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dimanche, décembre 14, 2025


Ce qui domine n’est pas ce qui existe

ce qui domine
c’est ce qui attire sans se montrer

ce qui ne se donne pas en forme
mais en pente






les choses visibles occupent l’espace

elles font du bruit

elles réclament 

un nom


















le pouvoir réel appartient à ce qui creuse

à ce qui manque

à ce qui fait pencher le monde vers lui



une montagne existe

mais c’est le vide sous la falaise qui décide 

de la chute



une parole existe

mais c’est le silence autour d’elle  qui lui donne 

son poids



ce qui domine n’a pas besoin 

d’être là

il suffit qu’il agisse 

par absence





comme 
une loi invisible
comme une fin jamais atteinte
comme un centre qui n’est nulle part 
et vers lequel tout 
converge

exister
c’est être compté

dominer 
c’est être inévitable






















samedi, décembre 13, 2025


dans toutes les enveloppes les composants sont dissociés


chaque lettre
chaque fragment chaque secret voyage séparé
jamais tout à fait uni






















l’enveloppe est une promesse de cohérence 

mais à l’intérieur règne la dispersion 

le mot se découpe

le sens se fragmente

l’intention se dilue




ainsi va le monde 

même ce qui semble fermé complet

enferme des éléments séparés 

flottant 

indépendants



ce qui paraît un tout 

n’est qu’une juxtaposition de parts

chacune portant sa propre gravité

sa propre mémoire



c’est peut-être là la vérité des choses 

la cohérence est 

un geste de lecture

non de nature

dans le silence de l’enveloppe

chaque composant attend 

d’être assemblé par le regard

réuni par l’attention

relié par l’esprit



la dissociation n’est pas perte 

mais potentiel


l’incomplétude 

contient la possibilité d’infini





dans toutes les enveloppes les composants sont dissociés 


chaque enveloppe cache des fragments 

jamais le tout ne voyage entier


la séparation des composants n’est pas perte  

c’est le germe du lien à venir


les composants demeurent isolés 

jusqu’à ce qu’un regard les assemble


dans chaque enveloppe

le désordre contient sa propre promesse de cohérence
















promenade à travers 

une œuvre 

ou

l’enfant et la Mère




point et source
flux premier du monde humain
l’un dépend l’autre porte
présence tissée dans le souffle
où se noue la conscience du lien















la magie des choses

la lune

la soie

le maïs

l’importance d’être seul

un minuit


isolement fertile 
respiration de l’esprit
lieu où la pensée se déplie sans bruit
où le monde s’épure et se clarifie
solitude choisie
source du discernement et de l’éveil intérieur




















l’aventure intérieure 

ou 


mythe et témoignage

quand 

la lune ouvre l'horizon


voyage sans carte
territoire invisible
exploration des plis du moi
découverte des abysses et des lumières cachées
chaque pensée devient sentier
chaque silence halte essentielle



le tableau de mœurs

je clignais des yeux et pleurais


les héritiers et le bâtisseur

points de vue et vision

de fragments et de pierre






la grande idée 

ou 

les arbres et la forêt


maintenant d'autres pluies

maintenant des cyclones



éclair suspendu dans la pensée
forme pure
presque sans matière
qui ordonne le chaos en esquisse
elle frappe
légère et insaisissable,
comme un sommet invisible à gravir





la vision 

ou 

douze thèmes pour 

une harmonie

pour aimer

pour aller

pour altérer

pour allumer


regard où tout se tient
mélodie silencieuse des formes et des couleurs
rythme qui relie le monde et l’esprit
perception où le disparate se fond
et le sensible devient musique intérieure



forme et structure 

ou 

la voix des choses


j'ai lu que chaque instant était

une occasion de grâce

frappe légère de l’inattendu sur le quotidien
où le temps s’ouvre et se dilate
éphémère,mais absolue

la conscience s’incline devant le possible




la géométrie nouvelle 

ou 

les épousailles du nombre et de la grandeur



je pense que chaque instant est 

une possibilité d'art



l’éventail magique 

ou 

l’innocence

une circonférence en expansion





la topologie 

ou 

l’arpentage des brumes

change le monde en applaudissements





les topos 

ou 

le lit à deux places



mutation 

de la notion d’espace 

ou 

le souffle et la foi




je traîne avec le matérialisme

mais

je désire du mystère


aspiration vers ce qui se dérobe
faim de l’inconnu qui habite le monde
regard qui cherche sans saisir
souffle qui effleure l’ombre
et trouve beauté dans l’incomplétude



tous les chevaux du roi...


