dimanche, août 30, 2009

équations lumineuses de base


Les crimes s'entassent, les révélations misérables aussi, la bêtise et la malveillance font leur travail, l'ignorance aboie, mais voilà : silence, rien, pas une ride, autant en emporte le vent sur la steppe ou dans la toundra, et Hölderlin, toujours lui, s'impose avec ses équations lumineuses de base : " Le sens de la claire image vit tout entier ". Ou : " Le soir va s'achever dans la fraîcheur. " Ou : " Les jours différents déploient leur clarté. " Ou (et comme c'est vrai) : C'est avec le meilleur que l'homme se façonne. " Ou, pour changer en restant le même : " Les jours se mêlent dans un ordre plus audacieux. "
L'instant, rien d'autre, la notation pure et simple : une énorme liberté insoupçonnée est là.
°
Fragment d'une carte Italienne du Grand Paradis, vallée d'Aoste
avec Ph. Sollers, Studio, Folio 3168/P : 251
vers le Col de l'Abeille et le Col de la Lune, en avant route !

La grande vallée

Joan Mitchell

Les Prêles


Plantes vivaces
tiges creuses
striées
sans feuilles
un peu rudes
articulées
chaque noeud recouvert par une gaine dentelée
Prêles des bois
des prés
des champs
des marécages
des bourbiers et des marais
Prêle d'hiver
rameuse
panachée
queue de cheval
°
L.A. photographie, la grande Tourbière des Saisies, août 2009



L.A. photographies, le chemin dans la forêt
vers la grande Tourbière des Saisies
août 2009


Le chemin qui met tout en chemin,
le chemin qui à tout trace sa voie.
Tout est chemin.
°
L.A. photographies, le chemin vers la grande Tourbière des Saisies
août 2009, avec Martin Heidegger

Isoète des étangs




Les cils de l'étant !
°
Que veut dire " nommer " ? Nous ne sommes pas en peine de répondre : nommer, c'est pouvoir quelque chose d'un nom. Et qu'est-ce qu'un nom ? C'est la désignation qui nantit une chose d'un signe phonétique ou graphique, d'un chiffre. Et qu'est-ce qu'un signe ? Est-ce un signal ? Ou un insigne ? Une marque ? Ou bien ce qui fait signe ( ein Wink) ? Ou alors tout cela ensemble et encore autre chose ?
°
L.A. photographies, la grande tourbière des Saisies, août 2009
avec Martin Heidegger, Acheminement vers la parole, tel/Gallimard

Isoète des étangs
.
plante aquatique submergée à tige renflée en bulbe bilobé
feuilles raides
vert foncé
parfois arquées
pointues
lacs clairs
mares
étangs
en terrain acide
surtout collines et montagnes
souvent repérable grâce aux fragments de feuilles flottant près des rives
.


L.A. photographies, la grande tourbière des Saisies, août 2009

samedi, août 29, 2009


Sélaginelle
petite plante ayant l'aspect d'une mousse
plus grêles et plus douces au toucher que celles de Lycopodiella inundata
feuilles finement dentées avec une minuscule ligule
ce qui les distingue des mousses
prairies humides en montagnes
dépressions humides des dunes
en terrain basique.
°
L.A. photographie , dans la grande tourbière des Saisies, août 2009

jeudi, août 27, 2009

Air glacier le regard

seul
la pensée l'os et le feu
dans les arbres le vent

souffle
telle flamme ma sympathie
.
onde
sol
soleil
vent et nuages
mer montagne
bois et torrent
.
Mère des fils d'Enée
rien ne pourrait sans toi se lever vers le jour
Je viens je ne sais d'où,
Je suis je ne sais qui,
Je meurs je ne sais quand,
Je vais je ne sais où,
Je m'étonne d'être aussi joyeux.
°
Adage médièval dû à Martinus von Biberach
source Clément Rosset, La force Majeure, les éditions de Minuit
L.A. photographie, sur le chemin du Mont Thabor
de Chamonix à Briançon, août 2009

mercredi, août 26, 2009

le meilleur de la vie
lavé à l'eau-forte des pluies
et séché au soleil.
°
L.A. mélèze au Col des Thures, août 2009

