   
when Body my good   
bright dog is dead

How will it be
to lie in the sky
without roof or door   
and wind for an eye

With cloud for shift   
how will I hide?


































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Acacia Johnson













POLARIS





























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huis clos / rien
ne peut-être trop clair

les marches / parallèles 
et comme un cri en suspens













infime / il faut
que l'oeil s'habitue

articulations / blanches
dans le brouillage formidable du vent

crois-tu que / nous
puissions vivre ainsi

le déséquilibre


réflexibilité / heureuse
jusqu'à la cime

















l'angle / pour surprendre

le ciel


l'arc / dans mon ciel

s'éclaire




lassitudes / et ta main

passe

sur mes yeux ouverts




latitude / unique et rayonnante 


lame / poésie / le miracle

presque 

aussi blanc que l'air






lieu / douloureux

je suis


je brûle



allitération / dévastée  / claire



alternance / étonnée

toujours































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mardi, décembre 16, 2014

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Noah Kalina




















Noah Kalina is a photographer 
based in Brooklyn and Lumberland, 
New York.






























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BIEN  

beaucoup




autrefois

l'hiver

on avait bien de la neige


*

COUPER L'AIR

réchauffer un local sans chauffage


allume une flambée dans la cheminée

juste pour dire de

couper l'air


.
*




Décembre

I.C.

HIVER
NOËL

soleil en Sagittaire 
il rentre en Capricorne le 22

Saturne visible à l'aube

froid
vent

neige
pluie

neige pluie

assez beau
froid

assez beau

Ces choses-là, je les sais.




le singe 
que le vent a fait tomber
se tient
mieux aux branches




Poésie :

remettre sans cesse 
au présent ce qui est au passé



je veux
que mon poème s'écrive sans moi






















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Pierre Parlant













4


ORTIE (sinon ronce) 
est le signal brûlant de ce vertige,
un secret ordinaire et plausible gardé
dans le taillis des morts

la ligne souple végétale
figure la dérivée d'alliance,
chaque feuille rappelle son argument

une expérience aux yeux rougis



in conjoncture TR KL
K.O.S.H.K.O.N.O.N.G.

Photographie
Brigitte Palaggi,




cipM

si bien que certains mots














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*















aller au soleil


ici le passage 
d'un afflux galvanique 

une secousse nerveuse
qui vivifie et transfigure



goûter la tranquillité de la nuit



tous les caractères 
d'une véritable sublimation

vous voyez ce que je veux dire

la nature de l'eau 
terrestre

reste encore mystérieuse


P.

elle est à la fois

un ajout et une ellipse 



aimer l'appareillage des chambres -claires

































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lundi, décembre 15, 2014

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3

s'ensuit un aplomb coloré dont chaque fruit témoigne
une fois mordu


PIERRE PARLANT












composition du deuxième numéro

ici























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Notes sur la montagne





















La contemplation de la montagne implique une intériorité plus grande que celle de la mer. D'ailleurs, s'il n'est pas rare de rencontrer sur les quais, sur les rivages des personnes (de toutes sortes) accoudées ou assises face à la mer en observations silencieuse, le cas est beaucoup moins fréquent en montagne. À cause de l'agitation permanente, des mouvements de l'eau, des vagues même peu marquées, la mer donne l'idée de la vie — changeante, imprévisible —suscitant une curiosité sinon une attente — que va-t-il se passer maintenant ? « La mer, toujours recommencée ! » C'est toute une trame anrrative, avec ses anecdotes en sus, le passage d'un bateau de pêche, l'apparition d'une voile là-bas, le train des nuages au ciel, qui se met en place. La montagne, elle, souvent déserte, immobile ne connaît que les modifications de la lumière, beaucoup moins rapides sous les climats qui sont les siens. Quant à l'intérêt pour les météores il exige une attention subtile, une patience attentive indifférente à la monotonie.



Claude Dourguin, 
Journal de Bréona, Isolato, 2014, p. 55-56.


source 
Tristan Hordé
Littérature de partout

ici





















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dimanche, décembre 14, 2014

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1.  

Traitement 
direct de la chose
subjective ou objective

2.

N'utilisez 
aucun mot qui 
ne contribue à l'exposé

3.

En matière 
de rythme composer 
en suivant celui de la phrase 

musicale 
non celui du métronome.


Voici les règles
basiques édictées par Pound































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Boulon
Dans la charpente
De l'immeuble -
Un navire
S'échoue
Sa quille immense
Heurte
Un rocher
A quinze pieds
De profondeur
Dans l'eau du port -
La fibre de
Cet arbre vit
S'élance à travers
Branches et feuilles
Vers le haut

G.Oppen






Les poètes objectivistes ont été introduits en France grâce à Serge Fauchereau, en 1968, et un dossier leur a été consacré par la revue Europe en juin-juillet 1977 ; depuis, les traductions se sont succédé et l'on dispose maintenant de tout ou partie des œuvres de Louis Zukofski (1904-1978), George Oppen (1908-1984), Charles Reznikoff (1894-1976) — seul Carl Rakosi (1903-2004) est encore peu traduit*. Le terme d'"objectivisme" a été introduit par Zukofsky en 1931 dans un numéro de la revue Poetry, qui réunissait les quatre poètes et leur aîné William Carlos Williams.... suite

















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Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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