lundi, octobre 13, 2025

une version poétique et imagée des principaux concepts 
de la mécanique quantique pour les ressentir 
plutôt que les calculer 


la danse quantique


quantification 

la lumière tombe par marches

pas par pas, 

comme l’eau qui ne peut que glisser 

par seuils invisibles
















dualité onde-particule 

l’électron est plume et pierre

vent et caillou


un souffle qui laisse 

des traces solides sur le sable du réel


principe d’incertitude 

chercher sa position c’est perdre sa vitesse 

le monde nous dit 

tu ne peux tout saisir à la fois


superposition 

Avant que l’œil ne regarde,

l’étoile est ici et là

le poisson nage dans tous les ruisseaux à la fois.


intrication 

deux cœurs séparés par des années-lumière

battent en miroir


comme s’ils partageaient une seule respiration.


effet tunnel 

la particule traverse la colline

sans en gravir la pente

comme un secret qui se faufile dans la pierre.


complémentarité 

le monde offre ses visages par fragments 


l’ombre 

révèle ce que la lumière cache

la lumière ce que l’ombre 

dissimule.


fonction d’onde 

chaque particule est un chant


une mélodie 

suspendue dont le volume ne s’entend qu’à la mesure 

de l’écoute.


effondrement 

observer c’est choisir

c’est faire naître le réel 

dans le fracas du silence des possibles




particule et vague

ombre et lumière s’entrelacent

le monde hésite


électron danse ici et là à la fois

barrières traversées

l’invisible s’éveille










nous sommes la triste opacité de nos spectres futurs 


une formule qui mêle temps destin et conscience 


la triste opacité


Mallarmé 

parle d’une tristesse subtile mais sans larmes immédiates

l’opacité  évoque ce que nous ne voyons pas de nous-mêmes

ce qui est caché derrière nos actes, 

nos pensées

nos choix

et qui pourtant nous habite déjà

















nous sommes 

voiles ombres et limites

cette opacité, 

c’est la part de nous-même que le présent 

ne peut éclairer


nos spectres futurs


les  spectres futurs  ne sont pas seulement des fantômes 

ce sont 

les potentialités de notre vie

les routes 

que nous prendrons ou que nous éviterons

les visages 

que nous aurons et que nous n’avons pas encore rencontrés


Mallarmé suggère 

que nous portons en nous 

la silhouette de ce que nous deviendrons

et que cette silhouette est déjà opaque déjà triste

car elle n’est pas encore éclairée 

par la réalisation.


conscience et destin


l’image renvoie à une tension 

nous sommes conscients de notre présent

mais incapables de pleinement percevoir notre devenir


nous sommes à la fois créateurs et prisonniers

de ce que nous allons devenir

cette connaissance implicite 

est à la fois fascinante et mélancolique.


c’est une vision 

mallarméenne du temps 

comme 

voile de possibles

où la poésie sert à découvrir illuminer mais jamais totalement 

lever le voile




nous sommes aujourd’hui

la lumière fragile qui tremble sur l’ombre de nos vies à venir

nos futurs nous hantent déjà

invisibles et tristes


nous avançons comme 

dans un brouillard d’anticipation







spectres futurs

nous sommes l’ombre
de ce que nous serons
nos vies tremblent
dans la brume des possibles.
triste opacité
nos spectres nous précèdent
nous suivent silencieux,
dans le clair-obscur du présent


















écrit comme un fragment retrouvé d’un livre cosmique 
où le sacré la matière et la parole 
se mêlent 


Le Codex d’Élohim

ce livre n’a pas de pages
et pourtant tout y est écrit
chaque souffle chaque pierre chaque cri
est une lettre du feu premier
l’encre y est lumière
le verbe s’y fait chair
les mondes se tournent
comme des feuillets d’ombre et d’or
Élohim parle sans bouche
dans la pulsation des galaxies
dans le tremblement d’une larme
dans la poussière qui tombe d’un mot
nul ne peut le lire
mais chacun le porte en lui
gravé dans le sang
calligraphié dans le silence
les anges y sont des lignes effacées
les hommes des fragments de phrases
la mort une virgule d’éternité
Le Codex d’Élohim ne s’ouvre pas
il s’entend 

dans le battement du cœur
dans le passage du vent
dans la lumière qui s’oublie en nous




lorsque tu respires
le Codex s’ouvre

lorsque tu aimes
une ligne se complète

lorsque tu meurs
le livre se retourne et recommence

ainsi Élohim écrit encore

dans le vent dans la chair 
dans l’abîme 

chaque être chaque rêve chaque étoile
n’est qu’un mot de plus
dans la phrase infinie 
du monde.












