Affichage des articles dont le libellé est essais. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est essais. Afficher tous les articles

jeudi, janvier 29, 2026



le monde n'est qu'une branloire pérenne...
la constance même n'est autre chose qu'un branle plus languissant

Montaigne


c'est l'une de ses réflexions les plus célèbres
sur la condition humaine et l'impermanence


l'essence du mouvement 

pour Montaigne rien n'est figé 
il utilise le vieux mot français branloire
une balançoire ou quelque chose qui oscille pour décrire l'univers




























le mouvement perpétuel  

même les choses qui nous semblent solides 
les montagnes les institutions nos propres certitudes sont en réalité 
en train de changer

la constance comme illusion  

c'est sans doute 
la partie la plus subtile de la citation 

il suggère que ce que nous appelons stabilité n'est en fait qu'un changement qui se produit très lentement la constance est simplement un branle plus languissant 
un mouvement plus lent


cette vision 
est d'une lucidité frappante

elle préfigure 
des concepts de physique et de philosophie 
bien plus récents 



l'impermanence 

elle rejoint la pensée d'Héraclite 

on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve 

l'honnêteté intellectuelle 

puisque tout change 

Montaigne refuse de figer sa pensée

c'est pour cela qu'il écrit des 

Essais 


il s'essaie

il tâtonne

il peint non pas l'être

mais le passage








je ne peins pas l’être 

je peins 

le passage  

Montaigne















voici une dérive verbale sur le mouvement qui nous porte et nous fonde car tout est flux tout est sillage de lumière et d'ombre mêlées dans le grand tamis du temps qui ne retient rien sinon la beauté du geste qui s'efface déjà pour laisser place à l'inédit car la fleur qui se fane n'est pas une perte mais l'offrande nécessaire au fruit futur et nos identités ne sont que des vagues successives se brisant sur le rivage d'une éternité mouvante où l'on n'est jamais le même que l'instant d'avant quelle joie alors de ne point être de marbre ni de pierre froide mais d'être cette étincelle fugitive qui danse dans le chaos des formes puisque la vie même ne palpite que dans la fêlure du changement et que la seule certitude réside dans l'élan gracieux de ce qui s'écoule vers l'horizon sans jamais se figer














lundi, octobre 06, 2025


fluide comme la vague souple comme le rameau


l’être vivant épouse le vent du monde

il plie sans rompre avance sans savoir

trouve dans l’élan même du mouvement sa demeure


chaque instant le transforme

chaque souffle le sculpte à nouveau

il n’a ni passé ni futur seulement la pulsation du présent

ce battement d’eau et de feu où la vie se reconnaît

















celui qui perd la conscience de ce mouvement se fige 

déjà

il s’éloigne de la vie


il croit se tenir debout

mais il n’est plus qu’une pierre au bord du fleuve

témoin immobile de ce qui passe sans lui

la mort

ce n’est pas seulement l’arrêt du souffle  

c’est l’oubli du flux

la perte de ce regard qui sait que rien ne demeure
















le mouvement comme principe fondamental de la vie


pour Héraclite tout est mouvement

on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve 

le monde est 
un flux permanent 
une tension continue entre des contraires 

le jour et la nuit la vie et la mort le chaud et le froid

rien ne demeure tout devient

















la vie dans cette perspective n’est pas une chose fixe mais 
un processus 
une circulation d’énergie et de transformation

être vivant 
c’est participer à ce flux 
c’est changer évoluer s’adapter


la conscience du mouvement  vivre en éveil


Héraclite ne parle pas seulement du mouvement physique ou naturel mais aussi du mouvement intérieur de l’âme et de la pensée

perdre la conscience de ce mouvement c’est se figer  mentalement émotionnellement spirituellement

c’est vivre 
comme si le monde était immobile 
comme si rien ne pouvait changer


or dès qu’on cesse de percevoir le changement on cesse d’être vivant au sens héraclitéen

on entre dans la répétition mécanique dans la routine dans la fermeture

la vie devient alors une inertie 

une mort lente de la conscience.


le contraire de la vie  l’immobilité


la mort pour Héraclite n’est donc pas seulement biologique : c’est la perte du mouvement intérieur du questionnement de la curiosité du lien avec le flux du monde