Vingt ans plus tard


je franchis de nouveau le Col des Thures ( 2194 m )
qui sépare la Vallée étroite de la Clarée
cette vastitude où repose le Lac Chavillon, léger dans la paix du soleil
.
à coeur ouvert
près de ces mélèzes
la répétition du même
marchant sans cesse marchant
sous le pas sous le pas
la terre tourne
montagnes et rivières ne sont jamais les mêmes
Dans le silence, avec Hölderlin, l'esprit alentour fleurit
les esprits des bienheureux
Je médite sur ma trace et
prête une haute destinée au lieu qui seul demeure
.
L.A. photographie, Mélèzes au Col des Thures
avec Hölderlin
L.A. photographies,
le pin de la grande tourbière des Saisies
août 2009



L'Arbre Sensible !

Solitaire, il étend ses branches comme des bras dans un air dont la fraîcheur est perceptible. Le mouvement semble venir, non pas du souffle du vent, mais d'une dynamique intérieure que Cézanne perçoit dans toutes choses
:
" J'en ai eu un grand frisson. Si je fais par le mystère de mes couleurs partager ce frisson aux autres, n'auront-ils pas un sens de l'universel plus obsédant peut-être, mais combien plus fécond et plus délicieux ?... Les arbres sensibles ? Qu'est-ce qu'il y a de commun entre un arbre et nous ? Entre un pin tel qu'il m'apparaît et un pin tel qu'il est en réalité ? Hein, si je peignais ça...Ne serait-ce pas la réalisation de cette partie de la nature qui tombant sous nos yeux nous donne le tableau ?... Les arbres sensibles !..." ( à Gasquet, autour de 1900 ).
°
Pau Cézanne
le grand Pin ( détail), vers 1896
Huile sur toile , 84X92 cm, Musée De Arte, Säo Paulo

Paul Cézanne



Paul Cézanne habite au 7, rue des Feuillantines. Participe au " Salon des refusés " avec d'autres peintres refusés par le salon officiel : Edouard Manet, Pissaro, Johan Barthold Jong-King, James Abbot Mc Neill Whister, Henri Fantin-Latour. Peint des tableaux expressifs dans un cycle " jeté " et sauvage. A côté de Courbet et de Delacroix, il admire de plus en plus Manet, dont il reprendra plus tard le thème du " Déjeuner sur l'herbe " et celui " d'Olympia ".
°
Photographies, Cézanne vers 1861
1863, sur un lavoir de la Haute-Ubaye, août 2009 , L.A.

Contre-poème : chant parfait de la contre-voie

Grimpé sur le prunier
Je me suis régalé de raisins
Et le jardinier m'a crié :
Pourquoi manges-tu mes noix ?
°
Des prunes. Des raisins. Des noix. Et tout cela sur le même arbre ! Serait-ce un traité fantaisiste d'horticulture ? Pas du tout. Dans ces images déconcertantes on découvre un chemin secret et précis. Que mange-t-on dans la prune et qu'en délaisse-t-on ? On mange la pulpe et l'on rejette le noyau. Dans le raisin, par contre, on mange tout, pulpe et pépins. Mais dans la noix, c'est le contraire de la prune : on ne mange que le noyau et on rejette l'enveloppe. Ainsi aller de la prune à la noix, ce n'est pas folâtrer dans l'invraisemblable mais commencer par l'extérieur et l'apparence pour aboutir à l'intérieur et à l'essence. Chemin typique de toute initiation.
°
Yunus utilise ici un langage
A nul autre pareil
Car entre initiés très souvent
L'idée voile son vrai visage

°
Source, Jacques Lacarrière, la poussière du monde, Nil éditions
Yunus Emre

mardi, août 25, 2009

Comme les montagnes dominent sur de vastes étendues, c'est seulement grâce à elles que l'on peut parcourir le ciel, ce sont elles qui confèrent l'inconcevable privilège de s'élever avec le vent.
°
L.A. photographie, Lac de la Leisse, de Chamonix à Briançon, juillet 2009.