 les inventions d’inconnus réclament des formes nouvelles   Rimbaud



un manifeste
pour la création 
et la liberté de l’esprit


les inventions d’inconnus  

le surgissement du nouveau


chez Rimbaud 

les inconnus sont ces forces créatrices encore 

sans nom sans visage

















ceux qui inventent 

en dehors des institutions des gloires des titres

ce sont les voyants 

les révoltés les éclaireurs de l’ombre


le poète veut dire que le véritable renouveau 

vient toujours de ceux qui n’ont pas encore de place

de ceux qui avancent hors des sentiers

de ceux dont la langue n’a pas encore trouvé sa grammaire

réclament des formes nouvelles

la nécessité du langage neuf


chaque époque

chaque âme

chaque invention intérieure

exige 

une forme qui lui soit propre


l’ancien langage 

celui de la raison du pouvoir de la tradition 

ne suffit plus à dire ce que le cœur et l’esprit pressentent


ainsi pour Rimbaud

le poète doit inventer une langue capable d’exprimer

l’inconnu

l’invisible

le jamais-dit

c’est tout le sens de sa quête du  

dérèglement de tous les sens 

briser la syntaxe du monde pour en libérer la lumière


vision philosophique


cette phrase est une loi du devenir

chaque fois que naît une conscience nouvelle

elle doit inventer sa propre forme 

de dire 

de voir 

de sentir


l’histoire de l’esprit humain est une suite de métamorphoses 

les inconnus d’hier 

les poètes, les penseurs, les fous —

deviennent les fondateurs de demain.


mais chaque révélation nouvelle réclame son alphabet inédit

sinon le langage s’éteint 

dans la répétition



les inventions d’inconnus

ce sont les battements secrets de l’avenir


les formes nouvelles

ce sont les voies

par lesquelles l’esprit se réinvente à chaque époque




manifeste des inconnus


les inventions d’inconnus
brisent les formes usées
elles réclament un souffle neuf
une langue sans maître
un feu sans nom

ceux qui créent dans l’ombre
écrivent déjà le jour qui vient.
















 Les lois de nos désirs sont des dés sans loisirs  Robert Desnos


cette formule apparemment ludique 

est en réalité 

un petit labyrinthe poétique et philosophique



le jeu des mots  et du destin


Desnos 

joue avec les sons 

lois désirs dés loisirs

le poète transforme la logique du langage en jeu de hasard

















les lois de nos désirs 

ce qui semble gouverner notre passion 

notre élan vital 

ne sont pas rationnelles 

mais capricieuses 

comme des dés jetés sur la table du monde


autrement dit  nos désirs obéissent à des règles,

oui mais 

à des règles du hasard

pas à celles de la raison


des dés sans loisirs   

le tragique du jeu

des dés sans loisirs c’est le jeu sans répit


le mouvement perpétuel du désir qui ne se repose jamais


nos désirs ne jouent pas pour s’amuser 

ils jouent pour exister

ils se jettent sans fin sans pause sans dimanche

pris dans la nécessité d’être lancés 

encore et encore.