être  mort en ce sens c’est ne plus être capable de se transformer de remettre en cause ses certitudes de sentir que chaque instant est nouveau


la sagesse héraclitéenne consiste au contraire à vivre en accord avec le devenir à accepter que tout change y compris soi-même

c’est cela être véritablement vivant 

être conscient du mouvement et s’y accorder




la vie 

mouvement tension transformation


la mort 

immobilité rigidité fermeture



Vivre selon Héraclite 

être attentif à la dynamique du monde et de soi 

accueillir le changement comme la loi même de l’existence







le sage, chez Héraclite, n’essaie pas d’arrêter le courant il y plonge il s’y accorde il devient le mouvement lui-même Et dans ce consentement au changement il trouve la paix non celle de l’immobilité mais celle du devenir

















dimanche, octobre 05, 2025

la pierre et l’éternité


la pierre n’est pas simplement un morceau de matière  elle est mémoire témoin silencieux du temps Chaque grain chaque veine chaque fissure raconte l’histoire des forces qui l’ont façonnée : le feu qui jaillit des entrailles de la terre la pression des siècles l’usure des vents et des eaux Une pierre est à la fois un fragment du monde et le monde lui-même concentré réduit à son essence la plus durable


regarder une pierre c’est contempler l’éternité dans l’instant  Car elle transcende le temps humain : des milliers des millions d’années se sont succédé pour que ce bloc existe et pourtant il demeure là immobile indifférent aux époques qui passent La pierre nous force à penser autrement : non pas en termes de durée éphémère de la vie humaine mais en termes d’endurance et de continuité Elle nous apprend que l’éternité n’est pas un concept abstrait mais une présence tangible inscrite dans la matière
















Elle enseigne également l’humilité Face à la pierre l’homme réalise la petitesse de ses projets et de ses passions Nos villes s’effacent nos noms s’éteignent et pourtant la pierre reste témoin de forces qui nous dépassen. Et dans cette permanence il y a une leçon subtile : l’éternité n’est pas seulement ce qui dure mais ce qui contient le monde dans son silence dans sa stabilité


la pierre n’est pas morte : elle est active dans sa persistance Chaque fissure chaque cristal chaque grain est l’expression de l’énergie accumulée dans les siècles Elle nous rappelle que l’éternité n’est pas statique qu’elle est le produit du temps long du mouvement imperceptible des forces naturelles à l’œuvre La pierre devient alors une métaphore de la vie elle-même : durable patiente silencieuse et capable de concentrer en elle l’infini de l’histoire et de la nature


Ainsi méditer sur la pierre c’est méditer sur l’éternité C’est accepter que le temps humain n’est qu’un souffle Apprendre à sentir à travers ce souffle l’immense continuité du monde La pierre dans sa simplicité apparente nous ouvre une fenêtre sur le cosmos sur ce qui dépasse la vie sur ce qui perdure au-delà de tout passage

















samedi, octobre 04, 2025

le lièvre à queue noire

sur le plan naturel

le lièvre est souvent vu comme une créature 
de vivacité de ruse et 
de fragilité

la mention d’une queue noire introduit une singularité une anomalie par rapport à l’image habituelle du lièvre à la queue blanche

cela attire l’attention sur l’exception l’étrangeté
le détail qui détonne dans la nature





























sur le plan symbolique

le lièvre animal lunaire dans de nombreuses traditions est associé à la fécondité au renouveau à la rapidité de l’esprit 

il symbolise aussi l’évasion l’instinct de survie la vigilance

la queue noire 

le noir peut représenter le mystère l’ombre la part cachée des choses

ici cela pourrait signifier que sous l’apparente innocence et légèreté du lièvre se cache 
un poids une profondeur une énigme

ainsi  le lièvre à queue noire  pourrait figurer l’innocence entachée d’ombre la légèreté portant en elle une gravité secrète ou encore la vitalité qui n’oublie pas la mort


lecture poétique et métaphysique

on pourrait entendre dans cette expression 
une image du paradoxe

le lièvre messager de la vie qui bondit
porte une marque sombre rappel de la mort

la vitesse et la fragilité se mêlent à un signe d’opacité, d’inconnu

c’est l’existence humaine elle-même 
courir dans la lumière tout en portant une ombre


vision spirituelle

dans certaines traditions mystiques un animal marqué d’un signe noir peut être perçu comme un guide paradoxal il attire par sa familiarité le lièvre petit fragile terrestre mais déstabilise par son signe d’ombre la queue noire qui signale un passage vers une vérité plus profonde

ainsi  le lièvre à queue noire  pourrait être vu comme une image de la réalité voilée

elle se présente sous des formes légères presque anodines mais cache en elle un secret une clé peut-être une invitation à suivre cette ombre pour découvrir un savoir oublié






le lièvre à queue noire bondit dans la clairière

sa course est vive son souffle léger
mais derrière lui flotte une ombre
comme un rappel discret de ce qui ne peut s’oublier.