Vaste mouvement


vents et nuages
le ciel enlace
alpages et montagnes
la terre anime
.
Mesure fondamentale du ciel et de la terre, toutes les métamorphoses.
Grande Pureté ou Vague de pierre ne sont pas très loin !
°
L.A. photographie, le Col du Palet 2652 m,
de Chamonix à Briançon, juillet 2009.

Le pied

Avant tout, je chanterai les pieds. Que la muse m'inspire car le sujet prête à sourire. Les pieds. Nos pieds. Qui nous portent et que nous portons. Façonnés par une évolution subtile et millénaire qui les rendit plus fins que ceux des primates supérieurs, moins prenants que ceux des primates inférieurs, plus aptes à la station debout que ceux des plantigrades. Souvent, il m'arrivait le soir, au cours des premiers jours de cette longue marche, de contempler mes pieds avec étonnement : c'est avec ça, me disais-je que nous marchons depuis l'aube des temps hominiens et que nous arpentons la terre. ça, c'est à dire une cheville ( avec un tendon dit d'Achille mais avait-il un nom avant Homère ?) un cou, une plante, des doigts. Le tout soutenu, charpenté par l'astragale, le calcaneum, le tarse, le métatarse et les phalanges ; à quoi il faut ajouter, pour la région antérieure du tarse, le cuboïde, le scaphoïde et les cunéiformes. Ainsi nos pieds portent-ils en eux un monde à découvrir. L'éthymologie a beau être fausse, j'aime à me dire que dans l'astragale il y a astre plutôt que gale, que phalanges évoquent la poussière des armées romaines marchant à travers la Gaule, cunéiformes les tablettes de cire exhumées des sables du Moyen-Orient et tarse, outre la ville d'Asie Mineure où naquit saint Paul, un petit animal oriental du genre lémure, le tarsier, qui ouvre toujours sur le monde de grands yeux étonnés.
°
L.A. photographie, pied nu dans la tourbière des Saisies, août 2009
avec Jacques Lacarrière, Chemin Faisant, Payot/Voyageurs
signe d'amitié à Pascaline Degrange

lundi, août 24, 2009

Souvenirs solaires

" Je fais mien ce que je vois " écrit Thoreau : c'est dire ce qu'on capitalise en marchant d'émotions colorées et de souvenirs solaires, pour les soirées d'hiver. Nos trésors, nos vraies propriétés, c'est la somme des représentations que nous avons reçues, conservées
.
" Je reviens toujours à mes visions. C'est une possession éternelle, délivrée des aléas du monde, quelque chose de mis de côté pour les mauvais jours. "
°
L.A. photographies, sur le chemin du refuge Giacoletti,
le Lac Chicretto 2261 m, source du texte Frédéric Gros
Giro del Viso, août 2009.

Dehors


Dans les marches s'étalant sur plusieurs jours, en grande excursion, tout s'inverse. " Dehors " n'est plus une transition, mais l'élément de la stabilité. Cela s'inverse : on va de gîte en gîte, de refuge en refuge. Et c'est le " dedans " toujours qui se transforme, indéfiniment variable. On ne dort pas deux fois dans le même lit, d'autres hôtes font l'accueil chaque soir. Surprise renouvelée des décors, des ambiances. Variété des murs, des pierres. On s'arrête le corps est fatigué, la nuit tombe, il faut trouver repos. Mais ces dedans sont des jalons chaque fois, des moyens de rester dehors plus longtemps, des transitions.
°
L.A. photographie, de Chamonix à Briançon, août 2009
avecFrédéric Gros, Marcher une philosophie, carnetnord

Thoreau propose une nouvelle économie !

Le principe en est simple. Il ne s'agit plus de se demander ce que rapporte telle ou telle activité, mais ce qu'elle coûte en instants de vie pure. " Ce que coûte une chose correspond au montant de ce que j'appelle la vie requise en échange, dans l'immédiat ou le long terme. "
°
L.A. photographies,
le Lac Long et le Lac des neuf couleurs
haute Ubaye, août 2009, avec Thoreau (Walden)

pas se moque du sol
entre l'herbe et le hasard
d'une voix en eau
.
une pluie efface
la pierre supporte l'oubli
éclosions muettes
.
le jour est captif
le torrent tente un sentier
entre les murs
.
écrire un poème ?

plutôt suivre la ligne de crête
entre le ciel blanc
et la pierre bleue

avec Kenneth White
contre toutes les logies
du logos asséché
ces deux mots :
sunt lumina

Elfes, Fées, et Cie

.