les motifs 

ou 

le cœur dans le cœur


à la découverte 

de la Mère 

ou 

les deux versants


l’enfant et la Mère



les cercles invisibles

traces du temps dans l’air
lignes jamais vues mais ressenties
où gravitent pensées et souvenirs
ordre secret mouvement discret
réseau silencieux du monde et de l’âme




la mort est mon berceau 

ou

trois marmots pour 

un moribond


coup d’œil chez les voisins d’en face


l’unique

ou 

le don de solitude


une Lettre

la lettre de mille pages

















vendredi, décembre 12, 2025

Cristallography 

un mot qui résonne comme une carte secrète
une manière de lire le monde par facettes
découpé en angles en lumières
en fractures qui deviennent structure













ici la matière parle en transparence

chaque plan une décision

chaque arête un choix pris par la forme

pour exister avec précision












La cristallographie n’est pas seulement science 

c’est une manière de percevoir

ce qui tient debout dans l’invisible

ce qui se compose lentement

à partir d’un centre silencieux


On y observe la répétition discrète d’un motif qui se déploie

se multiplie

se propage dans l’espace

comme une pensée qui trouve sa cohérence

en se reflétant elle-même



Lire un cristal c’est lire un monde qui se construit

à partir du plus petit possible

dans une logique minimale

une sobriété parfaite



Une géométrie froide mais jamais morte 

elle respire dans l’équilibre

elle s’affirme dans chaque éclat

elle demeure dans la lenteur millimétrée

de ce qui s’ordonne sans bruit





Cristallography 
une poétique du solide
où la lumière choisit ses chemins
où l’espace apprend
à devenir forme






















mercredi, décembre 10, 2025


Un labyrinthe de lecture

le flux verbal se déploie
non pas en lignes droites mais en courants
en remous légers
en spirales qui s’entrelacent et se séparent
comme un souffle qui hésite
entre le dire et le retenir



Chaque mot devient seuil chaque pause un détour

chaque répétition une bifurcation
















Le sens glisse se dérobe

mais laisse derrière lui

une traînée de résonances

un murmure qui circule dans les interstices




On entre dans le labyrinthe sans connaître l’architecture

et l’esprit s’ajuste au rythme du texte

aux plis du langage

aux passages secrets où la phrase se retire

pour mieux revenir

un écho à la fois familier et inattendu



Le flux verbal est un courant vivant  il soulève et dépose

il recouvre et découvre

il oblige à la mobilité intérieure

à l’attention suspendue

à l’écoute des mouvements invisibles

qui gouvernent la pensée en train de se faire




Dans ce labyrinthe le lecteur est marcheur

mais aussi souffle

partie intégrante du flux

partie qui se laisse transformer

par la simple présence des mots

par la manière dont ils s’ouvrent

et se ferment



Comme des portes sur l’infini

chaque détour révèle un fragment

chaque impasse une possibilité

chaque reprise une lumière neuve

et le labyrinthe de lecture

n’est pas une contrainte

mais un espace ouvert

où le langage devient flux

où le flux devient pensée

où la pensée devient perception

du mouvement même de l’être


























mardi, décembre 09, 2025



Paix les bruits se posent

AGENT OMBRE-LUMIÈRE  
décodeur des signes dans l’air

il sait écouter ce que le monde chuchote dans ses pulsations secrètes
entre ombre et lumière il traduit les vibrations du jour
rien ne lui échappe  il lit les trajectoires invisibles




Sol absolu 

un point d’appui
que rien ne précède
et que rien ne dépasse
non comme fondation ultime
mais comme présence nue
débarrassée des attributs
qu’on lui prête d’ordinaire

























promenade décembre 2025 sur le Signal









ce  sol  n’est pas un lieu   c’est une qualité d’être

un état sans décor

où l’on ne se réfère plus

à ce qui rassure ou explique



Il ne garantit rien il ne promet rien

Il se tient simplement là

dans la clarté obstinée

d’un instant dépouillé



Sol absolu comme le geste intérieur


par lequel on cesse de chercher

un dehors plus stable que soi

et où l’on découvre

non sans surprise

que la stabilité vient

de la manière même

dont on accueille le monde



Ce sol est sans fond sans hauteur

sans nomination possible 

il affleure dans l’écoute

dans la respiration

dans le silence qui parfois

se rend perceptible

au centre de la pensée



Il n’y a rien à y saisir rien à y comprendre

juste une manière de se tenir

d’être présent

sans demander d’appui



Sol absolu  le point précis

où l’on apprend enfin

à ne plus se détourner

du réel



poésie

QUOTIENT DE PRÉSENCE

mesure secrète du degré d’attention réelle

plus il est haut

plus le temps se fluidifie






















L’innommable 

non pas ce qui terrifie
ni ce qui se cache dans les replis du monde
mais ce qui demeure intact
quand les mots un à un
se retirent