blancheur de son pelage innocence du jour
et pourtant au bout de son corps
un signe sombre une graine d’obscurité
ainsi va la vie  éclat et nuit cousus ensemble

le lièvre à queue noire est messager de l’instant

il nous dit  cours traverse franchis les herbes hautes
mais n’oublie pas que chaque bond
porte en lui la mémoire de la chute

il nous dit  la lumière ne brille que parce qu’une ombre l’accompagne
et nul n’échappe à ce sceau discret
que le noir imprime au cœur de l’éphémère

Le lièvre à queue noire n’est pas malédiction

il est rappel
il est le trait sombre sur la page blanche de l’existence
il est la nuit qui veille au bord du jour
il est le silence tapi au cœur du chant

et celui qui le suit comprend 

vivre c’est bondir dans la clarté
tout en portant sa part d’ombre
comme le lièvre à queue noire
qui traverse le champ des mondes
sans jamais cesser d’être double
























trois mondes trois royaumes six routes 


une vision cosmologique 

très présente dans la pensée
bouddhiste taoïste et dans certaines philosophies traditionnelles d’Asie 

les trois mondes
les trois royaumes
les six voies

sont des manières de penser 
la structure du réel et le cycle des existences
















trois mondes trois royaumes six routes


l’homme croit vivre dans un seul monde celui que ses sens lui donnent à percevoir 

mais la sagesse ancienne rappelle qu’il existe des strates de réalité  

trois mondes trois royaumes six routes d’existence 

cette multiplicité n’est pas un simple mythe 

elle est un miroir de notre expérience intérieure.


les trois mondes

monde du désir 
monde de la forme 
monde sans forme 

figurent les trois dimensions de notre rapport au réel 

le désir nous attache à ce qui change nous fait courir sans fin vers la satisfaction éphémère 

la forme nous installe dans la structure dans les lois dans l’ordre qui soutient la matière 

le sans-forme ouvre la voie d’une réalité subtile pure conscience qui n’est plus limitée par les contours du visible 

ces trois mondes ne sont pas ailleurs  ils sont en nous comme trois profondeurs de l’esprit


les trois royaumes

traduisent la lutte incessante entre ciel terre et enfer 

ils ne sont pas seulement des lieux mais des états d’existence 

le ciel c’est la clarté la bonté la générosité de l’esprit 

la terre c’est le lieu neutre de l’épreuve du travail quotidien où l’âme s’exerce 

l’enfer ce sont les passions destructrices les flammes de la haine et de l’ignorance qui brûlent en chacun de nous 

nous voyageons dans ces royaumes à chaque instant car nos choix nos pensées nos gestes nous y transportent


les six routes

enfin désignent les cycles innombrables par lesquels l’être chemine  dieux demi-dieux humains animaux esprits faméliques êtres des enfers 

ces voies sont autant de miroirs des états de conscience. 

être humain c’est déjà porter en soi ces six potentialités  la noblesse du dieu la jalousie du demi-dieu la clarté et la fragilité de l’homme l’instinct animal la faim insatiable de l’esprit famélique la souffrance des enfers


ainsi, les  trois mondes trois royaumes et six routes  ne décrivent pas seulement un cosmos extérieur mais une cartographie intérieure de l’âme

l’homme les traverse à chaque instant : il peut tomber en enfer par une pensée destructrice ou goûter au ciel par un seul acte de compassion

la métaphysique devient alors une éthique 

comprendre que nous voyageons sans cesse à travers ces sphères nous invite à choisir consciemment notre route.


la véritable libération ne consiste pas à échapper à ce cycle en fuyant mais à le reconnaître à voir en lui un jeu de causes et d’effets 

alors s’ouvre la possibilité de le transcender  

franchir les routes dépasser les royaumes unifier les mondes

au bout de ce chemin se trouve peut-être l’espace sans lieu ni temps où l’on découvre que ces divisions n’étaient que reflets d’une seule réalité



trois mondes trois royaumes six routes


tout est tissé dans le même voile d’illusion. 

ce que nous appelons  monde  n’est qu’un reflet mouvant sur la surface d’une eau sans fond 

pourtant sous ce voile la tradition murmure qu’il y a trois mondes trois royaumes six routes  autant de portes que l’esprit franchit dans son voyage sans fin


les trois mondes ne sont pas des lieux que l’on atteint, mais des couches d’existence qui se superposent en nous. 