La Fée s'envole ! La Fée s'envole !... 

Elle regagne sa demeure d'azur... 

Un instant elle flotte sur la cime du mont Fuji ! 

La voyez-vous encore ? 

Elle est presque invisible... 

un petit point qui fond dans le brouillard !...

Ah ! dans l'espace éternel elle a disparu à jamais !...


D'un Nô japonais





Menus 
légers  les Elfes ne sont pas nabots 

disgracieux mais 
au contraire admirablement proportionnés



Ces aimables imaginaires 
semblent le fruit de longues genèses 

qui projetèrent dans la nature, 
sous une forme à la fois séduisante et mystérieuse

les aspirations d'une âme collective 
perpétuellement avide de joie   d'harmonie

d'heureuses 
métamorphoses



Les Fées ajoutent au thème
toutes les séductions de la féminité




Je vous souhaite d'être aimé des Fées !


L.A. photographie, la Linaigrette, août 2009
















.

Deux jeunes danseurs



Ne jamais séparer le corps de l'esprit. Apprendre par son corps la joie d'être vivant. Les calomniateurs du corps sont les calomniateurs de la nature - de la vie. Apprendre, par les mouvements de son corps, à libérer son esprit : n'est-ce pas la première loi du danseur ? Par la danse, l'homme célèbre à la fois le corps et l'esprit ; par le mouvement il célèbre le vivant
.
Qu'il soit perdu pour nous, le jour où nous n'avons pas dansé !
°
L.A. photographies, les Saisies, Août 2009, avec Zarathoustra.

Willem de Kooning , Woman V.


Ne faites pas de figure ! c'est absurde !
à quoi De Kooning répond calmement : oui,
c'est absurde, mais c'est aussi absurde de ne pas
en faire.
Élégante repartie, pas de loi.
Tantôt figure et tantôt pas figure. Comme je
veux.
" Le paysage est dans la femme et la femme est dans le paysage. "
°
Signe amical à Nathalie Riera
avec Ph. Sollers, De Kooning vite, la guerre du goût,
Folio P. 133/146

dimanche, août 23, 2009

Marcher, c'est un mouvement :

le coeur bat plus fort, il prend un mouvement ample, le sang circule plus vite, plus fort qu'à l'état de repos. Et les flux de la terre font écho. Ils entraînent et se répondent.
" L' immensité de glaciers, emporte, nourrit. "
°
L.A. photographie, vers le col de Riedmatten 2919 m, sur les Monts Rouges
de Chamonix à Zermatt, juillet 2009
avec Frédéric Gros, marcher une philosophie, carnetsnord

Une présence

stable
aussi mobile que le souffle
aussi fluide que l'eau !
°
L.A. photographie, au bord de la Dixence
de Chamonix à Zermatt, juillet 2009

Nuage enroulé


Un rocher doit posséder son ossature. Il doit aussi respirer comme un être vivant chez qui l'air circule. Jadis, le peintre Chao Wen-Min dessinait les rochers aux traits " blancs-volants " ; il a également peint des rochers de type " nuage enroulé " et de type " dents de cheval ". Je pense que ces trois types résument les formes de base des rochers.
°
Tung Ch'i-ch'ang ( dynastie Ming )
source François Cheng, Souffle-Esprit, points essais
L.A. photographie, Liddes, vallée des entremonts, juillet 2009

samedi, août 22, 2009

Il y a un monde ...

Il n'y a pas seulement de l'eau dans le monde ; dans l'eau, il y a un monde. Et pas seulement dans l'eau. Il y a aussi tout un monde d'êtres sensibles dans les airs, dans le feu, dans la terre. Il y a un monde d'êtres sensibles dans le dharmadhâtu, mais aussi dans un brin d'herbe, et aussi dans un bâton. Partout où il y a un monde d'êtres sensibles, il y a un monde de Bouddhas-patriarches. Examinez soigneusement ce que cela signifie.
°
L.A. photographies, Torrent près du Grand-Saint-Bernard, juillet 2009
avec Maître Dôgen


Héron


Héron est réapparu
habillé en brouillard
faisant un bruit de héron à travers.