Ce n’est pas un secret plutôt une zone neutre

un territoire où le langage

cesse d’être souverain























Une présence qui n’exige pas d’être dite

et qui pourtant insiste

faiblement

comme une respiration ancienne



L’innommable n’est pas obscur 

il est simplement sans forme verbale




Il s’offre par nuances

par pressentiments

par ces légères modifications

du regard ou de la lumière

qui signalent qu’on approche

d’un seuil.




Sa nature n’est ni métaphysique ni mystique 

elle est structurelle




Tout ce qui compte vraiment

demeure en partie dehors

du champ des mots




L’innommable est cette part de réel

que le langage frôle

mais ne capture pas




Et peut-être que nommer

c’est toujours reconnaître

que quelque chose échappe



Ainsi l’innommable n’est pas un manque
mais 

une réserve 
un espace où le sens
se tient à distance
prêt à paraître
mais jamais saisi


























lundi, décembre 08, 2025


Si tu prêtes l’oreille  les pierres parleront 

non en mots
mais en densité
en grain
en tremblement immobile












Leur langage est fait de strates
de pressions anciennes
d’un temps qui ne s’écoule pas
comme le nôtre
mais se dépose
couche après couche
dans leur silence minéral










Elles racontent la lente fabrication du monde

les forces qui ont plié la terre

le passage ancien des eaux

les brûlures du soleil

les fractures de la nuit




Pour entendre les pierres il faut ralentir

jusqu’à leur vitesse 

s’asseoir

laisser tomber l’empressement

accorder son souffle

à leur immobilité









Alors quelque chose se dévoile non une révélation

mais une infime correspondance

comme si le corps reconnaissait

une mémoire plus vieille que lui




Les pierres ne parlent pas pour informer

mais pour rappeler 

le monde tient debout

par des forces patientes

et toute existence

même brève

porte en elle

la continuité de ce silence


























dimanche, décembre 07, 2025


... ainsi une éclaircie met un peu de bleu
dans un ciel ouaté 
de nuages ...



comme si le monde
dans sa lenteur et sa densité
offrait un instant de respiration

le bleu n’envahit rien il s’insinue doucement
il épouse les contours des nuages
les caresse sans les disperser













Il n’y a ni triomphe ni contraste brutal 
simplement une variation
un souffle subtil qui permet
au regard de se détendre
à la pensée de se déposer


L’éclaircie est courte peut-être  mais elle suffit à révéler
la structure du ciel
la douceur de sa matière
la manière dont la lumière peut jouer
sans violence
et comment même dans l’ombre le monde conserve 
sa délicatesse




Regarder cette trouée bleue c’est percevoir que toute ouverture
est un apprentissage 
la patience l’attention la capacité à accueillir
sans exiger
à recevoir ce qui advient
dans la nuance et la mesure



Ainsi 
le ciel même ouaté
reste vivant
et l’éclaircie
petite et fragile
porte la mémoire de sa clarté




Ciel
voile immense au-dessus du monde
lumière suspendue espace sans bornes
horizon mouvant où s’accroche le regard
refuge et mesure du possible
palpable par le souffle et le temps


un autre mot 


Ouaté
matière douce suspendue dans l’air
silence étouffé contours estompés
le monde semble ralentir
et chaque pas s’absorbe
dans un souffle feutré

























vendredi, novembre 07, 2025

 



le chemin de vie n’est ni droit ni tracé il avance en spirales en détours en silences il commence avant nous dans la mémoire du monde il continue après nous dans la poussière et la lumière chaque pas invente le sol chaque souffle découvre le ciel on croit choisir on croit savoir mais le chemin se dessine à mesure qu’on le traverse il est fait de rencontres de pertes de recommencements il se nourrit de l’invisible de ce qu’on ne comprend pas encore c’est un fil tendu entre le hasard et la nécessité un chant qui change de voix à chaque saison le chemin de vie c’est apprendre à marcher dans le clair obscur à écouter la pierre à parler à l’ombre et à 