le monde du désir est une mer agitée toujours en quête toujours insatisfaite semblable à une flamme qui consume sans jamais se rassasier 

le monde de la forme est une montagne stable qui donne structure et limite mais dont la fixité peut devenir prison. 

le monde sans forme est un ciel invisible une vastitude pure où il n’y a plus ni contours ni attaches seulement la respiration infinie de l’être


les trois royaumes se déploient comme trois résonances du même chant 

le royaume céleste est l’éclat de la lumière la clarté de l’esprit quand il se souvient de sa source

le royaume terrestre est le champ de l’épreuve où nous semons et récoltons où l’âme apprend lentement à se connaître 

le royaume infernal n’est pas un gouffre lointain  c’est l’ombre qui s’ouvre dès que la haine ou l’ignorance s’allument dans nos veines. 

chacun porte en soi ces trois royaumes et chaque instant peut nous faire basculer de l’un à l’autre


et les six routes… elles sont comme les veines d’un grand corps cosmique 

elles nous entraînent dans des états sans cesse changeants  extase des dieux jalousie des demi-dieux fragilité humaine instinct des bêtes faim sans fin des esprits errants tourments des enfers 

mais ces routes ne sont pas seulement ailleurs dans une vie future : elles sont des paysages intérieurs que nous traversons en un seul jour


ainsi l’univers est un labyrinthe de reflets un fleuve qui se divise et se rassemble une roue qui tourne sans fin 

le voyageur qui comprend cela cesse de chercher un point fixe : il apprend à reconnaître les mondes comme des songes les royaumes comme des miroirs les routes comme des pas dans un rêve

alors s’ouvre la voie mystique : voir que tout cela en vérité n’est qu’un seul océan un seul souffle une seule conscience qui se déploie à travers d’innombrables visages.


et dans ce silence  là où les mondes se rejoignent où les routes se dissolvent  se révèle peut-être l’ultime mystère : il n’y a jamais eu de royaume jamais eu de chemin. 

il n’y avait que l’Être sans commencement ni fin se contemplant lui-même dans l’éclat des formes et la fluidité des rivières




Ainsi ai-je entendu 


Il est trois mondes et les trois mondes sont un

Il est trois royaumes et les trois royaumes sont en toi

Il est six routes et les six routes se lèvent à chaque souffle


Le monde du désir est sans repos comme une mer agitée

Le monde de la forme est sans fin comme une montagne de pierre

Le monde sans forme est sans limite comme un ciel sans contour

Trois mondes un seul esprit.


Le royaume céleste resplendit dans la lumière de la compassion

Le royaume terrestre demeure dans le cycle des semailles et des moissons

Le royaume infernal s’ouvre dans la haine et dans l’ignorance

Trois royaumes un seul cœur


La route des dieux est éclatante comme l’éclair mais se dissipe

La route des demi-dieux est jalouse comme l’ombre qui suit la lumière

La route des hommes est précieuse car c’est ici que s’ouvre le choix

La route des bêtes est oubli sommeil profond dans l’instinct

La route des esprits faméliques est soif sans apaisement

La route des enfers est feu qui dévore l’esprit de l’intérieur

Six routes un seul souffle


Celui qui contemple voit que ces mondes 

ces royaumes ces routes ne sont pas ailleurs


Ils surgissent et s’éteignent dans le même instant

comme reflets sur l’eau

comme songes dans le sommeil


Alors le sage comprend 

les mondes ne sont pas ultimes

les royaumes ne sont pas fixes

les routes ne sont pas éternelles


Derrière les trois mondes se tient le sans-monde

Derrière les trois royaumes s’ouvre le sans-royaume

Derrière les six routes s’étend le sans-route


Ce sans-monde ce sans-royaume ce sans-route

est la Source unique

la Conscience sans début ni fin

le Souffle immobile où tout retourne


Ainsi 

le voyageur qui voit ne voyage plus

Ainsi 

celui qui cherche découvre qu’il n’y a rien à trouver

Ainsi

l’Être contemple l’Être

et les montagnes les rivières les flammes et les étoiles

ne sont que des miroirs du Silence


Nés du vide retournant au vide

surgissant comme l’éclair s’éteignant comme l’écho

les trois mondes les trois royaumes les six routes

sont l’unique danse de l’Infini





























montagnes et rivières sans fin 

une image poétique et philosophique très riche



sur le plan naturel et poétique


paysage sans limite 

l’idée de chaînes de montagnes et de rivières qui se succèdent à l’infini traduit la puissance de la nature sa capacité à dépasser l’homme à lui rappeler qu’il n’est qu’un passant au milieu de cycles immenses

