le moi devant l’infini
est un enthousiasme qui ne finit pas
non exaltation bruyante mais ouverture
sans bord
le moi se dépasse sans disparaître il s’élargit jusqu’à
ne plus se contenir
l’infini n’écrase pas
il appelle
dans cet appel le moi devient élan continu
joie sans terme
présence qui s’accroît
en s’ouvrant
par Dieu j’entends un être absolument infini c’est-à-dire une substance constituée d’une infinité d’attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie Baruch Spinoza Éthique
la philosophie n’est rien si elle ne débouche pas
sur une sensation d’infini
physique
si vous ne sentez pas que vos cellules pensent avec l’univers
vous faites de la sociologie
pas de la philosophie
l’essence des mathématiques réside dans leur liberté
il n’est aucune opération mathématique
qui soit limitée par quelque
frontière que ce soit
le silence
éternel de ces espaces infinis
m’effraie