reconnaître 
dans le vent la direction 
du cœur












la poésie avait fait plier le réel comme on plie une carte pour inventer un autre pays les lignes se sont déplacées les distances se sont confondues les murs ont respiré le temps s’est assoupli sous la main du mot la matière a perdu sa dureté les choses ont commencé à rêver d’elles-mêmes le monde n’était plus fermé mais ouvert comme une page humide après la pluie la poésie avait fait plier le réel non pour le fuir mais pour le rendre habitable pour que la lumière trouve passage entre les phrases pour que 


l’homme 
entende enfin 
battre le cœur des pierres




le hasard est souvent l’ignorance des causes c’est la face cachée du mécanisme le battement d’ailes qu’on ne voit pas avant la tempête c’est l’ordre invisible que notre regard trop court ne saisit pas encore le hasard n’est pas chaos il est musique qu’on n’a pas apprise il relie ce que l’on croit séparé il trace des lignes à travers nos vies comme un dessin qu’on ne découvre qu’en reculant il est le nom que nous donnons à notre aveuglement et parfois à la grâce quand le monde s’ajuste soudain sans raison apparente 


le hasard 
est la forme 
que prend la nécessité 
quand elle veut rester discrète



la vie est un roman total chaque souffle une phrase chaque regard un chapitre chaque silence un pli dans la page il n’y a pas de lecteur extérieur nous sommes dedans jusqu’au cou écrivant sans savoir le dénouement les saisons tournent comme des paragraphes la pluie corrige les fautes le vent efface les lignes le temps relit tout sans hâte la vie est un roman total où tout compte le futile et le sacré la poussière et l’éclair le rire et la chute rien ne se perd tout s’écrit dans une langue que personne ne possède vraiment 



un récit 
en mouvement 
sans titre sans fin 
où chaque instant veut dire 
plus que lui-même















mercredi, octobre 29, 2025

poésie langue cryptée

système de signes qui se cache derrière lui-même



les mots 

ne disent pas directement 

ils murmurent


chaque phrase est clé et serrure à la fois


la compréhension 

exige 

patience et attention















c’est 

un langage de secrets et d’échos
où 

le sens 

se dérobe et se révèle par fragments




il faut prendre la vie par la circonférence


ne pas saisir le centre ni l’axe
mais effleurer le bord en tous points
sentir le monde comme une sphère qui tourne doucement
chaque contour révèle sa propre densité
chaque périphérie respire et se répond
ainsi le cœur de l’existence se devine
sans jamais être possédé
un mouvement circulaire où l’être se découvre dans l’écart






je 
me demande 
combien de temps 
ça mettra à s'écrire dans 
ma direction



poésie

ONDE DE RETOUR

mouvement invisible qui ramène à soi ce qui est resté en arrière

peut être doux ou dévastateur
























 LAKE OF LOVE



la matière du langage 

ploie 

sous sa propre gravité
















chaque syllabe 

garde 

une mémoire de roche



un poids d’origine dans la gorge du monde



le sens 

n’est plus direction mais 

sédiment


un dépôt de souffle 

que l’on ne peut 

soulever


tout poème 

est 

un éboulement lent


où le mot 

finit par rejoindre 

la pierre






il se tait lentement dans la bouche du monde


ce qui fut souffle devient densité
ce qui vibrait devient forme immobile


et pourtant 
dans la pierre 
dort encore le verbe


un battement minéral une mémoire d’écho



le langage 

se souvient de sa matière

la matière du mot oublié














mardi, octobre 28, 2025

contre‑jour

les fers
la distance
un pas
ombre
silence
lumière
vide
vent
respiration

espace rouge


étendue perçue 
comme 
saturée de couleur rouge évoquant 
intensité chaleur 
ou danger




















ouvert au voyageur
vision céleste
horizon
étoiles
souffle
clairière

infini
passage



petit œil du temps
observe sans jugement
captant la lumière du jour


les 
heures 
glissent comme 
des feuilles


il voit naître et disparaître
chaque instant suspendu
révélant le flux invisible du monde





