voyage interminable 

elle suggère une route sans fin où chaque sommet franchi révèle un autre horizon et chaque rivière traversée conduit vers une autre vallée

beauté en mouvement

les montagnes sont la stabilité l’ancrage tandis que les rivières représentent le flux le passage l’érosion ensemble elles créent un équilibre entre permanence et changement



















sur le plan symbolique


la vie humaine

les montagnes symbolisent les épreuves les obstacles à gravir alors que les rivières représentent le temps qui s’écoule nos émotions ou encore le fil de notre destinée

la formule pourrait alors traduire la vie comme une alternance sans fin de luttes et de flux

le chemin spirituel

dans certaines traditions orientales taoïsme bouddhisme montagnes et rivières représentent la voie de l’éveil  

les montagnes pour la contemplation et l’élévation

les rivières pour la fluidité et l’adaptation.

l’infini

L’idée d’absence de fin peut aussi ouvrir vers une réflexion sur l’éternité la continuité du monde après nous ou encore sur l’impossibilité de saisir la totalité du réel


sur le plan artistique et littéraire


métaphore du récit

comme un roman ou un poème qui ne se clôt jamais vraiment l’expression peut incarner une narration ininterrompue où chaque épisode mène à un autre

peinture et calligraphie chinoises

dans l’art classique les paysages de montagnes et d’eaux sont peints pour exprimer l’union entre l’homme et la nature une profondeur à la fois esthétique et spirituelle

musique

l’idée de  sans fin  peut se traduire par une mélodie cyclique qui se renouvelle toujours sans jamais conclure




montagnes et rivières sans fin


l’homme lorsqu’il lève les yeux vers les montagnes croit voir un sommet une limite qui marque l’aboutissement de son effort 

pourtant arrivé au sommet il découvre une autre crête plus haute encore et derrière elle une chaîne entière se déployant à l’horizon 

ainsi en va-t-il de l’existence : chaque victoire n’est qu’un palier vers une nouvelle épreuve chaque certitude n’est qu’un moment fragile avant que ne s’ouvre un autre questionnement 

la montagne 
nous enseigne la patience 
de celui qui avance sans prétendre à 
un terme définitif


les rivières elles ne cessent jamais de couler

leur mouvement nous rappelle que rien ne demeure immobile 

même les rochers les plus anciens face à leur passage finissent par s’éroder 

la rivière est le symbole du temps de la vie qui ne peut être retenue de l’esprit qui apprend à se laisser porter

elle est l’art de la souplesse de l’adaptation de la confiance dans un cours plus vaste que nous


montagnes et rivières sans fin 

c’est l’alliance de la permanence et du changement de la solidité et du flux 

c’est une manière de dire que la vie n’a pas de but ultime mais une infinité de passages d’étapes d’ouvertures

l’existence n’est pas une ligne droite vers une fin mais une traversée sans cesse recommencée


philosophiquement cette image nous invite à une humilité profonde Nous ne pouvons posséder le monde ni le figer dans une compréhension définitive Comme les voyageurs d’un chemin infini nous ne faisons que traverser des paysages les uns abrupts et immobiles comme des montagnes les autres mouvants et insaisissables comme des rivières La sagesse consiste peut-être à marcher sans impatience à contempler ce qui s’offre à accueillir l’infini des formes sans vouloir les réduire à une fin















je possède une barque détachée de tous les climats 



la barque comme métaphore de l’existence


la barque est un symbole ancien du passage du voyage de la traversée

elle évoque à la fois la fragilité un petit navire exposé aux éléments et la liberté l’absence d’ancrage la possibilité de partir 

posséder une barque c’est posséder un moyen de se déplacer de s’arracher à la fixité 

elle figure la condition humaine : 

un être jeté sur les eaux du monde sans certitude de port mais doté d’un véhicule fragile  son propre corps sa conscience  pour naviguer

















détachée de tous les climats  l’indépendance intérieure


que la barque soit  détachée de tous les climats  signifie qu’elle n’est pas soumise aux variations extérieures : ni au beau temps ni aux tempêtes ni aux saisons ni aux humeurs du monde 