le poète suggère ici une fatigue du désir

le jeu de la vie est magnifique

mais épuisant

car on ne peut ni cesser de désirer

ni gagner tout à fait la partie


au-delà du mot 

la vision de Desnos


chez Desnos tout se renverse  

le hasard devient loi

le jeu devient destin

le désir devient moteur du monde


cette phrase dit que l’humain est à la fois libre et prisonnier

libre car il désire 

prisonnier car il ne peut s’empêcher de désirer


dans cette tension il y a toute la poésie du vivant

celle d’un être lancé dans le grand jeu du monde

cherchant le sens

sans jamais pouvoir s’arrêter



nos désirs sont les dés que lance notre âme

ils obéissent à des lois mystérieuses

ce sont des lois sans repos

un jeu éternel où le cœur ne cesse jamais de parier



désirs

les lois de nos désirs
sont des dés sans loisirs
ils roulent dans la chair
dans le sang
dans les songes
ne s’arrêtent jamais
le hasard a nos visages
la fièvre a nos noms
nous lançons la vie
comme on jette un éclair 

le monde attend le chiffre





































 

 une version poétique et imagée 
de l’effet tunnel en mécanique quantique 


effet tunnel


une particule avance

devant elle 

un mur trop haut

impossible

infranchissable


et pourtant…
















elle glisse dans l’ombre

se faufile

invisible

comme un souffle dans la pierre


ni force 

ni élan ne suffisent

et pourtant elle apparaît de l’autre côté

là où le monde disait 

tu ne passeras pas


c’est la danse étrange de l’infiniment petit

où le mur n’est qu’une illusion

où le possible se cache 

dans le presque-impossible

























court poème conçu pour produire l’effet tunnel

rythme serré
images imbriquées
glissement continu


tunnel


le vent s’enroule

la pluie tombe

l’ombre avance

le sable s’efface

les pas s’alignent

les pierres roulent

la nuit se replie

et tout glisse

vers le silence.






les images s’emboîtent sans ponctuation forte 

sensation de glissement continu


le rythme est accéléré par les répétitions et l’enchaînement serré

effet d’aspiration


la fin suspendue dans le silence

le lecteur reste immédiatement dans le tunnel




tunnel de vent et de nuit
le vent s’enroule sur les pierres
la pluie tombe en échos serrés
les branches se plient se tordent
les feuilles roulent et disparaissent
la nuit avance glisse s’étire
les pas s’effacent dans l’eau
les ombres s’allongent et se mêlent
la terre s’incline sous le souffle
le ciel se rapproche puis se replie
le temps se délie se suspend
les voix passent sans nom
les échos se perdent dans les creux
le cœur bat rapide inaudible
la lumière se fracture en éclats
le noir devient chemin passage
les souvenirs tombent comme pluie
les images se fondent en rivière
les mains cherchent, effleurent le vide
le monde s’éteint à chaque respiration
et moi je glisse sans fin vers le silence
















neuf choses à ne pas oublier

pour garder vivante l’élévation spirituelle et poétique 
cette manière d’habiter le monde avec lucidité, 
ferveur et beauté 


le silence


ne pas craindre le vide 
c’est là que naît la parole juste
le silence est le sol secret où pousse toute lumière intérieure


la lenteur

résister à la hâte du monde
l’âme se déploie seulement quand le temps s’élargit.
ralentir c’est redevenir présent




























l’émerveillement


regarder 
comme si c’était la première fois
rien n’est banal tout est signe le miracle commence 
dans la manière de voir


la douleur


ne pas la fuir
toute blessure peut devenir un passage 
un feu purificateur

la beauté n’est pas 
l’absence de souffrance mais sa transfiguration.


l’amour du réel


aimer le monde sans vouloir le posséder
toucher les choses avec douceur sans les nommer trop vite

être dans la gratitude silencieuse d’exister.


la lecture et la parole


les mots 
sont des ponts entre les âmes

lire
c’est recevoir le souffle d’un autre 

parler
c’est rendre ce souffle au monde


la simplicité


l’esprit s’élève en se dépouillant
plus on ôte plus on voit clair
la grandeur véritable se tient dans la transparence.