Loutre

Bruit
au milieu du Lac.
Je savais que Loutre
tientrait sa promesse
°
Partition Rouge

Sept chants

DU RÊVE
je marche
dans le ciel
j'accompagne
un oiseau
.
Quand le chanteur était enfant, il rêva que dans son rêve les arbres chantaient comme s'ils étaient vivants
:
DE L'ARBRE
le vent
seul
me fait peur
.
DE LA TEMPÊTE
quelquefois
j'ai pitié
de moi-même
emportée
à travers ciel
par le vent
.
DE LA VENUE DE LA TEMPÊTE
d'une moitié
du ciel
avec bruit
vient
ce qui l'habite
.
Le chanteur composa ce chant dans les circonstances suivantes : sa mère était absente, l'avait laissé seul dans le wigwam ; il faisait nuit dans le wigwam et il eut très peur de la chouette
.
DE LA CHOUETTE
très
également
moi
de la chouette
ai peur
chaque fois que je suis assis dans le wigwam
.
DE LA CORNEILLE
on m'appelle
la première qui vient
oiseau
porte la pluie
corneille
est mon nom
.
DES NUAGES
les nuages

changent
°
Partition rouge
poèmes et chants des indiens d'Amérique du Nord
Florence Delay / Jacques Roubaud
Seuil

vendredi, août 21, 2009

Je suis venu
regarder
moins la mer
que
la cessation
de tout
°
Paul Claudel
Cent phrases pour éventail, Tokyo 1927
LE SILEX DU LEVER DU JOUR
ALLUME LES MONTAGNES
DANS LEURS RACINES
.
NOUS FOUILLERONS LES PIERRES CLAIRES
JUSQU'À L'EXTRÊME LIMITE
DE L'OBSCUR
°
pour Fayçal
Lorand Gaspar, Sol Absolu

jeudi, août 20, 2009

Didier Blondeau



Bruissements stylo pilot 16 X 16 cm.

Tantôt


Tantôt le ciel Tantôt la montagne

Tantôt le ciel et la montagne
Tantôt les nuages et le vent
Tantôt bleu gris froid chaud Tantôt la pluie

Tantôt la neige la glace la rivière le chemin et la tourbière
Tantôt le pin
Tantôt le sapin
Tantôt le mélèze

Tantôt vert or et nu
Tantôt le sentier

Tantôt cailloux sable poussière aiguilles et racines
Tantôt la soif la fatigue et le repos
Tantôt
°

Tantôt signifie que le temps est par lui- même existence et que toutes les existences sont du temps. Le mélèze, est temps parce qu'il indique le temps, l'éveil rayonnant la mystérieuse lumière qui irradie de lui, est lui-même temps. Étudiez cela comme s'il s'agissait des douze heures du jour présent.
°
L.A. photographie, fragment d'un cadran solaire, Fouillouse Ubaye
Août 2009

écorce = croûte



La montagne offre des paysages où forêts, pelouses et constructions de l'homme ménagent des larges espaces de rochers et d'éboulis où règne la pierre. Ici apparaît de monde minéral dont est fait, sous nos pieds, le globe terrestre. Ce globe est un énorme édifice aux profondeurs inaccessibles. L'homme ne peut en observer directement qu'une épaisseur de quelques kilomètres. Ceci correspond à l'écorce terrestre ( croûte), domaine d'investigation propre au géologue. En fait, cette croûte n'est que la partie supérieure d'une enveloppe rocheuse rigide, de quelques 80 à 150 km d'épaisseur, qui souligne la périphérie de notre globe et que l'on nomme la Lithosphère.



L.A. photographies, Vallon de la Leisse ;
avec le bureau de recherches géologiques et minières
de Chamonix à Briançon, juillet 2009.


Versant Sud




de la Grande Casse au Torrent de la Leisse
°
L.A. photographies, de Chamonix à Briançon, juillet 2009

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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