Philosophiquement cela renvoie à une forme d’autonomie intérieure, proche de l’idéal stoïcien : être en soi-même un espace de liberté que rien d’extérieur ne peut ébranler 

c’est l’image d’un sujet qui traverse l’existence sans être ballotté par les contingences




la barque intemporelle  un espace hors du monde


cette phrase pourrait aussi s’entendre comme la présence d’un lieu intime qui échappe au temps et à la condition terrestre 

une barque hors des climats c’est une embarcation qui ne connaît ni pluie ni chaleur ni orages ni saisons 

elle flotte dans une dimension différente peut-être celle de l’esprit de l’imaginaire ou de l’écriture 

elle représente alors un espace intérieur invulnérable une échappée hors des déterminations


---


sens existentiel


posséder une telle barque c’est posséder en soi une force de détachement 

on peut la lire comme la capacité de l’esprit à se retirer des flux du monde pour habiter un espace de pure liberté 

elle incarne la possibilité de ne pas se laisser réduire par les conditions extérieures mais de vivre selon une vérité plus intime



liberté intérieure absolue 

la barque représente le soi et le fait qu’elle soit  détachée de tous les climats  signifie que ce soi ne dépend pas des circonstances mais qu’il flotte dans une dimension propre où il trouve sa sérénité

















vendredi, octobre 03, 2025

une expérience intérieure


la montagne par sa grandeur et son immobilité agit comme un miroir 

elle reflète nos états intérieurs et nous ramène à l’essentiel

la marche méditative en automne peut alors devenir 


un exercice de lâcher-prise face au passage du temps 

comme les feuilles qui tombent

une invitation à l’humilité 

le corps qui fatigue le souffle qui rappelle ses limites

une ouverture à la gratitude 

pour la beauté éphémère offerte













la marche méditative consiste à avancer lentement, en pleine conscience de chaque pas de la respiration et du contact avec la terre En montagne ce geste prend une force particulière  chaque montée demande un effort conscient chaque descente invite au relâchement Le corps devient un instrument qui se règle sur le rythme de la nature On ne cherche pas à atteindre un sommet rapidement mais à savourer le chemin



l’automne en montagne se distingue par ses couleurs flamboyantes  les forêts se parent d’or de cuivre et de rouge profond La lumière, plus douce qu’en été filtre à travers les arbres et révèle des contrastes subtils entre les cimes enneigées et les vallées encore tièdes Le silence est ponctué par le vent le bruissement des feuilles ou parfois le cri d’un rapace C’est une saison qui invite au ralentissement et à l’introspection















le néologisme  biocosmopoétique  désigne  

une philosophie de l’unité vivante et cosmique exprimée par la poésie

c’est une invitation à concevoir la parole la pensée et la création non pas comme une activité humaine isolée mais comme une résonance entre la vie l’univers et le langage 

une telle approche s’inscrit dans une perspective à la fois existentielle écologique et spirituelle  

être c’est participer au poème cosmique

















la biocosmopoétique pourrait enfin être conçue comme une ontologie poétique

une manière d’être qui reconnaît que l’existence n’est pas seulement une donnée brute mais une mise en forme constante une co-création entre l’homme le vivant et le cosmos. 

dans ce sens écrire ou créer c’est participer au poème cosmique en cours




on peut aussi voir dans ce terme une critique implicite de la modernité, qui a séparé le vivant de l’univers la science de la poésie l’homme du monde naturel 

la biocosmopoétique réunit ce qui a été dissocié 


elle est bio parce qu’elle reconnaît la valeur et la vulnérabilité du vivant 

elle est cosmo parce qu’elle inscrit ce vivant dans l’immensité cosmique dans une appartenance plus large que la Terre seule 

elle est poétique parce que ce lien ne peut être seulement pensé en termes de rationalité ou de chiffres  il demande une parole sensible imaginale créatrice


c’est une écophilosophie qui se refuse à parler du monde comme d’un objet, mais qui le célèbre comme un poème



d’un point de vue philosophique ce néologisme affirme que l’homme n’est pas séparé du cosmos 

il est un vivant parmi les vivants un fragment de l’univers qui parle 

or la parole, loin d’être un simple outil technique est une manière de résonner avec l’ordre du monde

la biocosmopoétique serait donc une tentative d’habiter poétiquement la Terre et le Ciel de redonner à la parole une fonction cosmique 