le doute fécond


ne pas croire tout comprendre
l’interrogation maintient la flamme vive du mystère
l’esprit fermé meurt dans ses certitudes


le lien avec le tout


se souvenir qu’on appartient à l’ensemble
à la terre à la lumière aux autres êtres
la spiritualité n’est pas une fuite mais une communion






























une méditation sur la lecture 
comme dernier souffle dernier feu de l’esprit humain



lire dans un monde qui s’éteint




lire 

c’est respirer encore 
quand l’air se fait code

c’est tenir un mot entre ses mains 
fragile comme une braise dans la nuit




























les écrans défilent
les visages se brouillent
le monde lentement se programme pour s’effacer
mais dans le silence d’une page
quelque chose demeure 
un battement d’âme
un souvenir d’humanité
chaque phrase lue est une résistance
un refus de devenir machine 
un serment de lenteur
les corps s’épuisent à force d’obéir
les gestes sont calculés
les pensées comptées
un livre ouvert déchire la cadence du néant
entre deux lignes le souffle reparaît
lire ce n’est pas fuir le monde 
c’est l’arracher à sa propre disparition
c’est rallumer dans la ruine numérique
la flamme ancienne du sens
et tant qu’un seul être lira
le monde ne pourra pas tout à fait mourir






























...un seul problème se pose désormais avec de plus en plus de violence : celui de la lecture, dans un monde qui programme, jour après jour en même temps que celle des corps sa propre destruction ...Philippe Sollers  La Guerre du Goût



un diagnostic 
métaphysique et spirituel sur notre époque 


lecture  un acte de résistance

la lecture n’est pas ici un simple loisir mais 
une expérience de l’esprit

lire 
ralentir le temps 
penser contre la vitesse
préserver en soi la faculté d’attention de silence et d’émerveillement





























dans un monde saturé d’images d’écrans et de flux la lecture devient un geste de résistance intérieure elle nous restitue la lenteur la profondeur la mémoire Lire c’est encore croire que le sens existe que les mots peuvent sauver ce que les machines effacent

le monde-programme 
destruction des corps effacement des âmes

le texte parle d’un monde qui programme sa propre destruction celle des corps et de lui-même
il désigne une civilisation qui s’auto-automatise 

 nos gestes nos désirs nos pensées sont codés prévisibles  nos relations passent par des interfaces notre attention devient marchandise les corps sont épuisés par la productivité  les écrans la vitesse et les esprits privés de lecture ne savent plus se rencontrer eux-mêmes

la destruction du corps est physique 
la destruction de la lecture est spirituelle
ensemble elles forment la ruine de l’humain

lire pour demeurer humain

philosophiquement cette phrase rejoint la pensée de Hannah Arendt l’homme n’est pas seulement un vivant il est un être du monde c’est-à-dire un être qui se relie à la réalité par la parole et la pensée Sans lecture sans cette médiation symbolique nous perdons le monde lui-même

lire c’est garder vivante la possibilité de penser autrement que ce que le monde nous dicte C’est préserver la distance critique  sans laquelle il n’y a ni liberté ni humanité


la lecture est le dernier refuge 
du sens dans un monde qui s’efface sous ses propres programmes

quand tout devient automatisé
lire c’est encore respirer librement

c’est un acte de résistance métaphysique
un refus calme mais absolu de la disparition de l’esprit





























un mot 

qui signifie à la fois 

parole

raison

mesure

ordre du monde


Logos














souffle du monde
raison cachée des choses
parole avant les mots
flamme dans le silence.
ce qui lie
ce qui éclaire
ce qui pense en nous sans nom
le cœur du chaos  ordonné
le chant de l’être  sans voix






pour Héraclite le Logos est la loi secrète de l’univers
la raison invisible qui gouverne le changement
tout bouge 
tout s’oppose, 
tout se transforme
mais à travers ce flux il existe 
une harmonie cachée  un ordre profond
cet ordre ce rythme silencieux du monde
c’est le Logos

le Logos est à la fois 

la parole   il parle à qui sait écouter le monde 
la raison    il donne cohérence au chaos 
la mesure  il équilibre les contraires

nous vivons en lui
mais la plupart des hommes ne l’entendent pas
ils voient les choses séparées alors qu’elles chantent ensemble.

ainsi

le Logos est la voix du monde avant les mots
la pensée de la nature avant la nôtre
le souffle d’un ordre qui précède toute raison humaine






















la nature aime à se cacher

une phrase minuscule mais vertigineuse 

l’une des plus mystérieuses de toute la pensée grecque.