lundi, octobre 27, 2025

seul ici et peut-être


le lieu vacille entre présence et 

pensée


le monde se tient à distance 

respirable


tout semble commencer 

sans s’achever


un instant ouvert 

dans le doute






l’être s’éprouve comme une question 

douce









songes chromatiques


les couleurs rêvent 




bleus profonds 
verts suspendus 
or épars




chaque nuance respire 

un souvenir d’aube


les formes se dissolvent dans la lumière intérieure


le regard dérive 



ni leurre ni vouloir


juste la clarté sans intention


le geste sans attente


un passage sans trace ni but


le monde offert à lui-même


dans la simplicité de ce qui est







la fine paroi de l’œil ici


sépare et relie tout à la fois


le dedans effleure le dehors


la lumière s’y plie avant de devenir regard


le monde passe par ce seuil fragile


l’âme y trouve sa transparence






encore un peu de temps pour respirer

avant que le jour 
ne se referme



un souffle glisse entre deux silences


l’air s’attarde sur la peau du monde


instant devient battement


comme si 


la lumière voulait durer encore
















dimanche, octobre 26, 2025

les mots de la langue que je ne connais pas brûlent 
un peu au-dessous des yeux




hypertexte

texte ouvert comme un réseau de souffles
chaque mot appelle un autre mot ailleurs
aucun chemin n’est unique
la lecture devient déplacement
le sens se tisse dans la dérive des liens
un texte qui ne se termine jamais
car il s’écrit dans la traversée









noirceur de l’éclair


la lumière si vive qu’elle brûle sa propre clarté


le jour se renverse dans son éclat
le ciel ouvre un passage vers son ombre



un instant tout devient visible et absent


la nuit 
reprend ce qu’elle a donné 
par le sol




volvent 
dans ses 

volutes 
de montagne


se déploient et tournent en tournoyant comme 
un souffle ou une fumée en mouvement


formes enroulées qui s élèvent 
ou se déploient en spirale dans l'air ou la matière















samedi, mars 30, 2019



3011 3019 3023 3037 3041 3049 3061 3067 3079 3083
3089 3109 3119 3121 3137 3163 3167 3169 3181 3187
3191 3203 3209 3217 3221 3229 3251 3253 3257 3259
3271 3299 3301 3307 3313 3319 3323 3329 3331 3343
3347 3359 3361 3371 3373 3389 3391 3407 3413 3433
3449 3457 3461 3463 3467 3469 3491 3499 3511 3517
3527 3529 3533 3539 3541 3547 3557 3559 3571 3581
3583 3593 3607 3613 3617 3623 3631 3637 3643 3659
3671 3673 3677 3691 3697 3701 3709 3719 3727 3733
3739 3761 3767 3769 3779 3793 3797 3803 3821 3823
3833 3847 3851 3853 3863 3877 3881 3889 3907 3911
3917 3919 3923 3929 3931 3943 3947 3967 3989











solitaire parmi les suites
indivisible 
il résiste au partage
atome du calcul
rigueur nue dressée dans l’infini





silence mathématique sans descendance




clôture parfaite du sens
rien ne s’y engendre 

rien ne s’y perd
un absolu sec 

sans écho
où la pensée s’arrête nette
comme devant un nombre qui refuse le monde





parole tombée dans l’absent
aucune paroi pour la renvoyer
le sens s’y consume seul
et le monde un instant
ne répond plus






















lundi, avril 26, 2010


Chemin des aubépines


.






L.A. photographies Briey, avril 2010







Aubépines 

ces arbres discrets
leurs branches chargées de fleurs blanches
parfois roses, parfois timides
qui surgissent au bord des chemins
comme des éclats silencieux

Elles n’imposent pas leur beauté
elles l’offrent simplement 
une floraison éphémère
qui se déploie dans l’air tiède du printemps
un parfum léger, presque fugitif
une invitation à remarquer
les détails que l’on ignore trop souvent

Les aubépines enseignent la mesure 
la force n’est pas dans la masse
mais dans la précision des gestes de la nature
dans la délicatesse avec laquelle elles étendent
leurs épines et leurs fleurs
dans la manière dont elles résistent au vent
tout en restant légères


Observer une aubépine
c’est reconnaître la patience du monde
la capacité d’exister pleinement
sans ostentation
la beauté qui naît dans le rythme simple
de la croissance et de la floraison




Elles rappellent que la vie peut être contenue
dans des formes modestes
que chaque éclat, même fragile
peut transformer le regard
et révéler la richesse d’un instant

























Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

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E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emmerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Nice Niedecker Nietzsche Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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