non pas dominer, mais chanter l’unité du vivant et du tout





















vendredi, octobre 20, 2023

ne 
m’émeut et 
ne m’occupe aujourd’hui 
que ceci 
 
comment 

dans une époque 
semblable à la nôtre 
il s’est lui-même libéré intérieurement 

et 

comment 

en le lisant 
nous pouvons
nous-mêmes 
nous fortifier à son exemple

































je vois en lui 

l’ancêtre 

le protecteur et l’ami 

de chaque homme libre sur terre 

le meilleur maître de cette science nouvelle et pourtant éternelle qui consiste à se préserver soi-même de tous et de tout 

peu d’hommes sur terre se sont battus avec plus de loyauté et d’acharnement pour préserver leur moi le plus intime leur essence de tout mélange de toute atteinte venue de l’écume trouble et malsaine des agitations du temps et peu ont réussi à sauver du temps qu’ils ont vécu pour toute la durée des temps ce moi le plus profond


M




en vérité 
du fait qu’un tel homme a écrit le plaisir 
de vivre sur terre en a été 
augmenté 

pour ma part du moins depuis que j’ai fait connaissance avec cette âme la plus libre et la plus vigoureuse qui fût il me faut dire de lui ce qu’il dit de Plutarque 

à peine 
ai-je jeté les yeux sur lui qu’il me pousse 
une jambe ou une aile  


c’est à côté 
de lui que je me rangerais si 
le devoir m’imposait 
de se choisir 
une patrie sur la terre 




M
EST

une joviale 
sérénité qui a le 
don de rendre serein































mardi, juin 20, 2023



c’est 

une absolue perfection

et comme 

divine 

de savoir jouir loyalement 

de son être























voilà 

vous me copierez ces mots 

mille fois



et puis et puis et puis et puis et puis et puis et puis



en jugeant l’un par l’autre 


aucune prépondérance 


pas 
de vrai plaisir sans totale 
autonomie 


heureux qui joint la santé 
du corps à l’exercice 
de la pensée

 

ciel terre mer et toutes choses   
un néant 

partout où le vent m’emporte  je m’installe 
un moment

que 
de vide 
dans le monde 


















mercredi, octobre 21, 2020

 


21.10.2020

8

VIII


là se dresse la porte

qui ouvre sur les chemins de la Nuit et du Jour

encastrée entre

un linteau en haut et en bas

un seuil de pierre








celle-ci

bien que d'éther

est comblée par d'énormes battants

dont la très rigoureuse 

JUSTICE

détient 

les clés actionnées en échange




équilibre perfection harmonie

la très rigoureuse 

Justice

actionne les clés 

en retour de la juste prédisposition 

de celui qui se présente 

à elle


*


M. 
évoque 
bien quelque part 

la justice
en soi naturelle et universelle  

mais 
c'est pour 
constater aussitôt 
que nous n'y avons pas accès  

tout 
ce qu'on peut en dire ou supposer 
c'est qu'elle  

est 


autrement réglée  

et plus noblement   

que n'est cette autre justice   

spéciale   nationale   contrainte  

soumise 

au besoin de nos polices 

de nos sociétés 



















 

pensées  

la fortune y a bonne part
























la fortune

engage en son trouble et incertitude
aussi nos pensées

nous raisonnons 
hasardeusement et inconsidérément
dit Timée en Platon
parce que
comme nous
nos pensées ont grande participation
au hasard



hasard donne les pensées

et

hasard les ôte

point d'art

pour conserver ni pour acquérir 

pensée échappée

je la voudrais écrire

j'écris

au lieu

qu'elle m'est échappée


pensées



*




j'ai bien appris

que tout ce qui 
commence finit et que tout ce qui finit 
commence

j'ai bien appris

que tout ce qui 
s'élève descend et que tout ce qui descend 
s'élève

j'ai bien appris

que tout ce qui 
circule en vient à stagner 
et que tout ce qui stagne en vient à circuler





















































 



elle marche 

vers la pleine lumière du jour

















ses pieds 
obéissent à ses ordres

vastes 
en vérité ses enjambées

puissants 
sont ses membres


*



je force le passage

par la puissance de mes jambes


que mon ombre

ne soit pas capturée par vous


que mon âme

ne soit pas emprisonnée par vous


que la voie soit ouverte

pour mon âme et pour mon ombre


*


la pensée-poésie

veut-être échauffée et réveillée

par

les occasions 

étrangères présentes et fortuites


si 

elle va toute seule

elle ne fait que traîner et languir


l'agitation 

est 

sa vie et sa grâce 



















vendredi, octobre 09, 2020

 

et 
quand 
on ne fait rien

?