pour Héraclite le monde physis  n’est pas un décor immobile 

il est flux tension transformation

mais ce mouvement profond ne se livre pas directement

il est caché sous les apparences


la nature ne se montre pas toute entière

elle aime le secret

















la réalité véritable n’est pas ce que nos sens perçoivent immédiatement

les choses ont une profondeur  une loi cachée  que seuls 
ceux qui savent contempler 
peuvent pressentir


un avertissement 

le monde visible est un voile

la vérité se cache dans l’ombre du visible

dans le rythme silencieux de ce qui change


une idée mystique et rationnelle à la fois 

mystique elle suppose un mystère sacré dans la nature 

rationnelle elle invite à penser au-delà des apparences


la nature aime à se cacher 

c’est comme dire 

la beauté ne se donne qu’à celui qui cherche

la vérité ne s’offre qu’à celui qui la désire assez pour la mériter


la nature n’est pas indifférente mais pudique

elle ne se livre pas au regard pressé 

elle attend la patience du poète 

du philosophe de celui qui sait écouter le silence du monde

c’est l’idée que le mystère fait partie du réel

ce qui se cache n’est pas un défaut de la nature

mais sa manière d’être

le secret est sa forme de grâce


ainsi
dans chaque pierre 
dans chaque souffle de vent
quelque chose dort 

une vérité qui ne se montre qu’à demi
une énigme qui respire


en 
dialogue 
avec 
Parménide


pour 
Parménide
la vérité est immobile
une
pleine

il faut la penser pour la saisir

pour
Héraclite
au contraire 
la vérité
se cache dans le devenir
dans le feu des choses
dans ce qui passe.


là 
où 
Parménide 
dit 

L’être est  le non-être n’est pas 

Héraclite 

répond 

tout s’écoule

la nature se cache dans son propre mouvement


la nature aime à se cacher 

le monde ne révèle jamais toute sa vérité à la surface

le mystère est une part essentielle de l’être

comprendre la nature

c’est apprendre à voir ce qu’elle dissimule


la nature est une déesse voilée

elle ne fuit pas nos regards

elle nous invite à les approfondir



chant


comme 
une prière discrète 
à la beauté invisible du monde

la Nature aime à se cacher
sous la feuille un secret
sous la pierre une flamme lente
le vent passe sans mémoire
pourtant tout parle
la nature aime à se cacher.
elle fuit le regard qui veut savoir
s’offre douce
à celui qui écoute
dans l’eau une rumeur d’éternité
dans l’arbre un silence ancien
dans la montagne un cœur de feu
que nul œil ne devine
ce qui se voile n’est pas mensonge
mais profondeur
le mystère est une tendresse
la pudeur du monde
et toi passant pressé
si tu t’arrêtes un instant,
tu verras  non pas la nature 
mais son ombre qui respire en toi
















le sol fait sans cesse irruption vers moi 

une image d’une puissance à la fois poétique et existentielle


le  sol  c’est la terre la matière la racine

mais ici il n’est pas stable  
il n’est plus sous mes pieds

il surgit
il attaque 
il fait irruption

une image de renversement
comme si 

j'étais sans cesse rattrapé par ce que je  croyais
maîtriser 

la gravité
la réalité
le monde concret





























vertige

on y sent une lutte 

entre le haut et le bas

entre le rêve et la pesanteur

le sol réalité brute se soulève se projette vers moi

comme si la vie elle-même refusait de rester immobile


la matière qui se révolte contre l’esprit

l’inconscient  remonte vers la conscience


le sol ce qu’on croit solide devient mouvement

le monde ce qu’on croit immobile s’élance


le poète lui chancelle car le réel le rattrape sans cesse



le sol fait sans cesse irruption vers moi 

exprime l’expérience humaine fondamentale 
de la condition terrestre

nous sommes des êtres d’envol
mais la terre le poids le corps nous rappellent
toujours à la limite


le sol  devient ici 
la métaphore
 
du réel 
du fini
du nécessaire

il est ce qui nous empêche de flotter entièrement dans nos illusions
nos rêves nos abstractions

il nous  fait irruption 
comme la vérité brutale de la vie qui interrompt 
nos pensées pures


choc constant 

entre

désir d’élévation 
spirituelle poétique métaphysique

et

force de la gravité 
le corps la mort la condition humaine


Rimbaud aurait pu dire cela pour exprimer la chute de l’esprit dans la chair

le rappel douloureux de la réalité après

la transe poétique


c’est la tragédie de l’incarnation

vouloir le ciel

mais sentir la terre te sauter au visage.


le sol n’est plus ce sur quoi je marche

mais ce qui m’engloutit

me poursuit

me rappelle à ma nature d’homme.




cette phrase évoque :


la perte d’équilibre entre le réel et le rêve

la révolte de la matière contre l’esprit

la vérité de notre condition humaine toujours rattrapée par la terre




chant


Le sol fait sans cesse irruption vers moi.
je croyais marcher dessus
le dompter
l’oublier mais non 
c’est lui qui m’avance 
me guette
me frappe au visage
à chaque pas
il remonte comme 
une mémoire qu’on voudrait enfouir
la terre respire sous mes pieds 
haletante
impatiente de me reprendre
je sens dans sa poussée la colère des siècles
le poids des morts
le sang de ceux qui ont chuté avant moi
le sol n’est pas un support 
c’est une bouche ouverte
chaque pierre
un œil 
chaque poussière 
un souvenir de chair
j’ai beau lever les yeux 
rêver d’air et d’étoiles
le sol m’appelle
il monte sans fin 
comme une marée silencieuse
et parfois dans la nuit
j’entends son murmure 

n’oublie pas d’où tu viens

alors je comprends 
le sol
c’est le réel 
obstiné brutal fidèle
c’est la vérité qui refuse l’envol 
la gravité du monde dans mes veines
il m’arrache au rêve
me renverse
m’ancre
et dans ce heurt 
dans cette irruption perpétuelle
je deviens homme





























une phrase nominale

une phrase sans verbe conjugué utilisée pour donner 


une impression 

de vivacité

de densité  

de poésie


elle repose sur un nom 

un groupe nominal ou adjectival 


elle suggère plutôt qu’elle ne décrit

















l'aridité qui découvre le jour

déchirure qui rive

jointures qui déchires

fleurs sans nom qui se soudent



exemples simples 


silence du matin

lumière froide sur les toits

la fin d’un rêve

des pas dans la neige.

le parfum du vent

promesse oubliée


mer immense immobile


nuit sans lune

sourire perdu

la douceur d’un adieu











un monologue intérieur 
où le poète mêle douleur lucidité et révélation 


j'ai reçu au cœur le coup de la grâce 


j’ai senti la lame entrer sans bruit
comme un secret qu’on m’aurait confié trop tard

elle a trouvé le cœur 
non pas pour le détruire mais pour l’éveiller

j’ai voulu crier
mais le cri s’est fait lumière puis silence

Ah je ne l’avais pas prévu 

















je croyais pouvoir marcher dans le monde sans être blessé 
aimer sans être traversé
rêver sans tomber