Montaigne 
a déjà répondu


















Nous 
sommes de grands 
fols

il a passé sa vie en oisiveté 

disons-nous

je n'ai rien fait aujourd'hui

quoi
avez-vous pas vécu

?

c'est non seulement 
la fondamentale
mais

la plus illustre de vos occupations



ne rien faire
c'est encore agir
puisque c'est vivre


résumer
l'esprit du zazen 
méditation assise  silencieuse et sans objet

en 
une formule

ne rien faire mais à fond !

c'est 
que vivre est

un 
acte 
suffisant 
à la fois minimal et maximal



faire bien l'homme

vivre à propos 

c'est vivre en acte

Montaigne maître zen





























dimanche, octobre 04, 2020






C’est 
un ami qui aide à vivre. 

Du fait 
qu’un tel homme a écrit 
en vérité on a plus de plaisir à vivre 
sur la terre  

déclare Nietzsche à propos de Montaigne






































alors qu’il serait difficile 
d’en dire autant de Platon, Kant ou Hegel. 

Quatre siècles et plus se sont écoulés depuis la rédaction des Essais, mais leurs lecteurs toujours y rencontrent un homme, souvent un frère. 


chacun ne cesse, avec Montaigne, de trouver matière… à quoi, au juste ? 

A penser, sans doute, mais sans gravité. A douter, bien sûr, mais sans drame. 

A « s’éjouir », surtout, en épousant heure par heure, avec son singulier mélange d’attention aiguë et d’abandon nonchalant, cet étrange métier de vivre – imprévu, fluctuant, vivace.

C’est ce que confirme à sa manière le philosophe André Comte-Sponville dans son Dictionnaire amoureux de Montaigne. 

Rarement un volume de cette belle collection aura si bien mérité son titre. 

Certes, il existe déjà un savant Dictionnaire Montaigne, riche d’une centaine de collaborateurs, sous la direction de Philippe Desan (Garnier, 2007), et des bibliothèques de commentaires, gloses et points de vue sont à disposition. 

Mais ce qui prime, chez Comte-Sponville, c’est d’abord la ferveur. 

Elle habite et nourrit cette vaste conversation avec le gentilhomme d’Eyquem. Avant tout, ce Dictionnaire… montre qu’avoir fréquenté Montaigne toute une vie n’émousse pas l’étonnement, n’atténue pas le plaisir.


Ni l’amitié. Pas l’amitié mythique de Montaigne et La Boétie – qui est réelle, évidemment, mais aussi mise en scène, presque « surjouée », par eux-mêmes. 

Plutôt celle d’un lecteur philosophe, qui veut partager ce qui lui paraît sonner si juste chez cet alter ego toujours en équilibre entre jadis et à présent. 

On lira donc ces centaines de pages, dépourvues de lourdeurs, comme une approche, à la fois pédagogue etsubjective, de l’univers de Montaigne.


Convergences et divergences

La plupart des entrées sont judicieuses, les citations sont très nombreuses, le tour des grandes questions est assuré, de « Montaigne philosophe ou non ? » à « Montaigne sage ou pas ? », en passant par les incertitudes impossibles à lever, notamment sur ses croyances religieuses.

Exercice d’admiration, d’initiation et de partage, ce livre est aussi, çà et là, exercice d’explication, au sens d’altercation, de confrontation. Loin de se contenter d’exposer Montaigne, et de donner allègrement envie de le fréquenter, André Comte-Sponville s’emploie à dialoguer avec cet ami absent-présent auquel il doit tant. 

Cette dette première « ne supprime pas, entre lui et moi, de nombreux désaccords », écrit le philosophe. La liste des convergences et divergences – façon « Montaigne et moi » – n’est pas des plus modestes, et ne constitue pas le meilleur de ce beau dictionnaire. 

Ceux qui apprécient l’auteur y retrouveront, au fil des pages, ses partis pris concernant le désespoir, le bonheur, la sagesse, la médecine, le suicide, la vieillesse ou le Covid – entre autres.


Resterait à chercher si être amoureux de Montaigne ne rendrait amoureux de soi-même. 

Cela n’a rien d’impossible, au contraire, puisque les Essais incitent à cultiver « l’amitié que chacun se doit », et rappellent combien « de nos maladies, la plus sauvage, c’est de mépriser notre être ». 

Ensuite, évidemment, c’est une question de mesure.


































 

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

" " (3x4) * & # 111 12 14 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati AN Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emmerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Nice Niedecker Nietzsche Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Vioulac Virgile Virgule visage Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf wuwei ww. WWFDH www Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

Archives du blog