mais il fallait cela — 
ce coup 
ce feu
cette grâce  
pour que je découvre enfin 

le battement nu de mon âme


tout s’est arrêté un instant
 
comme suspendu entre deux souffles 

celui de la vie qui s’échappe et 

celui de l’éternité qui entre

dans ce bref éclat

j’ai compris que la douleur n’était pas l’ennemie

mais la clef

qu’il faut mourir un peu pour naître

à la beauté

qu’un cœur n’est vrai qu’à partir du moment 

où il saigne


alors j’ai laissé faire

j’ai offert ma blessure au vent à la nuit au silence

et dans la brûlure, 

j’ai entendu quelque chose de pur 

un mot sans nom 

une vérité sans forme 

que la grâce toujours frappe au moment 

où l’on croit être à l’abri




coup de grâce version nominale


Le feu dans le sang

L’éclair au cœur

La grâce soudaine impitoyable

Le monde en éclats de lumière

La chute magnifique

L’âme nue

Silence

Et puis rien

Que la beauté





























Wittgenstein 

dit 

4.01 La proposition est une image de la réalité


une phrase a du sens lorsqu’elle 

décrit 

un état de choses possible dans le monde

mais tout ce qui ne peut pas être 
représenté logiquement 
par exemple

la valeur
l’éthique
Dieu
la beauté 

échappe au langage sensé




























ainsi

le langage 

ne peut dire que 

ce qui peut être montré


il existe 


un monde du dicible 

la science les faits

un monde de l’indicible 

le mystique la valeur

















Velimir le poète du futur

il est né
là où la steppe touche le ciel
là où le vent apprend aux enfants
le langage des nuages
son nom premier Viktor 
parlait de victoire
mais lui voulut un nom plus vaste 
Velimir
le grand monde
il écoutait les oiseaux
les chiffres
le craquement des lettres dans la bouche du vent
il savait que le mot est un être vivant
que la parole avant d’être sens
fut musique
il marcha parmi les hommes
avec des compagnons de feu 
Maïakovski Kroutchonykh,
les fous saints du futur
ensemble ils lancèrent des pierres de voyelles
contre les vitres du vieux monde
à bas les musées  criaient-ils,
vive le verbe neuf 
Khlebnikov inventa un langage sans frontière
le zaoum
langue d’avant la raison
où chaque syllabe est une planète
chaque mot, un oiseau
Il rêvait de lois pour le temps
de chiffres pour l’histoire
d’un alphabet qui contiendrait l’univers
dans ses carnets tremblants
il calculait la date des guerres
et des renaissances
pauvre
errant
il dormait dans les gares
avec des constellations dans la tête
ses poches étaient vides
mais ses phrases brillaient comme des comètes
quand il mourut
dans une ferme perdue
le vent lui ferma les yeux
et dit 
le poète est parti en avant
nous le rejoindrons plus tard

aujourd’hui encore
dans le bruit des antennes
dans la pulsation des écrans
sa voix chuchote 

l’avenir parle déjà
écoute-le
il parle dans les mots que tu inventes




chant inspiré de la vie et de la voix de Velimir Khlebnikov
poète du temps et des étoiles 



















































la chute dans le miroir 
le monde se penche sur son reflet
l’eau tremble 
le ciel tombe en elle
l’homme se regarde et se perd
il croit que le temps fuit alors qu’il tourne
les cités grandissent sur des rivières d’oubli.
les rois bâtissent des tours de sel
dans le bronze des armes résonne 
le cœur ancien des forges stellaires
sous les pierres 
les dieux s’endorment
leur nom gravé dans la poussière
l’homme parle à des ombres et les appelle  avenir 
mais le futur est un serpent
qui ramène la morsure au commencement





























ailleurs le bleu

sur ses roues repose


un souffle suspendu entre ciel et route



ailleurs 

ouverture sur l’infini 
le voyage,
le déplacement mental ou physique

le bleu

couleur du ciel
de l’eau
 
sérénité imagination et  rêve





























sur ses roues repose 


mouvement suspendu
équilibre instable mais maîtrisé comme 
la pause dans le voyage ou l’instant de contemplation 
entre deux 
trajets


un instant suspendu
où le mouvement et le repos

le rêve et la réalité se rejoignent dans la fluidité 
d’une respiration





ailleurs le bleu s’étire

les roues murmurent au vent


le monde ralentit sa course



minimaliste et contemplative


le bleu repose

les roues se taisent


le temps devient léger


dynamique et métaphysique


ailleurs le bleu roule

chaque tour de roue suspend l’infini


la route devient horizon






Le bleu du jour 

couleur de la conscience éveillée 

clarté de l’esprit

sérénité du regard qui accepte le monde tel qu’il est


bleu vaste et immobile comme une mer spirituelle 

la paix intérieure



il 
nous 
enseigne
l’équilibre 
entre lucidité et abandon














Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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IA ici idéogrammatique IDLR IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion L.A.S L.D. 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P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat planètes Plankl Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour praxis prénoms prépositions presque Prière Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke Rimbaud RIP Ristat Rivières RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Traduire Trains translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Virgule visage Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf ww. WWFDH Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

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